GAMS Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon


C’est avec grand plaisir que nous vous faisons découvrir le logo de la dernière délégation régionale du GAMS : Ta Vie en Main, en région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

L’association est joignable par téléphone au 06.79.78.22.44.

Par courriel : tavieenmain@gmail.com

Enfin, nous vous invitons à aimer/à « liker » leur page sur Facebook : Ta Vie Main – GAMS Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées

A UN education programme on the dangers of female genital mutilation has empowered Emberá women in Colombia and put midwives on the defensive. Photograph: Alexandra McNichols-Torroledo

Dans la communauté Emberá, en Colombie, parler de l’excision est plus condamnable que la pratiquer


Karina, 17 ans, fait partie de la communauté Emberá, le deuxième groupe indigène en terme de population présent en Colombie, qui compte 230.000 personnes vivant dans une région qui s’étend de la frontière panaméenne à la frontière équatorienne.

 

La jeune femme a passé son enfance à Bogotá, la capitale. Elle est au fait de certaines pratiques modernes, ainsi elle a choisi de prendre la pilule et d’attendre quelques années avant d’avoir son premier enfant.

Malgré tout, les Emberá sont la communauté de Colombie qui pratique l’excision à la naissance, et la fille de Karina, si elle en a une, n’y échappera pas.

Connue sous le terme de « curación », (« guérison »), l’excision répond à la croyance que le clitoris se transforme en pénis et doit donc être coupé. La pratique pourrait avoir été importée par des descendants d’esclaves d’Afrique.

 

En 2007 seulement, les mutilations sexuelles ont été révélées au grand jour après le décès de deux petites filles à Pueblo Rico. La communauté elle-même a été frappée de stupeur, car l’excision est un secret bien gardé. Les hommes n’en ont aucune connaissance et les femmes découvrent ce qu’elles ont subi à la naissance lorsque leur propre fille est excisée elle-même.

Il n’y a donc aucune statistique disponible sur ce crime et les petites filles qui en décèdent sont enterrées dans la plus grande discrétion. Officiellement, les mutilations sexuelles font l’objet d’une interdiction. Depuis 2012, elles sont passibles du châtiment de la mise au pilori. Or, dans les faits, les personnes châtiées ne sont pas les exciseuses mais les personnes qui les dénoncent.

 

En outre, les campagnes de lutte contre les mutilations sexuelles ont un effet pervers : les exciseuses apprennent à stériliser leurs instruments, il y a donc moins de décès et la pratique devient plus difficile à détecter. Elles se défendent en arguant : « Je n’ai tué personne ». Certaines femmes restent convaincues que si les petites filles survivent, alors l’excision ne pose plus le moindre problème.

Traduction et synthèse Pauline ARRIGHI

Source The Guardian

Via Intact Network

Le #GAMS en action, sensibilisation en milieu scolaire


Thorigny-sur-Marne : le lycée mise sur l’égalité filles-garçons

Valentine Rousseau | 25 Nov. 2015, 17h04 | MAJ : 25 Nov. 2015, 17h04

Thorigny-sur-Marne, lycée Perdonnet. Les élèves ont été sensibilisés au mariage forcé et à l’excision pratiqués dans de nombreux pays. (LP/V.R.)

« Ce ruban blanc, c’est pas contre le sida ? », lance un élève dans les couloirs du lycée Auguste Perdonnet, à Thorigny-sur-Marne. Raté. « C’est contre les violences faites aux femmes », rectifie un autre élève.

Le lycée centre son projet annuel sur l’égalité filles-garçons.

Il a obtenu 5 000 € de subventions du conseil régional, dans le cadre des projets Alycce (Agir au lycée pour la culture et la citoyenneté).

Une classe crée une pièce de théâtre avec la compagnie Kamma, deux autres composent avec leurs enseignants des textes en slam pour les enregistrer. Une classe de la section chaudronnerie a fabriqué le symbole fille-garçon en métal, qui sera accroché dans un hall.

« On se rend compte de comportements irrespectueux des garçons envers les filles, elles sont vite insultées », constate la nouvelle documentaliste Coralie Bernat, qui coordonne le projet avec l’assistante sociale Audrey Eudeline.

« Nous distribuons des rubans blancs depuis quatre ans, lors de la journée de la femme le 8 mars et celle consacrée à la lutte contre les violences faites aux femmes, le 25 novembree », raconte Audrey Eudeline.

Le déclic s’est produit quand elle a constaté que « les filles trouvaient normal que leur petit copain leur interdise de parler à d’autres garçons. Certaines élèves craignent d’être mariées lors de vacances d’été dans leur pays d’origine. Cette opération permet de libérer la parole. » Des élèves se confient sur les violences subies par leur mère.

Mardi après-midi, le Gams (Groupe pour l’abolition des mutilations sexuelles) a parlé mariage forcé et excision en Afrique et dans le Golfe persique. « L’excision est pratiquée par les musulmans, les chrétiens et les juifs, selon les croyances de certaines communautés. En Egypte, où est née l’excision il y a 4 000 ans, 98 % de la population féminine la subit encore », explique l’intervenante.

Oumou, lycéenne de 16 ans, grimace et confie : « On a de la chance d’être en France. Ces excisions font grave peur ! » Au lycée, elle s’estime respectée en tant que fille : « Mais une fille en mini-jupe, c’est de la provocation. Normal si un mec lui parle mal. Elle doit s’habiller pour être à l’aise et respectée. » Le débat sur le respect de la femme est loin d’être clos.

Andrew, 16 ans : « J’interviens quand un garçon manque de respect à une fille »

Thorigny-sur-Marne. Andrew estime que l’égalité hommes-femmes n’existe pas et qu’il manque de mixité dans certains métiers. (LP/V.R.)« Il manque de mixité dans certains métiers, comme la plomberie, les travaux de chantier, les métiers liés à la petite enfance. Les sages-femmes sont toujours des femmes ! »

Andrew, lycéen de 16 ans, ne rate pas une occasion de donner son avis lorsqu’il estime que l’égalité filles-garçons n’est pas respectée. « Les profs laissent plus facilement les filles aller aux toilettes, ce n’est pas normal. Je l’ai fait remarquer à ma prof qui ne voulait pas me laisser sortir de classe. Je lui ai dit qu’on était dans une école laïque où l’égalité filles-garçons doit être respectée. »

Au lycée, « quand je vois un garçon qui manque de respect à une fille, j’interviens. Le mec me traite de canard, mais rendre service ou rétablir la justice ne signifie pas être soumis. Je trouve aussi que certaines filles sont plus agressives que les garçons. Elles ont pris le dessus et répondent aux profs. »

Andrew participera au projet du lycée en écrivant un poème, « avec des rimes embrassées ou croisées », lance-t-il, connaisseur.

Il a accroché un ruban blanc à sa veste et un autre sur sa médaille de foot dans sa chambre. « Cette opération égalité est positive, mais il y a toujours des élèves qui s’en fichent et ne prennent pas conscience de l’importance du respect. »

Source : Le Parisien

L’excision enfin interdite en Gambie


La décision du président gambien d’abolir cette mutilation sexuelle féminine intervient alors qu’elle touche trois quarts des femmes dans ce pays.

Le président gambien Yahya Jammeh a décrété l’interdiction de l’excision, avec effet immédiat, soulignant que cette pratique très répandue dans le pays n’était pas dictée par l’islam et devait par conséquent être abolie, a annoncé mardi le ministre de l’Information.

