Le GAMS est partenaire de l’enquête scientifique réalisée actuellement auprès des victimes de violences par l’Institut national d’études démographiques (Ined) . Vous êtes ou vous avez été victime de violences ? Répondez à l'enquête https://goo.gl/kUBk8a

Enquête sur les Violences faites aux Femmes – Merci de répondre au questionnaire !


Le GAMS est partenaire de l’enquête scientifique réalisée auprès des victimes de violences par l’Institut national d’études démographiques (Ined). L’enquête concerne toutes les personnes victimes de violences faites aux personnes (en dehors des accidents ou d’atteintes aux biens) âgées de 18 ans ou plus qui consultent les sites des associations d’aide aux victimes de violences. Elle s’intéresse aux conséquences de ces violences sur les parcours de vie et la santé des victimes quels que soient la nature des violences (verbales, psychologiques, économiques, physiques, sexuelles), leur moment de survenue (enfance, adolescence, âge adulte) et leur cadre de survenue (familial, conjugal, professionnel, scolaire, ou des études). Cette enquête aidera à la mise en place de politiques publiques en matière de protection et de santé.

Toutes les situations doivent être prises en compte pour refléter la diversité des situations des victimes de violences faites aux femmes, et ce même, pour les violences spécifiques, comme les mutilations sexuelles féminines et/ou les mariages forcés. Pour la richesse et la qualité des résultats, la participation de toutes les victimes est donc importante.

Si vous-même vous n’êtes heureusement pas victime, mais que vous connaissez des victimes, n’hésitez pas à relayer l’enquête. De même, si vous êtes une association qui accueille des femmes victimes de violences, partagez et relayez le questionnaire !

Pour participer à cette enquête, rendez-vous sur le site www.ined-victimes.fr. Ce site vous permet d’accéder au questionnaire, et contient des informations supplémentaires sur l’enquête : thèmes abordés, confidentialité, équipes de recherche…

D’avance, merci !

Photo: Plan International Campagne contre le mariage des enfants en Afrique et dans le monde

Congo-Kinshasa: Mariage précoce – Une réalité qui viole les droits de l’enfant


Jadis pratiqué aux lointains villages, le mariage précoce devient de plus en plus une réalité sur toute l’étendue du pays. Alors que la Communauté internationale et le gouvernement ne cessent de multiplier des efforts pour aider l’enfant à connaître ses droits et devoirs, les parents, premiers responsables des enfants, les livrent aux pratiques contradictoires desdits droits. N’étant pas en mesure de s’opposer à leurs parents, les enfants acceptent les unions conjugales avant l’âge normal. Dans la plupart des cas, c’est la fille qui est la victime.

«L’enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d’une protection spéciale et de soins spéciaux notamment, d’une protection juridique appropriée, avant comme après la naissance», stipule la Déclaration des Droits de l’enfant.

La protection juridique telle que relevée dans la Déclaration de Droits de l’enfant est violée, lorsque les responsables de l’enfant le met en face des épreuves qui ne lui offrent pas une bonne jouissance de ses Droits.

Ce genre d’unions conjugales constitue donc un mariage crispé avant l’âge de 18 ans. Le plus souvent, les mariages précoces sont forcés par les parents selon diverses raisons, entre autres, les affinités parentales. Tout en ignorant que l’enfant a les droits, sur toutes questions ou procédures l’impliquant, afin qu’elle exprime librement son opinion, (Art.12 de la Convention internationale des Droits de l’enfant).

L’enfant dont le corps ne s’est pas encore développé sur le plan physique, psychique et physiologique, ne sera pas prêt à assumer les responsabilités du mariage. Surtout la fille, elle aura des difficultés pour la reproduction.

Interrogée, Mme Gérardine, un des parents qui ont eu à marier leurs enfants très tôt, ne trouve aucun inconvénient pour le mariage précoce. « J’ai marié ma fille à l’âge de 15 ans, pour éviter que les pires n’arrivent peu après sa puberté», a-t-elle dit. Poursuivant sa justification, cette dame d’une soixantaine révolue, a fait savoir qu’elle s’est mariée aussi tôt que sa fille, elle a tout appris au mariage. Cela, selon son analyse, épargne les parents tant sur le plan économique que du point de vue de la protection de l’intégrité sexuelle.

Pour leur part, deux filles, sous le sceau de l’anonymat, nous ont livrés quelques méandres conduisant à leurs mariages forcés. Pour l’une, âgé de 22 ans actuellement, elle a été donnée en mariage pour pallier à la pauvreté qui rongeait sa famille. Issue d’une famille pauvre, lors qu’un homme âgé d’une trentaine d’années s’est pointé, alors qu’elle n’avait à peine que 14 ans, ses parents l’ont donnée en holocauste. Ceci, dans le but d’aider la famille.

Si pour la première, la raison était celle de la pauvreté, la deuxième, qui venait récemment de se marier, l’a fait pour ne pas déroger aux normes de la coutume.

Pour y remédier, eu égard aux conséquences que cela engendre, le gouvernement doit promouvoir l’éducation par la scolarisation de tous les enfants. Une fois que les enfants sont préoccupés par les travaux intellectuels, ils s’intéressent moins aux futilités.

