GAMS Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon


C’est avec grand plaisir que nous vous faisons découvrir le logo de la dernière délégation régionale du GAMS : Ta Vie en Main, en région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

L’association est joignable par téléphone au 06.79.78.22.44.

Par courriel : tavieenmain@gmail.com

Enfin, nous vous invitons à aimer/à « liker » leur page sur Facebook : Ta Vie Main – GAMS Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées

A UN education programme on the dangers of female genital mutilation has empowered Emberá women in Colombia and put midwives on the defensive. Photograph: Alexandra McNichols-Torroledo

Dans la communauté Emberá, en Colombie, parler de l’excision est plus condamnable que la pratiquer


Karina, 17 ans, fait partie de la communauté Emberá, le deuxième groupe indigène en terme de population présent en Colombie, qui compte 230.000 personnes vivant dans une région qui s’étend de la frontière panaméenne à la frontière équatorienne.

 

La jeune femme a passé son enfance à Bogotá, la capitale. Elle est au fait de certaines pratiques modernes, ainsi elle a choisi de prendre la pilule et d’attendre quelques années avant d’avoir son premier enfant.

Malgré tout, les Emberá sont la communauté de Colombie qui pratique l’excision à la naissance, et la fille de Karina, si elle en a une, n’y échappera pas.

Connue sous le terme de « curación », (« guérison »), l’excision répond à la croyance que le clitoris se transforme en pénis et doit donc être coupé. La pratique pourrait avoir été importée par des descendants d’esclaves d’Afrique.

 

En 2007 seulement, les mutilations sexuelles ont été révélées au grand jour après le décès de deux petites filles à Pueblo Rico. La communauté elle-même a été frappée de stupeur, car l’excision est un secret bien gardé. Les hommes n’en ont aucune connaissance et les femmes découvrent ce qu’elles ont subi à la naissance lorsque leur propre fille est excisée elle-même.

Il n’y a donc aucune statistique disponible sur ce crime et les petites filles qui en décèdent sont enterrées dans la plus grande discrétion. Officiellement, les mutilations sexuelles font l’objet d’une interdiction. Depuis 2012, elles sont passibles du châtiment de la mise au pilori. Or, dans les faits, les personnes châtiées ne sont pas les exciseuses mais les personnes qui les dénoncent.

 

En outre, les campagnes de lutte contre les mutilations sexuelles ont un effet pervers : les exciseuses apprennent à stériliser leurs instruments, il y a donc moins de décès et la pratique devient plus difficile à détecter. Elles se défendent en arguant : « Je n’ai tué personne ». Certaines femmes restent convaincues que si les petites filles survivent, alors l’excision ne pose plus le moindre problème.

Traduction et synthèse Pauline ARRIGHI

Source The Guardian

Via Intact Network

Le #GAMS en action, sensibilisation en milieu scolaire


Thorigny-sur-Marne : le lycée mise sur l’égalité filles-garçons

Valentine Rousseau | 25 Nov. 2015, 17h04 | MAJ : 25 Nov. 2015, 17h04

Thorigny-sur-Marne, lycée Perdonnet. Les élèves ont été sensibilisés au mariage forcé et à l’excision pratiqués dans de nombreux pays. (LP/V.R.)

« Ce ruban blanc, c’est pas contre le sida ? », lance un élève dans les couloirs du lycée Auguste Perdonnet, à Thorigny-sur-Marne. Raté. « C’est contre les violences faites aux femmes », rectifie un autre élève.

Le lycée centre son projet annuel sur l’égalité filles-garçons.

Il a obtenu 5 000 € de subventions du conseil régional, dans le cadre des projets Alycce (Agir au lycée pour la culture et la citoyenneté).

Une classe crée une pièce de théâtre avec la compagnie Kamma, deux autres composent avec leurs enseignants des textes en slam pour les enregistrer. Une classe de la section chaudronnerie a fabriqué le symbole fille-garçon en métal, qui sera accroché dans un hall.

« On se rend compte de comportements irrespectueux des garçons envers les filles, elles sont vite insultées », constate la nouvelle documentaliste Coralie Bernat, qui coordonne le projet avec l’assistante sociale Audrey Eudeline.