Le président Jammeh « a déclaré il y a quelques minutes que la mutilation sexuelle féminine (FGM en anglais, excision, NDLR) était interdite avec effet immédiat », a écrit le ministre, Sherrif Bojang, sur sa page Facebook, dans la nuit de lundi à mardi.

« Le président a fait cette déclaration la nuit dernière (lundi) lors d’un rassemblement à Kanilai », sa localité natale, sous les applaudissements des femmes de l’assistance, a précisé mardi le ministre.

Aucune justification religieuse

Cette décision vise à « la protection des fillettes », a assuré M. Bojang, soulignant que le chef de l’Etat l’avait motivée par l’absence de justification religieuse de cette pratique dans l’islam.

M. Jammeh a prévenu les parents et les autorités locales qui ne respecteraient pas cette interdiction qu’ils subiraient des sanctions. Selon les commentateurs, les peines devraient être alignées sur celles prévues par la loi en cas de coups et blessures volontaires.

Le quotidien britannique The Guardian, qui a lancé en 2014 une campagne mondiale contre l’excision, avec notamment, en coopération avec le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), un prix de reportages sur l’excision en Afrique en 2015, cite mardi la réaction enthousiaste d’une militante de l’abolition de cette pratique en Gambie.

3 femmes sur 4 concernées

« Je suis vraiment impressionnée que le président ait fait ça. Je ne m’y serais jamais attendue en un million d’années« , a déclaré Jaha Dukureh au journal, se disant « fière de (son) pays ».

Selon le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), la Gambie est l’un des dix pays, tous africains, où l’excision est le plus pratiquée, touchant environ trois quarts de la population féminine.

Parvenu au pouvoir par un coup d’Etat sans effusion de sang en 1994 puis constamment réélu depuis 1996, Yahya Jammeh dirige d’une main de fer la Gambie, petit Etat anglophone d’Afrique de l’Ouest enclavé dans le territoire du Sénégal, hormis sa façade atlantique.

RTL.be

Campagne nationale pour l’abandon de l’excision #GuinéeConakry


Le Ministère de l’Action Sociale en collaboration, avec ses partenaires techniques et financiers a clôturé, ce vendredi 20 novembre 2015, la campagne nationale pour l’abandon des mutilations génitales féminines, a constaté Guineematin.

La cérémonie s’est déroulée au palais du peuple. Cette campagne avait été lancée depuis deux mois sur le thème « Engageons-nous pour des vacances sans excision », a constaté Guineematin.

La cérémonie marquant la fin de cette campagne a réuni des membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers ainsi que plusieurs  les acteurs impliqués dans ce combat.

Les représentants des partenaires techniques et financiers  ont tous félicité l’effort du gouvernement à travers le ministère de l’Action Sociale, avant de réitérer l’engagement de leurs institutions respectives, à continuer d’accompagner ce département dans la lutte contre les mutilations génitales féminines.

Pour le représentant de l’Ambassadeur des Etats unis en Guinée, la lutte contre ce phénomène est un  « combat de tous les guinéens et guinéennes, et des étrangers au bénéfice des guinéens », avant d’indiquer qu’au sein des nations-unies, la santé publique est prioritaire. Mais, l’éducation, la sensibilisation doivent être privilégiée comme l’on a vu pendant la période  d’Ebola. Donc, la clôture de cette campagne n’est pas la fin du combat, elle doit continuer.

Selon Mme la représentante de l’UNICEF, madame Frederik Grulene, cette campagne a permis d’attirer l’attention des autorités sur cette pratique néfaste pour la santé des filles.

 Pour sa part, le représentant de l’UNFPA, monsieur Aboubacar Cissé, lance un appel à tous les acteurs religieux, les ONG, des agents de santé, leaders communautaires, au  « renforcement de l’union, la synergie de relation qui est seul facteur à pouvoir concrétiser notre objectif commun d’accélération de l’abandon de cette pratique néfaste », ajoute-t-elle.

De son coté, le ministre de l’Action Sociale, Sanaba Kaba s’est réjouit  de cette mobilisation avant de remercier les partenaires pour la qualité de la coopération et  l’accompagnement durant la campagne de lutte contre les MGF dont le slogan est « engageons-nous pour des vacances sans excision »

Pour elle, la mise en œuvre de cette campagne a associé des acteurs du gouvernementaux, ONG nationales, partenaires techniques et financiers dont les activités étaient en autre : l’organisation des journées de plaidoyer et des mobilisations associatives ; des campagnes d’éducation sur les MGF dans les régions administratives ; l’organisation de trois ateliers régionaux ayant permis de renfoncer la capacité de 120 assistants sociaux sur la base du module harmonisé, ainsi que ces outils d’application sur le terrain dans le cadre de la lutte contre la MGF », a-t-elle cité.

Pour terminer son allocution, madame Sanaba Kaba a profité de l’occasion pour plaider au ministre de la communication, pour que des larges  informations, des sensibilisations, d’éducation gagnent des espaces gratuites au niveau de la Télévision et de la radio nationale. Selon elle « le changement de la norme sociale sur l’excision constitue un défi majeur  qui nécessite l’implication de tous et de chacun »

Dans son discours, le ministre de la Communication, Alousseny Makanera Kaké, a cité les femmes comme étant les responsables de cette pratique qu’elles veulent combattre: « Ce qui fait mal, cette pratique barbare est faite par les femmes. Je suis rassuré avec tout ce que je viens d’entendre de la part des partenaires, du ministre de l’Action Sociale et surtout des femmes, si vous dites tous non à l’excision dans les réunions, vous devez faire pour que ce que vous dites soit une réalité dans les familles», a-t-il dit.

Pour terminer, le ministre Kaké a lui aussi  réaffirmé l’engagement  de son département à accompagner son homologue de l’Action Sociale dans ce combat : « Nous allons faire la communication à tous les niveaux, interpeller toutes les couches sociales pour engager le combat contre l’excision. Mais aussi, il faut encadrer ce combat avec les instruments juridiques auxquels la Guinée a adhéré depuis longtemps, c’est-à-dire ceux qui pratiquent l’excision, il faudrait que la loi soit appliquée avec toute la rigueur »

 

Yacine Sylla

Source : Guinée Matin

L’implication des hommes dans la lutte contre l’excision #Côte d’Ivoire


 

La 4e édition du Festival international du film des lagunes d’Abidjan (Festilag) a débuté depuis le 17pour prendre fin le 24 novembre prochain.

« Cette année, plus de trente films, courts et longs métrages issus du Burkina Faso, de la France, de l’Angola, du Cameroun, de l’Espagne, etc. seront en compétition. Nous allons maintenir les programmes des éditions précédentes. En marge des projections cette année, nous ferons une formation sur la scénarisation et les costumes au cinéma », a indiqué la promotrice de cet événement cinématographique, Naky Sy Savané, [actrice et par ailleurs, Directrice du GAMS Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur].

Poursuivant, elle a souligné que cette formation s’adresse aux réalisateurs, acteurs et scénaristes ivoiriens. Et vise à mettre à niveau les acteurs du septième art ivoiriens.

A cela, il faut ajouter l’organisation d’une exposition de peinture, à Grand-Bassam en partenariat avec le peintre Kourouma De Kimbirila sous le thème: « L’implication des hommes dans la lutte contre l’excision ».

Selon Naky Sy Savané, une place de choix sera réservée à la sélection « Lagoonwood», un programme qui permet de mettre en évidence les productions des jeunes réalisateurs ivoiriens. Ce prix a été remporté par Felicia Kouakou avec son film « karité manne des savanes ».

