2 décembre 2013 – Colloque du GAMS et ses partenaires – Le continuum des violences faites aux femmes : réflexions et actions. Eléments de réponses institutionnelles et de la société civile.


Le GAMS, ses partenaires institutionnels : la Ville de Paris , la Mairie du 9ème, , la Direction de l’accueil, de l’accompagnement des étrangers et de la nationalité (DAAEN – Ex DAIC) de la Direction générale des étrangers en France (DGEF) du Ministère de l’Intérieur, comme associatifs : l’ADFEM,  l’ASFAD, le Collectif féministe contre le viol,  Eller, Excision parlons-en, la Fédération nationale Solidarité Femmes, le Réseau Agir avec elles et Voix de Femmes ont le plaisir de vous convier au colloque inter-partenarial et interdisciplinaire :

Le continuum des violences faites aux femmes : réflexions et actions.

Eléments de réponses institutionnelles et de la société civile.

Lundi 2 décembre 2013 de 9h00 à 17h30

Mairie du 9ème arrondissement – Salle Rossini – 6, rue Drouot, 75009 PARIS

M° Richelieu-Drouot, Lignes de métro 8 & 9 – Bus 67, 74, 85 – Station Vélib’N°9013

Sur tous les continents, depuis la nuit des temps, les femmes peuvent être et/ou sont victimes de violences basées uniquement sur leur appartenance au sexe féminin. Ces violences n’épargnent aucune catégorie socioprofessionnelle ; elles peuvent intervenir à différents âges de la vie ; elles sont protéiformes et sont qualifiées de violences patriarcales, de crimes (parfois) par le droit pénal, et elles ne connaissent pas de frontières…. Ce colloque a pour objectif de susciter les réflexions et de promouvoir les échanges autour de cette question, afin d’encourager le développement de dispositifs adaptés, plus particulièrement en direction des femmes migrantes et des héritières des immigrations. En effet, ces dernières sont susceptibles d’être exposées exactement aux mêmes violences physiques, psychiques/morales, sexuelles, etc. que l’ensemble des femmes demeurant  en Europe, mais aussi à des violences spécifiques, comme les mutilations sexuelles féminines, ou bien encore les mariages forcés.

Journée gratuite, sur inscription obligatoire, dans la limite des places disponibles.


Réservez votre place dés maintenant !

Inscription :  continuumviolences2013@gmail.com

Informations : www.federationgams.org

 

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Déroulé prévisionnel du Colloque  :

Introduction : mots de bienvenue, diagnostic et données de cadrage

Interventions et échanges autour de 4 tables rondes

  • Droits des femmes migrantes et demandeuses d’asile
  • Les violences intrafamiliales, dites conjugales
  • Les mariages forcés et  les violences sexuelles (viols, agressions sexuelles, inceste)
  • Les mutilations sexuelles féminines, en particulier l’excision

Clôture

Programme détaillé :

9 h 00 – 9 h20Accueil – avec Documentations des Partenaires

9 h 20 – 9 h 30Mots de bienvenueMr Jacques BRAVO, Mairie du 9ème

9 h 30 – 9 h 40   Introduction – Mme Christine BEYNIS, Présidente du GAMS

 

9 h 40 – 9 h 50 – Politique de la Ville de Paris, contre le continuum des violences faites aux femmes, par Mme Fatima LALEM, Adjointe au Maire de Paris, en charge de l’Egalité Femmes-Hommes

 

9 h 50 – 10 h 00 – Politique de l’Etat, contre le continuum des violences faites aux femmes, en particulier, migrantes, Mme Muriel N’GUYEN (sous réserve), Directrice de l’accueil, de l’accompagnement des étrangers et de la nationalité (DAAEN – Ex DAIC) de la Direction générale des étrangers en France (DGEF) du Ministère de l’Intérieur


 