Des participantes à la conférence de presse sur des violences sexuelles commises en RDC le 09/10/2013 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Nord-Kivu: environ 204 personnes condamnées pour viol en deux ans


Au Nord-Kivu, la Police de protection de l’enfant et de la femme a condamné, en deux ans, environ 204 personnes sur les 593 arrêtées pour viol dans le cadre du projet «Tupinge Ubakaji» (en français: luttons contre les viols).

Cette unité de police a livré ce bilan aux agences de l’Onu, à l’occasion de la journée internationale de l’élimination de la violence à l’égard des femmes, célébrée le 25 novembre de chaque année.

Financé par le gouvernement canadien pour une durée de cinq ans (2014-2018), le programme «Tupinge Ubakaji» prend en compte toute la problématique liée aux violences sexuelles dans l’Est de la RDC.

Le représentant-adjoint du PNUD en RDC, Alfredo Teixeira, a salué le progrès réalisé dans la lutte contre les viols dans le Nord-Kivu:

«C’est une satisfaction car la violence sexuelle est un crime qui doit être puni, quelles que soient les motivations. On a fait beaucoup de progrès depuis 2014. Je pense qu’il y a une prise de conscience au niveau des provinces, où le projet travaille et qui commence à changer la perception de la population, des autorités nationales par rapport à la violence sexuelle».

Le programme «Tupinge Ubakaji» est piloté par quatre agences du système de l’Onu (UNFPA, BCNUDH, Unesco, PNUD) et le ministère congolais du Genre, Famille et Enfant.

Ban Ki-moon  appelle à combattre l’extrêmisme violent envers les femmes

A l’occasion de cette journée, le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-Moon, a dénoncé les exactions commises contre les femmes dans les zones des conflits à travers le monde:

«Les atrocités criminelles commises à l’encontre de femmes et de filles dans les zones de conflit, ainsi que la violence familiale qui existe dans tous les pays, compromettent sérieusement le progrès».

Il a affirmé être «extrêmement préoccupé par le sort des femmes et des filles qui vivent en situation de conflit armé, qui subissent diverses formes de violence, dont des atteintes sexuelles, qui sont utilisées comme esclaves sexuelles et qui sont victimes de la traite ».

Ban Ki-moon a rappelé la volonté de la communauté à combattre l’extrémisme violent et à assurer la protection et l’autonomisation des femmes et des filles.

Selon le secrétaire général de l’Onu, environ la moitié des 60 millions de personnes aujourd’hui déplacées sont des femmes.

«Même dans les zones de paix, la violence contre les femmes subsiste sous la forme de féminicide, d’atteintes sexuelles, de mutilations génitales, de mariage précoce ou de cyberviolence. Ces pratiques traumatisent la personne et déchirent le tissu social», estime le Secrétaire général de l’Onu.

Il affirme par ailleurs avoir lancé des initiatives mondiales, telles que « Tous unis pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes » et « HeForShe », qui visent à associer les hommes à la promotion de l’égalité des sexes.

Dans son message, le secrétaire général de l’Onu a également demandé aux États de verser davantage de contributions au Fonds d’affectation spéciale des Nations unies à l’appui de la lutte contre la violence à l’égard des femmes.

Source : Radio Okapi

 

Se donner les moyens de l’égalité


A l’occasion de la journée des violences faites aux femmes, plusieurs associations œuvrant pour les droits des femmes (1) tirent la sonnette d’alarme et interpellent les pouvoirs publics sur le financement en berne de leurs structures. Elles lancent aussi un appel aux dons à tou-te-s les citoyen-nes  :  « Donner c’est agir. C’est aussi poser un acte politique. »   

 

Comme chaque année, ce 25 novembre, nous nous mobilisons pour l’élimination des violences faites aux femmes. Les condamnations politiques, de gauche comme de droite, sont unanimes. Pendant ce temps, les femmes continuent à subir des violences sexistes dans la sphère publique et surtout dans la sphère privée. En France, tous les deux jours et demi une femme meurt sous les coups de son conjoint, ou ex-compagnon. Toutes les 4 minutes une femme est violée par un homme. Cet homme est souvent un proche, un parent ou un ami. Mais cela peut aussi être une agression dans la rue, au travail, ou dans un lieu festif.

Nous voyons les inégalités se reconfigurer. Nous observons les violences stagner à un niveau intolérable. Nous constatons avec effroi les obscurantismes progresser. Il n’existe pas de cercle vertueux qui mènerait automatiquement vers l’égalité : cela reste un combat à gagner. Certains voudraient se résigner, faire de la violence machiste une violence banale, inéluctable, résultat d’une domination inébranlable. Comme si rien ne pouvait être fait.