Le grand prix des lagunes 2014 dénommé « Prix de la diversité culturelle » a été remporté par Hubert Laba Ndao.

Par Symphonie Mombohi

Source : All Africa

Un aperçu de ce qui se déroule dans les “salles d’excisions” kenyanes


Hawa et Fatima, la mère et la fille, sont exciseuses. Leur prénom a été modifié. Elles pratiquent leur activité de façon clandestine à Nairobi, la capitale du Kenya. En effet les mutilations sexuelles y sont illégales depuis 2011, de même que les mariages précoces.

Des petites filles de 8 ans sont amenées auprès d’elles, elles ont les yeux bandés et sont maintenues de force par 5 femmes. L’exciseuse utilise une lame de rasoir et de l’alcool pour cicatriser la plaie.

Après la mutilation, les jeunes victimes sont maintenues immobiles, les jambes attachées, pendant deux semaines. D’après les deux exciseuses, les petites filles peuvent de nouveau se livrer à leurs activités habituelles au bout d’un mois.

Fatima se décrit comme la garante d’un code moral. Elle ne fait qu’appliquer la règle et tous ses voisins le savent. Cette femme considère comme “important” que les jeunes filles ne soient pas “souillées” par des rapports sexuels qu’elles solliciteraient auprès des hommes. Fatima et Hawa décrivent leur propre excision comme ayant provoqué une douleur inimaginable, mais restent convaincues que c’est la “bonne chose à faire”. La pression sociale est si forte que les jeunes victimes ne crient pas. Elles répriment leurs cris de douleur de peur d’être méprisées par les filles de leur âge.

Traduction Pauline ARRIGHI

Source Edition CCN Africa via Réseau INTACT/INTACT Network

En Irlande, les autorités lancent l’alerte : des petites filles sont amenées sur le territoire pour y être excisées


Selon une mise en garde de la police et des autorités sanitaires irlandaises, des petites filles sont amenées du Royaume-Uni pour être victimes d’excision en Irlande. Le Ministère de la Santé estime qu’environ 4.000 filles et femmes sur le territoire sont concernées par cette mutilation.

Le Royaume-Uni a mis en place des mesures de lutte contre cette pratique. Des familles sont arrêtées dans les aéroports alors qu’elles essaient d’emmener des filles dans leur pays d’origine pour y subir une excision.

En réaction à ces mesures, des familles vivant en Grande-Bretagne et originaires de Somalie, du Nigeria, du Kenya, d’Egypte et de Malaisie sont soupçonnées de se rendre en Irlande pour contourner les interdictions et faire mutiler leurs filles sur le territoire irlandais.

Claudia Hoareau-Gichuhi, directrice de l’association Akidwa dont le siège est à Dublin, explique que les mutilations sexuelles féminines concernent l’ensemble du territoire irlandais, en ville mais aussi dans les campagnes. Il ne faut pas que la vigilance se limite aux communautés immigrées de Dublin.

En appui à la législation de 2012 qui donne à la police irlandaise la possibilité d’arrêter à la frontière des familles suspectes, le corps enseignant est formé à la détection de signaux qui indiquent qu’une petite fille a été victime d’excision.

Traduction et synthèse : Pauline ARRIGHI

Source : Independant Irish

Excision « à vendre », des échoppes pratiquant des mutilations sexuelles féminines découvertes au Caire


Excision Egypte

Un reporter de la chaîne Youm7 a révélé l’existence de boutiques dans le quartier commerçant du Caire, où des jeunes filles de milieux ruraux sont emmenées pour y subir une excision. Là, une miyazen mutile des jeunes filles en seulement quelques minutes pour 50 livres égyptiennes, soient un peu plus de 6 euros.

En Egypte, les mutilations sexuelles ont été criminalisées en 2008. Malgré l’existence de cette loi, le Ministre de la Santé Adel Adawy révèle que 92% des femmes mariées sont concernées. Ce taux masque de grandes inégalités entre les villes, où il est de 8%, et les zones rurales, où il atteint les 95%. Pourtant également interdite par l’Islam, il est communément admis que cette pratique est un impératif religieux.

La condamnation d’un médecin et du père d’une victime d’excision en janvier 2014, après la mort de la jeune fille, reste de l’ordre de l’exception.

Traduction : Pauline ARRIGHI

Texte intégral en anglais : Cairo Post

Le début de la « saison de l’excision »


Au Kenya, les « grandes vacances » sont aussi appelées « saison de l’excision ». C’est la période durant laquelle les petites filles qui vivent dans les pays occidentaux sont envoyées dans le village d’origine de leurs parents pour y subir cette mutilation.
Anna-Moora Ndege, 86 ans, explique : « les petites filles sont excisées pour qu’une fois mariées, elles soient fidèles à leur époux. Les femmes excisées ne sont pas des traînées qui allument tout ce qui passe, elles ne se comportent pas comme des prostituées. Elles sont dociles à leur mari et ont des rapports sexuels uniquement pour enfanter. »
Agnès Keruba, une autre exciseuse de 62 ans, décrit le rôle central que tient l’excision dans la tribu Kisii, comme c’est le cas dans de nombreuses communautés en Afrique et au Moyen-Orient : « C’est une fête aussi importante que Noël. Tout le monde se réunit autour d’un banquet pour manger, boire et danser ».
Elle ajoute : « l’excision permet à la jeune fille de devenir une femme en bonne santé, son corps contient du sang impur et l’excision la purge ».
La militante anti-excision Ester Ogeto nous alerte : les familles des petites filles sont soumises à des pressions très fortes, même lorsqu’elles vivent dans des pays occidentaux. Les familles craignent que leurs filles deviennent des parias et soient bannies de la communauté. Il y a aussi une importante dimension financière : lors d’un mariage, la famille de la jeune fille reçoit une dot uniquement si celle-ci est excisée.
Le chef de tribu Dixion Kibagendia contribue largement à la perpétuation des mutilations sexuelles féminines. Il invoque lui aussi l’argument de la fidélité. Il va plus loin en affirmant que si la tribu met fin à la pratique de l’excision, elle sera réduite à être l’esclave de l’Occident.
Dans son documentaire « Stop Cutting Our Girls : A Comic Relief Spécial » diffusé en mars dernier, la chaîne britannique BBC 3 a mis en lumière la réalité du danger encouru par des jeunes filles qui vivent au Royaume-Uni d’être excisées en Afrique. Bravant un tabou très ancré, des jeunes femmes britanniques témoignent de la mutilation qu’elles ont endurée pendant les vacances d’été passées dans leur pays d’origine.
Nimco Ali, 31 ans, qui en a elle-même été victime, affirme que la pratique est plus courante qu’on ne le croit : « c’est la fille qui est en cours avec toi ou celle que tu vas croiser à Oxford Street sans savoir qu’elle a été victime d’excision ».
On estime que 65.000 petites filles qui résident au Royaume-Uni encourent le risque d’être excisées en Afrique ou au Moyen-Orient.
Pour lutter contre ces crimes, le Premier ministre David Cameron a  imposé des mesures pour empêcher des personnes de quitter le territoire britannique si elles sont soupçonnées d’emmener une petite fille avec elles pour la faire exciser.
Traduction, pour le GAMS : Pauline ARRIGHI
Source : http://www.dailymail.co.uk/news/article-3143295/When-cut-won-t-slut-looking-men-like-prostitute-utterly-horrifying-encounter-FGM-cutter-women-butcher-young-girls-genitals-razor-blade.html

Afrique de l’Est – Deux films pour lutter contre les pratiques traditionnelles néfastes


Un premier film « Pour Une Vie Sans Lame », un film pour sensibiliser les populations à Djibouti.