10 h 00 – 11 h 00 Table-ronde N° 1 : Le continuum des violences :  Femmes Migrantes et Exilées, victimes des violences basées sur le genre

Grand Témoin : Mme Khady DIALLO, formatrice au GAMS

 

–    Droits des femmes migrantes, Anne-Lorraine  BARNIER, Femmes de la Terre, membre de l’ADFEM (Actions et Droits des Femmes Migrantes et Exilées)

 

–     Droits des femmes Exilées, Claudie LESSELIER du RAJFIRE (Réseau pour l’Autonomie des Femmes Immigrées et Réfugiées), membre de l’ADFEM (Actions et Droits des Femmes Migrantes et Exilées)

 

10 h 45 – 11 h 00 Discussion & échanges avec la salle

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11 h 00 – 11 h 15 – Pause

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11 h 15 – 12 h 30 Table-ronde N° 2 : Le continuum des violences :Les violences intrafamiliales, dites conjugales

 

Grand Témoin : Coumba TOURE, Vice-Présidente du GAMS National.

 

  • Accompagnement, mères et/ou enfants, Julie RICHARD, Educatrice Spécialisée, Solidarité Femmes 45, Besançon

 

  • Le déroulement d’une permanence d’accueil : écoute, information, orientation, accompagnement, Carole KERUZORE, Directrice Libres Terres des Femmes, Paris 19ème

 

  • Le 39-19, de Violences Conjugales Info à Violences Femmes Info, par Christine CLAMENS, Directrice de la Fédération nationale Solidarité Femmes

 

12 h 05 – 12 h 30 Discussion & échanges avec la salle

 

 

12 h 30 – 14 h 00 Déjeuner Libre

 

14 h 00 – 15 h 30 Table-ronde N° 3 : Le continuum des violences : Les mariages forcés et les violences sexuelles

Grand témoin : Mme Nafissatou FALL, Directrice GAMS Haute-Normandie.

 

Les violences sexuelles (viols, agressions sexuelles, inceste), par Marie-France CASALIS, Collectif féministe contre le viol, N° Viols Femmes Informations 0800 05 95 95

 

Les mariages forcés : les réponses associatives. Trois partenaires à connaître du Réseau Agir Avec Elles

–       ASFAD (Association de Solidarité aux Femmes Algériennes Démocrates), par Fadila BENT ABDESSELAM, Directrice et Présidente du Réseau Agir avec Elles

 

–       ELLER, par Zeliha ALKIS, Directrice

 

–       Voix de Femmes, par Christine Sarah JAMA, Directrice

 

15 h 05 – 15 h 30 Discussion & échanges avec la salle

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15 h 30 – 15 h 45 – Pause

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15 h 45 – 17 h 00 Table-ronde N° 5 : Continnum des violences faites aux femmes – Les Mutilations Sexuelles Féminines

Grand témoin : Mme Khady KOÏTA, Formatrice GAMS/RIFEN Nord-Pas-de-Calais, Accueillante et Formatrice au GAMS National.

–       L’histoire de la Résolution de l’ONU et ses développements en 2014/2015

 

Deux outils numériques innovants           :

–       Excision parlons-en, par Louis GUINAMARD, Coordinateur

 

–       La Fédération nationale Solidarité Femmes et les autres violences, par Laurent LEMAITRE, Documentation/communication/webmaster

16 h 30 – 16 h 45 – Discussion & échanges

 

Conclusions

Mme Eliane AÏSSI, Présidente de la RIFEN (Rencontres Internationales des Femmes Noires)/GAMS Nord Pas de Calais.

 

17 h 00 – Clôture des travaux

 

 

Jeunes victimes malgaches victimes de viols et violences dits « mariages précoces »


Le mariage précoce est encore une pratique très courante à Madagascar. Les jeunes filles contraintes de se marier sont parfois à peine âgées de 12 ans. Prisonnières de leur union ficelée par leurs parents, elles vivent un véritable calvaire et subissent quotidiennement : violences physiques, verbales et morales. Même si les autorités ont interdit en 2007 le mariage des mineures de moins de 18 ans, cette coutume perdure dans les campagnes mais aussi dans certaines grandes villes de la grande île.