« Nous distribuons des rubans blancs depuis quatre ans, lors de la journée de la femme le 8 mars et celle consacrée à la lutte contre les violences faites aux femmes, le 25 novembree », raconte Audrey Eudeline.

Le déclic s’est produit quand elle a constaté que « les filles trouvaient normal que leur petit copain leur interdise de parler à d’autres garçons. Certaines élèves craignent d’être mariées lors de vacances d’été dans leur pays d’origine. Cette opération permet de libérer la parole. » Des élèves se confient sur les violences subies par leur mère.

Mardi après-midi, le Gams (Groupe pour l’abolition des mutilations sexuelles) a parlé mariage forcé et excision en Afrique et dans le Golfe persique. « L’excision est pratiquée par les musulmans, les chrétiens et les juifs, selon les croyances de certaines communautés. En Egypte, où est née l’excision il y a 4 000 ans, 98 % de la population féminine la subit encore », explique l’intervenante.

Oumou, lycéenne de 16 ans, grimace et confie : « On a de la chance d’être en France. Ces excisions font grave peur ! » Au lycée, elle s’estime respectée en tant que fille : « Mais une fille en mini-jupe, c’est de la provocation. Normal si un mec lui parle mal. Elle doit s’habiller pour être à l’aise et respectée. » Le débat sur le respect de la femme est loin d’être clos.

Andrew, 16 ans : « J’interviens quand un garçon manque de respect à une fille »

Thorigny-sur-Marne. Andrew estime que l’égalité hommes-femmes n’existe pas et qu’il manque de mixité dans certains métiers. (LP/V.R.)« Il manque de mixité dans certains métiers, comme la plomberie, les travaux de chantier, les métiers liés à la petite enfance. Les sages-femmes sont toujours des femmes ! »

Andrew, lycéen de 16 ans, ne rate pas une occasion de donner son avis lorsqu’il estime que l’égalité filles-garçons n’est pas respectée. « Les profs laissent plus facilement les filles aller aux toilettes, ce n’est pas normal. Je l’ai fait remarquer à ma prof qui ne voulait pas me laisser sortir de classe. Je lui ai dit qu’on était dans une école laïque où l’égalité filles-garçons doit être respectée. »

Au lycée, « quand je vois un garçon qui manque de respect à une fille, j’interviens. Le mec me traite de canard, mais rendre service ou rétablir la justice ne signifie pas être soumis. Je trouve aussi que certaines filles sont plus agressives que les garçons. Elles ont pris le dessus et répondent aux profs. »

Andrew participera au projet du lycée en écrivant un poème, « avec des rimes embrassées ou croisées », lance-t-il, connaisseur.

Il a accroché un ruban blanc à sa veste et un autre sur sa médaille de foot dans sa chambre. « Cette opération égalité est positive, mais il y a toujours des élèves qui s’en fichent et ne prennent pas conscience de l’importance du respect. »

Source : Le Parisien

L’excision enfin interdite en Gambie


La décision du président gambien d’abolir cette mutilation sexuelle féminine intervient alors qu’elle touche trois quarts des femmes dans ce pays.

Le président gambien Yahya Jammeh a décrété l’interdiction de l’excision, avec effet immédiat, soulignant que cette pratique très répandue dans le pays n’était pas dictée par l’islam et devait par conséquent être abolie, a annoncé mardi le ministre de l’Information.

Le président Jammeh « a déclaré il y a quelques minutes que la mutilation sexuelle féminine (FGM en anglais, excision, NDLR) était interdite avec effet immédiat », a écrit le ministre, Sherrif Bojang, sur sa page Facebook, dans la nuit de lundi à mardi.

« Le président a fait cette déclaration la nuit dernière (lundi) lors d’un rassemblement à Kanilai », sa localité natale, sous les applaudissements des femmes de l’assistance, a précisé mardi le ministre.

Aucune justification religieuse

Cette décision vise à « la protection des fillettes », a assuré M. Bojang, soulignant que le chef de l’Etat l’avait motivée par l’absence de justification religieuse de cette pratique dans l’islam.

M. Jammeh a prévenu les parents et les autorités locales qui ne respecteraient pas cette interdiction qu’ils subiraient des sanctions. Selon les commentateurs, les peines devraient être alignées sur celles prévues par la loi en cas de coups et blessures volontaires.