Un long métrage dénonçant les mutilations génitales féminines (MGF) vient d’être lancé dans les régions de l’intérieur de Djibouti où cette pratique touche 98% des enfants de sexe fémin âgées de 7 à 8 ans des régions rurales.

Ce film intitulé « Pour Une Vie Sans Lame », écrit par Mme Aicha Mohamed Robleh, ancienne ministre djiboutienne de la Promotion de la Femme, raconte l’histoire d’une petite fille de 6 ans, Linda, que sa grand-mère paternelle emmène en brousse durant les vacances scolaires.

Celle-ci, en concertation avec la mère de sa belle-fille, décident d’exciser la petite Linda, en compagnie de douze autres fillettes, à l’insu de ses parents. Mais ces derniers apprennent la nouvelle et parviennent in extremis à sauver l’ensemble des filles de cette pratique néfaste et dangereuse.

L’ensemble des personnes impliquées dans cet acte est déféré au parquet où des Oulemas, des spécialistes de la santé et des membres d’ONG dénoncent tour à tour à la barre les nombreux méfaits des mutilations génitales.

D’une durée de 80 minutes, ce film en français sera prochainement doublé en langues locales. Les promoteurs du film ont prévu également des séances débats avec les communautés locales après chaque projection.

A Djibouti, l’excision est interdite par la révision du Code pénal du pays entrée en vigueur en 1995, qui prévoit pour les personnes reconnues coupables de ces pratiques une peine d’emprisonnement de cinq ans et une amende d’un million de francs Djibouti (environ 5.600 USD).

Cependant, les MGF restent profondément encrés dans la tradition djiboutienne, notamment dans les milieux ruraux.

Par ailleurs, une enquête réalisée par le Comité nationale de lutte contre les pratiques traditionnelles néfastes (CNPLTN) montre que 82% des femmes interrogées (490 femmes entre 15 et 50 ans) ont subi des MGF.

Selon le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP), chaque année, plus de trois millions de femmes et de filles affrontent le risque des mutilations génitales.

Source : http://french.china.org.cn/foreign/txt/2015-07/01/content_35958924.htm

Un second film « Diffret », qui sort en salle en France, le 8 juillet.

En Éthiopie, Hirut, une jeune fille de quatorze ans, se fait kidnapper à la sortie de l’école par un fermier qui veut l’épouser. Selon une tradition ancestrale locale, les hommes enlèvent celles qu’ils désirent prendre pour femmes. Mais la jeune fille réussit à s’échapper en tuant son agresseur. Accusée de meurtre par la police et mise aussitôt en prison, Hirut risque la peine de mort. Elle est défendue par Meaza Ashenafi, une jeune avocate pionnière du droit des femmes et des enfants en Éthiopie. Si Meaza Ashenafi démontre que l’écolière a agi en légitime défense, défier une des plus anciennes traditions du mariage forcé se révèle ardu…

Bande annonce : Bande annonce Difret

Les Mutilations Sexuelles Féminines, un fléau iranien, aussi


« La MGF [Mutilation Génitale Féminine] est pratiquée en Iran, pour réduire le désir des jeunes filles avant le mariage »

La première étude sur la mutilation génitale féminine en Iran montre que la pratique est effectuée dans au moins quatre grandes provinces tandis que les officiels gardent le silence sur la question, rapporte le quotidien britannique The Guardian vendredi.

Selon les recherches de l’anthropologue social Kameel Ahmady publiées jeudi, la mutilation génitale féminine est plus répandue dans la province méridionale de Hormozgan et ses îles voisines (Qeshm et Hormuz) que dans les autres parties du pays.

« La MGF est pratiquée en Iran, pour réduire le désir des jeunes filles avant le mariage; dans certains cas pour préserver leur chasteté « , a déclaré Ahmady. « L’attitude des officiels et des autorités consiste à nier l’existance de la MGF en Iran. La population iranienne est également majoritairement ignorante à ce sujet ».

Sur une période de 10 ans, Ahmady a rencontré près de 3000 iraniennes qui ont subi des mutilations génitales, ainsi que 1.000 hommes. Sa recherche a été publiée le 4 juin, une date qui correspond à la Journée internationale des enfants innocents, victimes d’agression.

« Je suis retourné en Iran en 2005 pour enquêter sur les MGF et j’ai été choqué de découvrir que c’est arrivé à des membres de ma propre famille » a t-il déclaré.

La mutilation génitale féminine, qui a touché des millions de petites filles et de jeunes femmes vivant dans le monde entier, est antérieure à l’Islam et au Christianisme. Elle a été pratiquée dans de nombreuses cultures et sociétés: les coptes et les chrétiens en Érythrée et en Éthiopie, les Beta Israël, les tribus aborigènes australiens et dans certaines sociétés du Moyen-Orient et d’Asie.

La MGF est généralement pratiquée sur les filles âgées de 4 à 12 ans et peut inclure l’ablation totale ou partielle des parties externes de l’appareil génital.

En Iran, la pratique, dénommée Khatne ou Sonat, est habituellement effectuée en dehors de l’hôpital, sans anesthésie, par des sages-femmes amateurs, au moyen de rasoirs tranchants.

« Dans les régions où l’on pratique des MGF, malheureusement, ce sont souvent les mères qui insistent pour que leurs filles se fassent « opérer »‘ a déclaré Mehrangiz Kar, un avocat iranien des droits de l’homme.

« Quand les gens en Iran ont appris pour la première fois, il y a sept ou huit ans, que les femmes se faisaient mutiler, ce fut un choc culturel », a affirmé Rayehe Mozafarian, une écrivaine qui a publié un livre sur la question.

Elle avoue avoir contacté le vice-président iranien en charge des affaires féminines, Shahindokht Molaverdi, qui a entendu sa proposition de campagne nationale visant à mettre fin aux MGF.

« La majorité des femmes mutilées à qui j’ai parlé, défendaient les MGF, en disant que c’est une tradition qui existe depuis de nombreuses années », a déclaré Ahmady. « Certaines mamans sunnites se vantaient même que leurs filles soient plus vertueuses que la majorité des filles chiites parce qu’elles avaient été mutilées. »a t-il ajouté.

Source : http://www.i24news.tv/fr/actu/international/moyen-orient/73825-150605-iran-les-mutilations-genitales-feminines-etude

28 Too Many : une campagne britannique contre l’excision !


Article original, reblogué de Sans Compromis, animé par Sophie B.

https://sanscompromisfeministeprogressiste.wordpress.com/2015/05/19/une-campagne-contre-lexcision/#like-8958

L’association 28 Too Many est à l’origine d’une campagne contre les mutilations sexuelles faites aux femmes. Elle détourne de manière impactante les drapeaux de quelques pays pour dénoncer ces pratiques.

actu_26437_BandeauFiche2013

Ces pratiques sont effectives en Afrique, aux Etats-Unis, en Australie, en Asie, au Moyen-Orient et dans de nombreux pays en Europe.

Chaque année, trois millions de filles subissent des MGF (Mutilations génitales féminines). Face à ce chiffre désespérant l’association 28 Too Many a décidé de frapper fort afin de sensibiliser l’opinion publique et lui indiquer les différents moyens de lutter contre ce fléau.

Cette campagne mondiale est signée Ogilvy & Mather London.