Félicity n’avait que 14 ans lorsqu’elle s’est mariée. Comme beaucoup de malgaches, elle n’a jamais connu de lune de miel. Ce qui devait être les plus belles années de sa vie, s’est transformé en véritable cauchemar. La jeune femme âgée de 26 ans, en parait 40. Elle est encore marquée par les souffrances qu’elle a vécues dans sa vie conjugale. Son visage est boursouflé. Sa peau est jaunie. Ses mains sont abîmées par des années de dur labeur. Pis, elle n’a plus de dent. Du moins, il ne lui en reste que deux. Lorsqu’elle parle, elle met sa main sur sa bouche pour cacher son handicap. Comme beaucoup de ses compatriotes, elle a été contrainte par ses parents à se marier : « je me suis mariée en mars 2000. Mais je ne voulais pas. Je ne l’aimais pas ! Mes parents m’ont forcé à l’épouser. J’ai beaucoup souffert ! ».

La jeune malgache, mère de deux enfants, une fille et un garçon, a finalement divorcé, tant ses souffrances lui devenaient insupportables. Elle vit désormais chez ses parents et tente de retrouver du travail pour subvenir aux besoins de ses progénitures. Les hommes, « elle ne veut plus en entendre parler ! Le mariage encore moins ! » Elle a finalement trouvé refuge au sein de l’association Avenir, présidée par Esther Volonana, qui lutte contre toutes formes d’injustices à Madagascar. Le cas de la jeune malgache est loin d’être isolée, rappelle la dirigeante de l’organisation. « Des milliers de jeunes filles sont forcées à se marier très tôt ». Le mariage précoce les détruit, affirme Esther Volonana. « Félicity ressemblait à une miss France quand je l’ai connu avant son mariage. Elle était très belle, mais ses souffrances l’ont rendu l’aide ! »

Le pourcentage d’enfants mariés en hausse

Madagascar est l’un des pays en Afrique subsaharienne les plus touchés par le mariage précoce, selon l’Onu, qui a tiré la sonnette d’alarme en décembre dernier, lors de la journée internationale des jeunes filles. « Le pourcentage d’enfants mariés a augmenté environ de 10 % en cinq ans. Il était de 39 % en 2004 contre 48 % en 2009 », d’après les conclusions du Fond des Nations-Unies pour la population (FNUAP). Pourtant une loi, promulguée en 2007, interdit le mariage des mineures de moins de 18 ans, sauf cas exceptionnels ou décision du tribunal. Mais si le fléau continue, « 767 000 jeunes filles nées entre 2005 et 2010 seront mariées ou en union avant leur 18ème année d’ici 2030 », prévient l’Onu. Les mariages précoces sont particulièrement élevés dans la région d’Atsimo Andrefana avec 69% des jeunes filles mineures mariées. La région Analamanga, qui occupe la dernière place du palmarès, en compte 35%.

Les grandes villes de la grande île ne sont pas épargnées par le phénomène. Mais c’est surtout les régions qui sont le plus concernées. « Dans les campagnes c’est une coutume », explique Ether Volonana. Malheureusement, les parents ne se rendent pas compte que leurs filles vivent un véritable calvaire, confie-t-elle. Vulnérables et livrées à elles-mêmes, face à des époux parfois plus âgés qu’elles, elles subissent toutes formes de violences : physique, verbale, morale et même économique. Leurs conjoints ne subviennent pas toujours à leurs besoins. Pis, beaucoup d’entre elles meurent après avoir mis au monde leur enfant. « La plupart des dix femmes qui meurent chaque jour en donnant naissance est due notamment à la grossesse précoce », selon le ministère de la Jeunesse et des Loisirs.