Pourtant, nous faisons la preuve au quotidien que des solutions existent pour éliminer ces violences. Chaque jour, nous intervenons  auprès des plus jeunes, pour sensibiliser et prévenir de futures violences. Nous écoutons (2), accompagnons, hébergeons, et mettons en sécurité des femmes victimes de violences dans une des 65 associations du réseau Solidarité Femmes ou au FIT-une femme un toit. Nous défendons les victimes de violences sexuelles au travail au sein de l’AVFT. Nous aidons les femmes à échapper aux mariages forcés et aux mutilations sexuelles grâce au GAMS. Nous sommes aux côtés des femmes victimes de viol pour les aider à surmonter le traumatisme du viol et faire valoir leurs droits (3) au sein du CFCV… Et ce ne sont qu’une poignée d’exemples.

Nous œuvrons contre les violences faites aux femmes et nous tirons la sonnette d’alarme :où est l’argent pour les droits des femmes ?

Alors qu’on nous répète que l’égalité femmes-hommes est au cœur des valeurs de notre société, c’est pourtant le secteur le moins financé. La majorité des associations est appuyée par les collectivités territoriales, aux budgets en berne voire en baisse. Le secrétariat d’Etat aux droits des femmes fait pâle figure : les députés-es viennent de lui accorder 0,006% du budget de l’Etat, soit le plus petit du gouvernement. Si on ne nous donne pas les moyens, nous ne pourrons parvenir à éradiquer ces violences. Nous avons besoin de développer nos lieux d’écoute et d’accueil, de nouveaux centres d’hébergement spécialisées pour les femmes victimes de violences, de poursuivre les actions de défense, de sensibilisation et de plaidoyer…

C’est pourquoi aujourd’hui nous lançons un appel à tou-te-s les citoyen-nes. Donner c’est agir. C’est aussi poser un acte politique. Toutes les grandes causes ont prospéré grâce au soutien de chacune et de chacun. La générosité publique a joué un rôle essentiel dans le recul de certaines maladies, et a déclenché une prise de conscience chez nos politiques sur la nécessité d’investissements importants. Nous nous en félicitons et c’est dans le même état d’esprit que nous appelons mécènes, chef-fes d’entreprises, artistes, citoyen-nes, politiques, à choisir aussi la cause des femmes. Donnons-nous les moyens d’atteindre l’égalité.Bâtissons la Fondation des Femmes.

 

 

(1) L’Association contre les Violences faites aux femmes au Travail (AVFT),  Françoise Brié de la FNSF (Fédération Nationale Solidarités Femmes), Marie Cervetti du FIT-Une femme un toit, Isabelle Gillette-Faye de la Fédération GAMS (Groupe d’Actions contre les Mutilations Sexuelles), Emmanuelle Piet du CFCV (Collectif Féministe Contre le Viol).

(2) Plateforme nationale d’écoute 3919-Violences Femmes Info

(3) Plateforme Viols-Femmes-Informations 0 800 05 95 95

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Source : Mediapart

25 novembre, Journée Internationale contre les Violences faites aux Femmes – « Mariage forcé, ma façon de dire non ! »


À l’occasion de la Journée Internationale de Lutte contre les Violences faites aux Femmes,
La Fédération nationale GAMS

vous invite à découvrir deux films autour du thème

« MARIAGE FORCE, MA FAÇON DE DIRE NON ! »

Quels films ?

« Mustang », de Deniz Gamze Ergüven

C’est le début de l’été.
Dans un village reculé de Turquie, Lale et ses quatre sœurs rentrent de l’école en jouant avec des garçons et déclenchent un scandale aux conséquences inattendues.
La maison familiale se transforme progressivement en prison, les cours de pratiques ménagères remplacent l’école et les mariages commencent à s’arranger.
Les cinq sœurs, animées par un même désir de liberté, détournent les limites qui leur sont imposées.

Suivi à 20 h 45, du film «  IXCANUL » de Jayro Bustamante. Maria, jeune Maya de 17 ans, vit avec ses parents dans une plantation de café sur les flancs d’un volcan, au Guatemala. Elle voudrait échapper à son destin, au mariage arrangé qui l’attend. La grande ville dont elle rêve va lui sauver la vie. Mais à quel prix…

Quand?
Mercredi 25 novembre, à 18h 15, entrée payante, selon grille tarifaire du Cinéma

Débat, uniquement, après le film « Mustang »avec la Ligue des Droits de l’Homme

Où?

Cinéma Georges Méliès, 12 place Jean Jaurès, 93100 Montreuil

Pour tout renseignement :  GAMS 01.43.48.10.87./06.74.16.77.38. contact@federationgams.orgwww.federationgams.org

#UniespourToutes METTRE FIN AUX VIOLENCES FAITES AUX FEMMES, CE QUE NOUS VOULONS !


#UniesPour Toutes

BIEN QUE CONVAINCUES DE L’IMPORTANCE DE RESISTER, NOUS SOMMES CONTRAINTES DE REPORTER LE MEETING !

 

*Amicale du Nid, Collectif Féministe contre le Viol, Collectif National pour les Droits des Femmes, Coordination Lesbienne en France, Fédération Nationale Solidarité Femmes, Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir, Féminisme enjeux – Théâtre de l’Opprimé, Groupe pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles Féminines et des Mariages Forcés, Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie, Mémoire Traumatique et Victimologie, Réseau pour l’autonomie des femmes immigrées et réfugiées, Voix de Femmes.