Le quotidien britannique The Guardian, qui a lancé en 2014 une campagne mondiale contre l’excision, avec notamment, en coopération avec le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), un prix de reportages sur l’excision en Afrique en 2015, cite mardi la réaction enthousiaste d’une militante de l’abolition de cette pratique en Gambie.

3 femmes sur 4 concernées

« Je suis vraiment impressionnée que le président ait fait ça. Je ne m’y serais jamais attendue en un million d’années« , a déclaré Jaha Dukureh au journal, se disant « fière de (son) pays ».

Selon le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), la Gambie est l’un des dix pays, tous africains, où l’excision est le plus pratiquée, touchant environ trois quarts de la population féminine.

Parvenu au pouvoir par un coup d’Etat sans effusion de sang en 1994 puis constamment réélu depuis 1996, Yahya Jammeh dirige d’une main de fer la Gambie, petit Etat anglophone d’Afrique de l’Ouest enclavé dans le territoire du Sénégal, hormis sa façade atlantique.

RTL.be

Campagne nationale pour l’abandon de l’excision #GuinéeConakry


Le Ministère de l’Action Sociale en collaboration, avec ses partenaires techniques et financiers a clôturé, ce vendredi 20 novembre 2015, la campagne nationale pour l’abandon des mutilations génitales féminines, a constaté Guineematin.

La cérémonie s’est déroulée au palais du peuple. Cette campagne avait été lancée depuis deux mois sur le thème « Engageons-nous pour des vacances sans excision », a constaté Guineematin.

La cérémonie marquant la fin de cette campagne a réuni des membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers ainsi que plusieurs  les acteurs impliqués dans ce combat.

Les représentants des partenaires techniques et financiers  ont tous félicité l’effort du gouvernement à travers le ministère de l’Action Sociale, avant de réitérer l’engagement de leurs institutions respectives, à continuer d’accompagner ce département dans la lutte contre les mutilations génitales féminines.

Pour le représentant de l’Ambassadeur des Etats unis en Guinée, la lutte contre ce phénomène est un  « combat de tous les guinéens et guinéennes, et des étrangers au bénéfice des guinéens », avant d’indiquer qu’au sein des nations-unies, la santé publique est prioritaire. Mais, l’éducation, la sensibilisation doivent être privilégiée comme l’on a vu pendant la période  d’Ebola. Donc, la clôture de cette campagne n’est pas la fin du combat, elle doit continuer.

Selon Mme la représentante de l’UNICEF, madame Frederik Grulene, cette campagne a permis d’attirer l’attention des autorités sur cette pratique néfaste pour la santé des filles.

 Pour sa part, le représentant de l’UNFPA, monsieur Aboubacar Cissé, lance un appel à tous les acteurs religieux, les ONG, des agents de santé, leaders communautaires, au  « renforcement de l’union, la synergie de relation qui est seul facteur à pouvoir concrétiser notre objectif commun d’accélération de l’abandon de cette pratique néfaste », ajoute-t-elle.

De son coté, le ministre de l’Action Sociale, Sanaba Kaba s’est réjouit  de cette mobilisation avant de remercier les partenaires pour la qualité de la coopération et  l’accompagnement durant la campagne de lutte contre les MGF dont le slogan est « engageons-nous pour des vacances sans excision »

Pour elle, la mise en œuvre de cette campagne a associé des acteurs du gouvernementaux, ONG nationales, partenaires techniques et financiers dont les activités étaient en autre : l’organisation des journées de plaidoyer et des mobilisations associatives ; des campagnes d’éducation sur les MGF dans les régions administratives ; l’organisation de trois ateliers régionaux ayant permis de renfoncer la capacité de 120 assistants sociaux sur la base du module harmonisé, ainsi que ces outils d’application sur le terrain dans le cadre de la lutte contre la MGF », a-t-elle cité.

