Des Villages Maliens décident d’abandonner l’excision


Après ceux de l’AMSOPT, ceux de Tostan, voici ceux de Plan Mali :

Quarante-cinq villages maliens se sont engagés à abandonner la pratique de l’excision dans une convention signée vendredi 28 février 2014, à Bamako par leurs maires et le ministère malien de la Promotion de la famille, de la Femme et de l’Enfant.

La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre français des Droits des femmes, Mme Najat Vallaud-Belcacem (Compte-rendu http://goo.gl/mqZKUi)

Ces villages relèvent des zones d’intervention de l’ONG Plan-Mali avec laquelle ils avaient déjà signé une convention similaire.

Depuis les années 1990, l’ONG Plan-Mali, filiale de l’ONG Plan International, a fait de la lutte contre l’excision son cheval de bataille.

Selon les données officielles au Mali, le taux de pratique de l’excision tourne autour de 80 pour cent.

Source : http://www.afriquejet.com/afrique-ouest/2876-des-villages-maliens-decident-d-abandonner-la-pratique-de-l-excision.html

Journée Internationale Tolérance 0 aux Mutilations Sexuelles Féminines


Vous n’avez pas pu être présent-e au Colloque « Excision, les défis de l’abandon », avec nos partenaires de la mobilisation « Excision, parlons-en ! »

Retrouvez ci-dessous, les moments forts de la journée, grâce au site Terriennes de TV5 Monde :

Ce jeudi 6 février marque la Journée internationale de lutte contre l’excision et les mutilations sexuelles féminines. Les actrices et les acteurs en faveur de l’abandon de ces mutilations se réunissent aujourd’hui à Paris à l’appel du collectif « Excisions, parlons-en  » ! Suivez en direct ces rencontres et débats.

Excision, parlons-en ! « Les défis de l’abandon » – 6 février 2014 – Paris


En partenariat avec la Mobilisation Excision, parlons-en, dont la Fédération nationale  GAMS est co-fondatrice, nous organisons le 6 février prochain , au Ministère des Affaires Etrangères, un Colloque intitulé « L’excision, les défis de l’abandon », retrouvez toutes les informations sur le site internet d’Excision, parlons-en !

http://www.excisionparlonsen.org/Agenda/colloque-excision-les-defis-de-labandon/

Pour vous inscrire, envoyez un courriel à l’adresse suivante :  inscription@excisionparlonsen.org

Au plaisir de vous y retrouver nombreuses et nombreux !

Les mariages forcés en France, une réalité


mariage forcée

 

En France, 12 à 15 cas de mariages forcés sont traités chaque année. Mais, selon de récentes statistiques, 70.000 jeunes femmes françaises seraient potentiellement menacées d’être mariées de force. Un projet de loi est en discussion au Parlement pour alourdir le code pénal sur le sujet. La Commission nationale consultative des droits de l’Homme préconise elle une plus étroite collaboration entre la France et les pays à risques.

En France, seuls dix cas de mariages forcés ont été traités cette année dans les consulats de France. Mais le Haut conseil à l’intégration vient de lancer une bombe : dans notre pays, 70.000 jeunes femmes seraient potentiellement menacées d’être mariées de force. Ce lundi, la Commission nationale consultative des droits de l’Homme a remis un rapport au gouvernement. Son objectif ? Améliorer les droits des femmes étrangères en France, au travers de quinze recommandations, telle que la négociation de conventions avec les pays étrangers, notamment avec l’Algérie et le Maroc. Selon Hélène Conway-Mouret, ministre déléguée aux Français de l’étranger, douze à quinze cas de mariage forcés sont détectés,chaque année, en France.

 

3 ans de prison et 45.000 euros d’amende

 

Le gouvernement rappelle que, « en droit français, l’absence de consentement au mariage est une cause de nullité. En cas de mariage forcé, vous pouvez bénéficier, en tant que ressortissant français, d’une protection et d’une aide appropriée de la part de l’ambassade ou du consulat de France. » Et pour renforcer les sanctions pénales existantes, un projet de loi est actuellement en discussion au Parlement. Il prévoit notamment une peine de 3 ans de prison et 45.000 euros d’amende pour les personnes qui emmènerait quelqu’un à l’étranger pour lui faire subir un mariage forcé, et 5 ans de prison et 75.00 euros d’amende pour l’incitation à l’excision sur une jeune fille mineure.

 

S’adresser aux jeunes femmes

 

Le mariage forcé est « une pratique dont on parle peu en France mais qui est bien réelle », explique Hélène Conway-Mouret, qui indique que, « le plus souvent, il s’agit de mariage arrangé par les parents avec un membre de la même famille vivant dans le pays dont la famille est issue. » Pour le gouvernement, il faut agir en amont et sensibiliser les jeunes filles à ce fléau. « Il faut aller plus loin dans la prévention, notamment en s’adressant aux jeunes. Parce qu’à partir du moment où la situation est repérée et signalée, on a les outils administratifs et judiciaires performants pour protéger les mineurs et empêcher un éventuel départ », résume Isabelle Gillette-Faye, Directrice de la fédération Gams, qui lutte contre lesviolences faites aux femmes. Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, insiste sur cet méthode pédagogique : « Nous travaillons aussi avec les acteurs éducatifs pour faire passer des messages de prévention à l’approche des vacances»

Trente ans du GAMS – Le « cadeau » de Mme Najat VALLAUD-BELKACEM, Ministre des Droits des Femmes


Colloque pour les #30ans du GAMS

Vers un délit de mariage forcé

AFP Publié le 27/11/2012 à 16:32 Réactions (26)

Sur Le Figaro.fr le 27/11/2012

Le gouvernement souhaite introduire dans le Code pénal de nouveaux délits pour mieux réprimer certaines formes de violence contre les femmes: le mariage forcé, ainsi que « l’incitation » à des mutilations sexuelles, a annoncé la ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem.


La ministre a indiqué que le gouvernement préparait « les modifications du code pénal nécessaires pour interdire la contrainte au mariage qui n’est pas encore un délit autonome en droit français, ainsi que l’incitation à subir une mutilation génitale », lors d’un colloque sur les mutilations sexuelles féminines à Paris organisé par le GAMS (Groupe pour l’abolition des mutilations sexuelles féminines). Selon le ministère, le projet doit être formellement annoncé lors d’un comité interministériel aux Droits des femmes, vendredi, sous la houlette du Premier ministre Jean-Marc Ayrault. 

Le mariage contraint n’est actuellement pas une infraction en lui-même et les rares cas traités par les tribunaux français n’y parviennent que sous d’autres chefs d’accusation: enlèvement, violences… Les mariages « non consentis », qui concernent surtout les immigrées et filles d’immigrés, sont toutefois en recul en France, et ils ont disparu pour les Françaises de moins de 30 ans, selon une étude conjointe de l’Ined et de l’Insee publiée en 2011.
Les mutilations sexuelles, comme l’excision, peuvent déjà être poursuivies et sanctionnées en matière criminelle en tant que violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente.

La nouveauté serait de sanctionner « l’incitation à subir une mutilation sexuelle » ce qui, estime Anne Jonquet, avocate à Bobigny, « est bien dans le principe, mais difficilement applicable, faute de pouvoir prouver facilement l’infraction ». Mais si sur le plan pratique, l’impact sera peut-être limité, « la loi a une portée symbolique, agit sur le plan de la prévention et peut provoquer une prise de conscience », souligne aussi l’avocate.