 

actu_26437_Diaporama1actu_26437_Diaporama2actu_26437_Diaporama3actu_26437_Diaporama4actu_26437_Diaporama5actu_26437_Diaporama6

Dans le sud de la Thaïlande, les autorités ferment les yeux sur les mutilations sexuelles féminines


Les mutilations sexuelles féminines, interdites par l’OMS, semblent être pratiquées communément dans les trois provinces du sud à majorité musulmane. Et les responsables locaux ne réagissent pas.

Dans la majorité des Thaïlandais sont bouddhistes, le département de la santé publique dit que les mutilations sexuelles féminines ne sont pas pratiquées. Mais dans les trois provinces les plus méridionales de Yala, Narathiwat et Pattani, les musulmans malais sont majoritaires. Certains sont enfermés dans un conflit insoluble avec le gouvernement thaïlandais, qui les considère comme des insurgés. « Ici », la sage-femme Dah dit : « j’ai coupé les filles, à  presque tous les naissances féminines, auxquelles j’ai assisté ».

Juste en face de la frontière en Malaisie, une étude menée en 2011 a montré 93% des femmes musulmanes ont été excisées compris dans l’état de Kelantan à la frontière de la Thaïlande, qui est culturellement et religieusement similaire à la Pattani. La pratique remonte à plusieurs siècles pour les musulmans vivant dans la péninsule malaise.

L’intégralité de l’article en anglais (ci-dessous). Source : http://www.theguardian.com/global-development/2015/apr/01/thailand-muslim-south-authorities-blind-eye-fgm-who

By Gabrielle Paluch in Pattani province

Preparing for the cutting … a woman sterilises her tools, including a small pair of scissors. Photograph: Lillian Suwanrumpha

Preparing for the cutting … a woman sterilises her tools, including a small pair of scissors. Photograph: Lillian Suwanrumpha

The midwife at the clinic in Pattani prepares the tools to cut eight-week-old Amiyah. Photograph: Lillian Suwanrumpha

The midwife at the clinic in Pattani prepares the tools to cut eight-week-old Amiyah. Photograph: Lillian Suwanrumpha

Eight-week-old baby Amiyah grimaces when sunlight falls on her face as though she isn’t used to the idea of having been born yet. On a Saturday afternoon, in Thailand’s southern Pattani province, her Muslim mother has brought her to a small clinic so midwife Dah can slice her clitoris for sunat. The practice, a form of female genital mutilation (FGM), has been banned by the World Health Organisation.

In majority Buddhist Thailand, the public health department says FGM does not happen. But in the three southernmost provinces of Yala, Narathiwat and Pattani, ethnic Malay Muslims are a majority. Some are locked in an intractable conflict with the Thai government, which labels them insurgents. Here, midwife Dah says she has cut almost all female births she has attended.

“Her clitoris is so small,” says Dah, 64, who seems a little flustered as she swabs the crying baby’s vulva with alcohol with her gloved hands. Despite her experience, she is having difficulty finding the clitoris as the baby squirms on the operating table. She holds a sterile surgical blade, for which she has fashioned a handle out of tin foil.

After five long minutes, during which the baby cries relentlessly and the mother tries to comfort her, the incision is finally made. The midwife mops up a drop of blood with a cotton swab, recites the name of God, and declares the baby “circumcised”.

“I feel relieved that I have done my duty,” the mother says.

The conflict in the southern Thailand can make it hard for women to access healthcare, according to Dr Sudarat Teeraworn, a public health supervisor for maternal health in neighbouring Yala province. Sudarat says FGM isn’t on the health ministry’s agenda – though according to her, almost every Muslim baby girl in the south is cut.

“There are no laws about it because there are not many health consequences, and it’s a cultural practice,” she says.

Thai health authorities have taken a pragmatic approach, apparently turning a blind eye.

FGM as practised in Thailand falls under type IV in the WHO’s classification, which involves pricking, piercing, incising, scraping and cauterisation. Types I and II involve excision of either clitoris or labia or both, and type III includes a procedure where the vulva is sutured together after removal of the clitoris and labia. The WHO says the procedure has no known health benefits, arises from a deep-seated gender-bias, and amounts to a violation of both children’s and women’s rights.

Just across the border in Malaysia, a study conducted in 2011 showed 93% of Muslim women have been cut, including in Kelantan state on Thailand’s border, which is culturally and religiously similar to Pattani. Though the practice dates back centuries for Muslims living across the Malay peninsula, Malaysia’s highest religious authority did not issue a fatwa until 2009 requiring the cutting of all Muslim women.

Malaysia’s fatwa has put health workers in an awkward position. As women increasingly give birth in hospitals, mothers looking for a safe way to cut their female babies are essentially asking doctors to break WHO guidelines.

To reduce the prevalence of FGM in Malaysia , Saira Shameem, who works for the UN Population Fund (UNFPA) in Kuala Lumpur, is working with health authorities to make the practice symbolic, with a routine alcohol swab performed by obstetricians at birth. “What the fatwa does not do, is it does not specify what the procedure should be,” she says, “that allows us an avenue to define the procedure in a non-invasive, non-harmful manner and shift the practice accordingly.”

In southern Thailand women are also increasingly giving birth in hospitals. Traditional midwives who pass their trade on from generation to generation are disappearing, and mothers are increasingly having their babies cut by doctors.

Many women in southern Thailand don’t even know they’ve been cut until adulthood, when they read about it. The practice is not talked about.

Dr Patimoh Umasa is one of the only female doctors in Yala, where she runs a small clinic on the edge of the city’s Muslim quarter. She knows the WHO guidelines, and doesn’t believe what she does directly contravenes them. “If it is done by a doctor and they are using the right technique, then never mind,” she says. “It’s just a little. Just an incision, no excision.”

But doctors such as Nawal Nour, director of the Global Women’s Health Centre at Harvard Medical School, believes a “right technique” does not exist. “There are girls who suffer short and long-term consequences, even from type IV,” she says. “The clitoris on a baby girl is tiny, and in error, cutters can remove it completely. Also botched jobs can lead to haemorrhage, infection, sepsis and death.”

Back in Pattani, Peung, 33, has gathered her family together to watch her eight-month-old daughter, Mia, being cut by her mother-in-law, who is sterilising a pair of nail scissors with alcohol. Some of Mia’s cousins are playing on the floor in the living room.

Peung’s two older daughters are curious. “What are they doing? Will it hurt?” they ask. “Sunat, we all must do it,” Peung responds. “The children are so eager, but it is not good for them to watch this. It will become a phobia for ever.” She caresses her youngest infant, about to be cut. “At least she doesn’t know what’s going on here.”

The baby’s grandmother draws blood from the clitoris with the curved tip of the nail scissors, a technique she says she developed herself to be safer. Mia cries loudly.

Peung is pleased her daughter is now “complete”, but she isn’t sure why. “I don’t know what the benefit is behind it, but I believe there must be one. I know the prophet said it is desirable for the husband when women are cut. Actually in Islam we believe that women have more desire than men, so there must be something to control the women, give them humility and modesty – and this could be one way to do it. Maybe in the future the scientists will find out and then we will know the benefit. All the girls here in the south do it.”

Some names have been changed

Les piercings intimes considérés comme «mutilations génitales féminines» au Royaume-Uni


Cette annonce du Département de la Santé fait bondir les professionnels du tatouage et piercing outre-Manche, comme le relate la BBC. L’un d’eux déclare à ce sujet : «comparer des mutilations génitales féminines à des piercings corporels consensuels en amoindrit la gravité. Les mutilations sont souvent commises de force sur  des mineures et sans aucun consentement».