L’adultère, conséquence du mariage précoce

Les raisons de l’ampleur du phénomène sont multiples. « Dans des familles nombreuses cela permet aux parents de se décharger de leurs responsabilités envers leurs filles. Ils les laissent aller à l’école jusqu’à l’âge de 12,13 ans, avant de les contraindre d’arrêter leurs études pour les marier », explique Pascale, présidente du Collectif des associations de femmes à Madagascar (Caf). D’autres fois, c’est aussi pour éponger leurs dettes que les parents décident de marier leurs filles, souligne Esther Volonana. « S’ils doivent en effet de l’argent à une famille, il donne leur fille en mariage à l’un des membre de cette famille. Elle est comme un gage, son union devient la contrepartie de leur dette ». Quelquefois « c’est aussi pour protéger un héritage familial. Pour préserver les richesses entre deux familles, un accord est conclu entre les proches des deux époux pour ficeler le mariage », ajoute-t-elle.

Le mariage précoce engendre un autre phénomène qui prend de l’ampleur : l’adultère, note la dirigeante de l’association de la Caf. « Les hommes mariés à ces jeunes filles n’hésitent pas à les abandonner à leur sort pour vivre avec leurs maîtresses ! Parfois, ils emmènent leur concubine chez eux ! ». En septembre dernier, poursuit-elle, « une jeune femme nous a raconté que son mari a même emmené sa maîtresse dans sa propre maison. Et lui a dit : « va dormir dans une autre chambre, je connais déjà tout de toi, maintenant je veux vivre avec une autre ! » Son époux a même osé avoir des relations sexuelles avec sa maîtresse devant sa fille de six ans ! Et lui a dit : « Regarde ce que je fais avec ta mère ! » » Cette dernière vit depuis « dans une grande tristesse et pleure tout le temps, raconte Pascale. Maintenant, son mari est parti vivre ailleurs avec sa maîtresse et revient chez lui quand bon lui semble ».

La jeune femme, elle, refuse de divorcer par peur du regard de la société. Prisonnière de son mariage précoce, comme beaucoup d’autres malgaches, elle préfère taire ses souffrances plutôt que d’être honnie de tous.

Source : http://www.afrik.com/jeunes-malgaches-prisonnieres-du-mariage-precoce

Info du soir : Lutte contre les violences conjugales en Libye


Source :  Afrique en ligne

Programme contre les violences conjugales en Libye

Programme contre les violences conjugales en Libye

Afrique du Nord Libye

Tripoli, Libye – L’Association caritative libyenne ‘Waatassimou’ a lancé, mercredi soir à Tripoli, un programme de lutte contre les violences conjugales qui se poursuivra jusqu’au mois de juillet 2011. Ce nouveau programme vise à lutter conte les violences conjugales et à protéger la famille et les femmes victimes de violence, ainsi que les enfants qui font les frais de cette violence à travers la dislocation de la famille consécutive à la séparation des parents.

Le programme porte aussi sur la formation de spécialistes et militants des droits de la famille, ainsi qu’à renforcer les capacités des jeunes avocats et des juges, ainsi que des journalistes dans le domaine des droits de la famille, de la lutte contre la violence conjugale.

Les religieux aussi bien que les jeunes prédicateurs ne seront pas en reste, des sessions de formation ayant été élaborées pour les familiariser au droit de la famille, tout comme des dépliants au contenu facile à assimiler seront destinés à la sensibilisation et à l’orientation des futurs candidats au mariage.

Le programme compte également aider à accélérer les processus législatifs, ainsi qu’à créer un mécanisme de recouvrement des allocations et faciliter l’entrée des familles dans leurs droits légitimes.

Une archive des divers phénomènes de violences conjugales sera encouragée, de même que la création d’équipes chargées d’apporter des soutiens aux familles, en collaboration avec le programme de protection des femmes victimes de violence.

Tripoli – Pana 22/10/2010