Pour terminer son allocution, madame Sanaba Kaba a profité de l’occasion pour plaider au ministre de la communication, pour que des larges  informations, des sensibilisations, d’éducation gagnent des espaces gratuites au niveau de la Télévision et de la radio nationale. Selon elle « le changement de la norme sociale sur l’excision constitue un défi majeur  qui nécessite l’implication de tous et de chacun »

Dans son discours, le ministre de la Communication, Alousseny Makanera Kaké, a cité les femmes comme étant les responsables de cette pratique qu’elles veulent combattre: « Ce qui fait mal, cette pratique barbare est faite par les femmes. Je suis rassuré avec tout ce que je viens d’entendre de la part des partenaires, du ministre de l’Action Sociale et surtout des femmes, si vous dites tous non à l’excision dans les réunions, vous devez faire pour que ce que vous dites soit une réalité dans les familles», a-t-il dit.

Pour terminer, le ministre Kaké a lui aussi  réaffirmé l’engagement  de son département à accompagner son homologue de l’Action Sociale dans ce combat : « Nous allons faire la communication à tous les niveaux, interpeller toutes les couches sociales pour engager le combat contre l’excision. Mais aussi, il faut encadrer ce combat avec les instruments juridiques auxquels la Guinée a adhéré depuis longtemps, c’est-à-dire ceux qui pratiquent l’excision, il faudrait que la loi soit appliquée avec toute la rigueur »

 

Yacine Sylla

Source : Guinée Matin

L’implication des hommes dans la lutte contre l’excision #Côte d’Ivoire


 

La 4e édition du Festival international du film des lagunes d’Abidjan (Festilag) a débuté depuis le 17pour prendre fin le 24 novembre prochain.

« Cette année, plus de trente films, courts et longs métrages issus du Burkina Faso, de la France, de l’Angola, du Cameroun, de l’Espagne, etc. seront en compétition. Nous allons maintenir les programmes des éditions précédentes. En marge des projections cette année, nous ferons une formation sur la scénarisation et les costumes au cinéma », a indiqué la promotrice de cet événement cinématographique, Naky Sy Savané, [actrice et par ailleurs, Directrice du GAMS Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur].

Poursuivant, elle a souligné que cette formation s’adresse aux réalisateurs, acteurs et scénaristes ivoiriens. Et vise à mettre à niveau les acteurs du septième art ivoiriens.

A cela, il faut ajouter l’organisation d’une exposition de peinture, à Grand-Bassam en partenariat avec le peintre Kourouma De Kimbirila sous le thème: « L’implication des hommes dans la lutte contre l’excision ».

Selon Naky Sy Savané, une place de choix sera réservée à la sélection « Lagoonwood», un programme qui permet de mettre en évidence les productions des jeunes réalisateurs ivoiriens. Ce prix a été remporté par Felicia Kouakou avec son film « karité manne des savanes ».

Le grand prix des lagunes 2014 dénommé « Prix de la diversité culturelle » a été remporté par Hubert Laba Ndao.

Par Symphonie Mombohi

Source : All Africa

Un aperçu de ce qui se déroule dans les “salles d’excisions” kenyanes


Hawa et Fatima, la mère et la fille, sont exciseuses. Leur prénom a été modifié. Elles pratiquent leur activité de façon clandestine à Nairobi, la capitale du Kenya. En effet les mutilations sexuelles y sont illégales depuis 2011, de même que les mariages précoces.

Des petites filles de 8 ans sont amenées auprès d’elles, elles ont les yeux bandés et sont maintenues de force par 5 femmes. L’exciseuse utilise une lame de rasoir et de l’alcool pour cicatriser la plaie.

Après la mutilation, les jeunes victimes sont maintenues immobiles, les jambes attachées, pendant deux semaines. D’après les deux exciseuses, les petites filles peuvent de nouveau se livrer à leurs activités habituelles au bout d’un mois.

Fatima se décrit comme la garante d’un code moral. Elle ne fait qu’appliquer la règle et tous ses voisins le savent. Cette femme considère comme “important” que les jeunes filles ne soient pas “souillées” par des rapports sexuels qu’elles solliciteraient auprès des hommes. Fatima et Hawa décrivent leur propre excision comme ayant provoqué une douleur inimaginable, mais restent convaincues que c’est la “bonne chose à faire”. La pression sociale est si forte que les jeunes victimes ne crient pas. Elles répriment leurs cris de douleur de peur d’être méprisées par les filles de leur âge.

Traduction Pauline ARRIGHI

Source Edition CCN Africa via Réseau INTACT/INTACT Network