Source : http://www.liberation.fr/direct/element/2238/

L’article en anglais :

Counting genital piercings as FGM ‘undermines’ abuse says union

Woman in silhouette

All women who have « intimate piercings » will be classified as having suffered female genital mutilation (FGM), the Department of Health says.

Even if an adult consents to having it done, she will still be said to have undergone a « harmful procedure ».

The Department of Health says it will take « every precaution » to record « abusive » genital piercings.

But the Tattoo and Piercing Industry Union (TPIU) has told Newsbeat body piercing is « in no way related » to FGM.

« It undermines the serious nature of FGM to in any way compare it to a consensual body piercing. FGM is often carried out on minors by force and clearly without consent, » says spokesman Marcus Henderson.

More than 200 FGM-related cases were investigated by the police nationally in the past five years.

The government advises you to contact the NSPCC if you or someone you know is worried about FGM – and if there is immediate risk you should tell the police.

Ear with multiple piercings

« Most responsible piercers won’t do any intimate piercings on anyone under the age of 18, » says Mr Henderson.

« Now we’re faced with a situation where men are able to make up their mind and consent to an intimate piercing where women are not. »

One London-based professional piercer, who wanted to remain anonymous, says his customers do not consider genital piercings to be at all similar to FGM.

His clinic offers a range of « intimate piercings ». For women these include the clitoral hood, the Christina (where the outer labia meet) and the fouchette, which is done at the back of the vulva and can only be performed on people with enough loose skin.

« It’s nothing to do with mutilation, » he says. « I think [piercing] is more to do with adornment of the body or the discovery of new sensations. »

He says he thoroughly checks photo identification before undertaking any piercing work and would never do a procedure on anyone under the age of 18.

Tongue piercing

« The most popular piercing of the female genital would be clitoral hood, » he explains.

« It’s pretty much the safest piercing of all the female genital piercings, if it’s done correctly of course, so I really don’t see how that could be considered mutilation. »

He explains that « not everyone can have every single piercing done ». In the past he has refused to perform genital piercings on women who have « anatomical unsuitability » because it would be dangerous for them to undergo the procedure.

He wants more regulations in the piercing to be introduced by the government, to ensure the health and safety of clients who wants these kinds of body modifications.

Scalpel

A Department of Health spokeswoman said: « While there are challenges in this area and adult women may have genital piercings, in some communities girls are forced to have them.

« The World Health Organisation has quite rightly defined this as a form of FGM.

« The new data collection will help build a picture of the scale and the nature of the problem we are facing. We are continually working on ways to improve and develop the NHS response to this terrible practice. »

About 170,000 women and girls are thought to be living with FGM in the UK.

More than 2,600 women and girls who went through FGM have been treated by the NHS since last September – of those, 499 women and girls with FGM were seen by the NHS in England in January alone.

Last week, a report suggested police, midwives and campaigners were still confused about whether designer vagina operations – known as labiaplasty – were included in FGM laws.

The government has said it has no plans to amend the Female Genital Mutilation Act 2003 to specifically include cosmetic surgery on the genitals.

In its report the Home Affairs Select Committee of MPs said the Act should be changed to make it clear these procedures would be a criminal offence if done on girls under 18, unless for mental or physical health reasons.

Follow @BBCNewsbeat on Twitter, BBCNewsbeat on Instagram andRadio1Newsbeat on YouTube

#8marstoutelannée GAMS Rhône-Alpes #partoutenFrance


Semaine Ciné « Droit des femmes » au Ciné Mourguet, à Sainte-Foy-les-Lyon

Jeudi 12 mars à 20h00

• NOIRES DOULEURS
France – 2008 – 53min – Documentaire de Lorène Debaisieux

Quatre Françaises d’origine africaines racontent l’excision qu’elles ont subie. Elles témoignent aussi de leur combat pour que les petites filles, même en France, ne subissent ni cette mutilation, ni la pratique des mariages forcés.
Aux antipodes de la simple dénonciation, un film positif et plein d’espoir.

Avec Albertine Pabingui, anthropologue, de la Fédération Nationale du GAMS. L’association se bat contre les mutilations sexuelles, les mariages forcés et précoces.
Egalement présents : le FCI et la fondation marocaine YTTO (pour la réhabilitation et l’hébergement des femmes victimes de violences).

Plus d’infos :

http://www.petit-bulletin.fr/lyon/cinema-concours-fiche-2784.html

et http://www.cinemourguet.com/

A l’occasion du 6 février 2015, journée internationale de lutte contre les mutilations sexuelles féminines !


A l’occasion du 6 février 2015, journée internationale de lutte contre l’excision :

Paris et Région Parisienne :

Le 4 février, par Excision, parlons-en et ses partenaires, Rencontre-Débat « Prévention de l’excision en France : défis et réponses », avec signature Sébastien DENAJA, député 7ème circonscription de l’Hérault et Catherine COUTELLE, Députée de la 2ème circonscription de la Vienne, Présidente Délégation aux Droits des Femmes de la Charte Excision, parlons-en. Plus d’informations : http://www.excisionparlonsen.org/agenda/

Le 5 février, par l’association Marche en Corps, avec la Fédération nationale GAMS et l’Unité de soins aux femmes excisées de Saint-Denis, de 12 h 00 à 14 h 00, réunion sur les violences faites aux femmes et les Mutilations Sexuelles Féminines, organisée par la Ville de la Courneuve, Maison de la Citoyenneté, 33 avenue Gabriel Péri, LA COURNEUVE (93).

Le 6 février, par Femmes Solidaires et ses partenaires, la projection du documentaire « Kimbidalé », réalisé et écrit par Emmanuelle Labeau, Auditorium Hôtel de Ville de Paris, réservation obligatoire femmes.solidaires@wanadoo.fr Toutes les informations sur le site de Femmes Solidaires http://www.femmes-solidaires.org/?6-fevrier-journee-internationale

Le 6 février, par Espoir et combat de femmes et ses partenaires, #Non a l’Excision, rassemblement, Place des Innocents, à Paris, à 18 h 00. Evènement Facebook https://www.facebook.com/events/1530077823925083/

Le 7 février,  par la Fédération nationale GAMS et ses partenaires , »L’excision en dehors du continent africain », Mairie du 20ème, à Paris, à 14 h 00. Evènement Facebook https://www.facebook.com/events/1585674358334174/

Le 9 février, par l’association Entraide et Espoir et ses partenaires, « Les méfaits de l’excision et les défis de l’abandon », Mairie du 19ème, Salle du Conseil, Place Armand Carrel, à 14 h 30.

Lyon et Région Rhône-Alpes

Le 6 février, par le GAMS Rhône-Alpes, Projection du film documentaire « Noires Douleurs », suivi d’un récit et d’un débat, à l’Espace PESTOURIE, Salle Magnolia, Square Grima, 69500 BRON.  Contact, renseignements pour les projections, la chargée d’accueil GAMS Rhône-Alpes au 04 72 61 13 11 ou Albertine Pabingui, Coordinatrice, au 06 59 51 05 05

Marseille et Région Provence-Alpes-Côte d’Azur

Le 6 février,  dans le cadre de la journée internationale contre l’excision, l’Union des Femmes du Monde Noir-GAMS PACA-Sud, la Coordination Marche Mondiale des Femmes des Bouches-du-Rhône et les partenaires associés vous invitent 13h30 – Accueil, café solidaire, visite des stands…; 14h – Allocutions ; 14h15 : Projection du film « Femmes assises sous le couteau » avec la réalisatrice Laurence Petit-Jouvet ; 14h50 – Table-ronde : présentation de l’UFM-Gams-Sud et son action contre l’excision ; intervention de l’équipe du Pr Agostini du service gynécologique de l’hôpital de la conception et témoignages des partenaires ; 15h – Pause 15h30 – Exposé et témoignages de la Coordination MMF PACA – Échanges et débats avec la salle ; 16h15 – Animation musical

Reims et Région Champagne-Ardenne

Le 12 février, dans le cadre de la journée internationale contre les mutilations sexuelles féminines, le GAMS Champagne-Ardenne, avec la participation de l’école de sages-femmes du CHU de Reims, organise une soirée de sensibilisation et d’échanges sur cette thématique, le jeudi 12 février 2015, à 20 h 00, Amphithéâtre 3, Rez-de-Chaussée de l’Institut Régional de Formation, Hôpital Maison Blanche, 45 rue Cognacq-Jay, 51100 REIMS, Contact Sophie SOUMARE, Directrice GAMS Champagne-Ardenne, 06.32.22.79.99.

Pour tout le monde ! 

« Non à l’excision » : le message est lancé.

Le logo est disponible ci-dessous. Facile à reproduire, copier-coller et vous faire photographier, vous pouvez donc le faire vous-même, chez vous.
Dans tous les cas, nous vous invitons à vous faire photographier avec cette image et à la poster sur les réseaux sociaux accompagnée de la mention ‪#‎nonalexcision‬ afin d’apporter votre soutien dans la lutte nécessaire contre les mutilations sexuelles féminines Ici, et là-bas.

Merci à vous tous de jouer le jeu à l’unisson. Non à l'excision

Premier procès concernant l’excision en Angleterre


Le procès d’un médecin britannique accusé d’ exercer des mutilations génitales féminines, a débuté lundi dernier. C’est la première poursuite du Royaume-Uni alors que la pratique a été interdite depuis 1985 .

Le Dr Dhanuson Dharmasen a prétendument effectué une mutilation sexuelle féminines, en Novembre 2012 sur une femme de 24 ans, peu de temps après elle a donné naissance à son premier enfant à l’Hôpital de North London Whittington . Hasan Mohamed , 41 ans, est accusé d’encourager ou d’aider Dharmasena pour effectuer la procédure .

La suite pour les anglophones :

Mohamed’s connection to the patient is being withheld in order to protect her anonymity.

Both men appeared at Southwark Crown Court on Monday and have pleaded not guilty, the Guardian reports.

Dharmasena is charged with carrying out FGM contrary to a section of the United Kingdom’s Female Genital Mutilation Act 2003 and if found guilty, could face a prison term of up to 14 years. Mohamed is charged with one count of aiding, abetting, counseling or procuring Dharmasena to perform FGM, and another count of encouraging or assisting someone to carry out an offense of FGM contrary to the Serious Crime Act, Reuters reports.

FGM typically falls under four categories, according to the World Health Organization (WHO). Type 1 is the partial or total removal or the clitoris and, in rare cases, the clitoral hood; type two is the partial or total removal of the clitoris and the labia minora, with the possibility of removing the labia majora; and type three is the more extreme narrowing of the vaginal opening by removing and sewing together the inner or outer labia, which may or may not include removing the clitoris. Type four is “all other harmful procedures,” which includes pricking, piercing or cauterizing the female genitals.

Short and long-term health consequences from FGM procedures can in some circumstances include hemorrhaging, infection, psychological trauma and death. Advocates against the procedure say there are no medical benefits, but those pushing for FGM to end in the countries where it’s most popular face an uphill battle against thousands of years of a deeply ingrained cultural practice.

The practice is typically performed by traditional midwives and, increasingly, trained doctors and physicians. In many of the communities where FGM is prevalent, there is a belief that young girls are not marriageable without the procedure.

The woman in the U.K. case, referred to as “AB” in court, reportedly underwent FGM as a 6-year-old in Somalia, when a section of her labia was sewn together, leaving only a small hole for menstrual blood and urine but too small for safely giving birth, according to Reuters.

Defibulation, or re-opening the vagina, is commonly needed for FGM survivors about to give birth, and was required in AB’s case during delivery, the court heard.

But AB allegedly underwent re-infibulation, or sewing the labia together again after giving birth. The stitching or re-stitching together of the labia is an offense under section 1 of the United Kingdom’s Female Genital Mutilation Act 2003.

Prosecutor Kate Bex told the jury the details of the trial might be different to typical depictions of FGM, the Guardian reports.

“If you do know a little about FGM, you may be expecting to hear that the offense took place in a back street clinic by an unqualified and uncaring person on a young child. This trial is quite different,” she said, because the incident took place in a hospital, and was performed on an adult woman.

For activists and groups who have worked for years to bring forward prosecutions under the FGM law, the trial is a historic moment.

« The trial is a major step in the right direction and a watershed moment for organizations that have been working on eliminating FGM for several decades,” said Mary Wandia, FGM program manager at Equality Now, an international human rights organization, in a statement emailed to Newsweek.Equality Now advised the Metropolitan Police in their investigation.

“It sends a very strong message that FGM is not only against the law, but also that the law will be effectively implemented. It also illustrates that FGM does indeed still happen in the U.K. and that girls and women continue to be at extreme risk.”

Wandia added that the U.K. still needs more support and availability of “safe spaces” for women and girls who have survived or are at risk of FGM, and more health professionals need to share information on the practice.

In July, Equality Now and London’s City University released figures showing137,000 women and girls who had undergone FGM were living in England and Wales in 2011. The figures were published during the Girl Summit, held in London last July, which mobilized efforts to end FGM and child marriage, two practices that often overlap.

In many parts of the world, FGM persists at extremely high rates; 91 percent of girls and women in Egypt and 98 percent in Somalia have undergone undergone FGM, according to UNICEF. In addition, a recent report by Religion News Service showed that the medicalization of the procedure could be leading to higher rates of FGM taking place in some African countries.

However, Al Jazeera America recently reported that an unintended consequence of the Ebola outbreak in West Africa has been declining rates of FGM in one of the hardest-hit countries, Sierra Leone, after concerns that midwives who traditionally perform FGM could transmit the disease.

#Nonalexcision


C’est parti pour une grande Opération d’un mois contre l’Excision :

Pour le logo du happening du 6 février, nous avons choisi une image forte. Aussi, nous nous sommes appropriés le panneau de circulation rond et rouge signifiant « sens interdit ».
Ce logo est pour nous important, car il reste efficace en toute circonstance.
On comprend tout de suite qu’il s’agit d’une opposition, d’un refus, d’un rejet pur et simple de cette pratique néfaste qu’est l’excision par l’inscription Non à l’excision dans le cadre blanc.

« Non à l’excision » : le message est lancé.

Le logo est disponible dans l’onglet « photos » de la Page Facebook « Non à l’excision, ici et là-bas ». Facile à reproduire, copier-coller et vous faire photographier, vous pouvez donc le faire vous-même, chez vous.
Dans tous les cas, nous vous invitons à vous faire photographier avec cette image et à la poster sur les réseaux sociaux accompagnée de la mention #nonalexcision afin d’apporter votre soutien dans la lutte nécessaire contre les mutilations génitales féminines Ici, et là-bas.

Merci à vous tous de jouer le jeu à l’unisson.

Non à l'excision

Le Rapport UNICEF sur l’excision dans le monde est ENFIN disponible en Français !


Merci à Excision, parlons-en ! #stopalexcision

Commençons l’année 2015 avec une excellente nouvelle: le bilan statistique de l’UNICEF sur les mutilations sexuelles féminines dans le monde est disponible en français!

Retrouver le lien vers ce rapport inédit sur le site de la Mobilisation Excision, parlons-en ainsi que le « 3 questions à » Carole VIGNAUD, responsable des programmes et du plaidoyer international chez UNICEF France.

http://www.excisionparlonsen.org/unicef-le-rapport-mondial-sur-lexcision-desormais-disponible-en-francais/

Une condamnation en Guinée-Bissau, pour l’excision de 3 filles – Mère, Père et Exciseuse


Vendredi 19 Décembre 2014-Une Bissau guinéenne a été condamnée vendredi à une peine de 3 ans de prison pour l’excision de ses trois filles en septembre dernier , apprend on d’une source judiciaire.

La justice a requis une peine de 3 ans de prison assortis d’une amende de 500.000 FCFA à l’encontre d’une femme qui avait fait exciser ses trois filles.

L’exciseuse écope de la même peine tandis que le père d’une des filles a été condamné à 12 mois de prison assortis d’une amende de 187.000 FCFA.

Selon la presse , les faits ont été dénoncés auprès des autorités judiciaires par une voisine ayant requis l’anonymat.

On considère qu’environ 100 à 140 millions de femmes ont subi une excision (principalement en Afrique). Environ 2 millions de fillettes sont susceptibles de subir une telle mutilation tous les ans.

Source : http://koaci.com/guinee-bissau-mere-condamnee-prison-pour-avoir-excise-filles-97323.html

Koaci.com

Excision des filles en Guinée-Conakry


Deux millions de filles excisées en Guinée-Conakry chaque année – ‘Les mutilations génitales féminines (Mgf) touchent chaque année en Guinée plus de deux millions de filles âgées de 4 à 15 ans», a déclaré lundi à la PANA, Mme Aissatou Barry, présidente de l’Association guinéenne des assistantes sociales (Aguidas).
Mme Barry a souligné que les Mgf restent une des pires agressions sexuelles en Guinée où, grâce à un numéro vert (le 116), mis à la disposition de l’Association, une exciseuse a été prise «en flagrant délit» sur une fille de 15  ans en 2013.

Cette exciseuse a été condamnée à deux ans de prison ferme et au payement d’une amende d’un million de francs guinéens  (environ 150 dollars américains), la première du genre dans le pays.

Un protocole sur l’abandon de l’excision a été signé récemment entre l’Etat guinéen, à travers le ministère de l’Action sociale, de la Promotion  féminine, de l’Enfance, celui de la Coopération et l’ambassade des Etats-unis d’Amérique.

Selon le Plan stratégique national de l’abandon des mutilations génitales féminines 2012-2016 publié par le ministère des Affaires sociales, de la Promotion sociale et de l’Enfance, les Mgf touchent 96% de la population féminine guinéenne, faisant du pays le premier des 28 pays africains les plus touchés par la pratique.

La présidente de l’Aguidas souligne que les Mgf font partie désormais des violations flagrantes des droits fondamentaux des femmes en croissance dans tous les secteurs du pays, notamment les familles, les institutions, les centres de prise en charge, les bureaux, entre autres.

«Ces  pratiques deviennent particulièrement pernicieuses dans le cadre des violences verbales, mais aussi des violences relatives aux agressions sexuelles», a-t-elle souligné.

Elle classe les violences dans trois catégories qui, selon elle, se manifestent par des coups et blessures volontaires ou involontaires, des séquestrations et des assassinats.

Elle dénonce également les violences sexuelles qui touchent beaucoup plus les adolescentes que les enfants et les femmes.

«Souvent, nous recevons aussi des enfants qui sont victimes de viols commis par pénétration (…) Certaines agressions sexuelles ne sont pas prises en compte par le législateur guinéen. C’est le cas par exemple du harcèlement sexuel qui n’est réprimé dans aucun de nos codes», a-t-elle regretté.

Mme Barry rappelle qu’en 2013,  l’Aguidas a reçu 47.000 appels sur lesquels quelque 26.032 cas de violences basés sur le genre, soit 53,5 pour cent, ont été recensés et parmi lesquels il existait aussi des cas de violences physiques, notamment entre 28 et 30 pour cent, tandis que les cas de violences sexuelles étaient de l’ordre de 36 à 70 pour cent.

Source : http://www.afriquejet.com/afrique-ouest/14295-excision-des-filles-en-guinee-conakry.html

La Convention d’Istanbul : un outil pour mettre fin aux mutilations sexuelles féminines  


image001

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Table Ronde organisée par Amnesty International, le Conseil de l’Europe, le Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes et la Fédération nationale GAMS

 Paris, Lundi 15 décembre 2014

14h30-16h30

 

Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes

DGCS, 10 Place des Cinq Martyrs du Lycée Buffon, 75014 PARIS

 

Salle 2176R  (2ième étage)

 

CONTACT (confirmation de participation et accès)

Mme Stéphanie FAUCONNIER : 01 40 56 86 00 – stephanie.fauconnier@social.gouv.fr

 

 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que 100 à 140 millions de femmes et de filles ont subi des mutilations génitales féminines (MGF) et que quelques 3 millions risquent chaque année d’y être soumises. La pratique est largement répandue dans de vastes régions d’Afrique, du Moyen-Orient et dans certaines communautés d’Asie et d’Amérique latine. En Europe, elle est fréquente dans certaines communautés issues de pays où les MGF restent une tradition. Le nombre exact de femmes et de filles vivant avec des MGF en Europe reste inconnu, bien que le Parlement européen l’estime à environ 500 000 dans l’Union européenne. En France, on estime à plus de 50 000 le nombre de femmes excisées.

 

L’excision est une grave atteinte au droit à l’intégrité physique des femmes et filles. Il est donc crucial que la communauté internationale, les gouvernements et la société civile se mobilisent contre cette forme de violence fondée sur le genre. Pour cela, il est nécessaire de développer des stratégies et plans d’action visant avant tout à prévenir la pratique et à transformer les croyances, stéréotypes de genre et comportements sociaux. Les femmes et filles affectées par les MGF ou en danger doivent pouvoir trouver des structures d’assistance efficaces, notamment des services de santé, pour répondre à leurs besoins.

 

La Convention d’Istanbul est le premier traité à reconnaître l’existence des MGF en Europe et la nécessité de les combattre d’une manière globale et systématique. La Convention exige des Etats parties qu’ils intensifient les mesures préventives en s’adressant aux communautés concernées mais aussi à l’ensemble de la société et aux professionnels confrontés à des femmes excisées ou des filles qui risquent de l’être. Elle impose l’obligation d’offrir protection et assistance aux femmes et aux jeunes filles en danger quand elles en ont le plus besoin.

 

Les résultats du 4e cycle de suivi de la mise en œuvre de la Recommandation Rec (2002) 5 sur la protection des femmes contre la violence dans les Etats membres du Conseil de l’Europe indiquent que moins de la moitié des 46 Etats membres ayant répondu appliquent une politique nationale relative aux MGF. En 2013, la France a modifié sa législation afin d’incriminer l’incitation à subir une mutilation génitale féminine, dans l’esprit de la Convention d’Istanbul.

 

L’objectif de la table ronde sera de présenter la valeur ajoutée de la Convention d’Istanbul en matière de lutte contre les MGF.  Un guide sur l’utilisation de la Convention en tant qu’outil pour mettre fin aux MGF sera présenté à cette occasion.  Récemment publié par le Conseil de l’Europe et Amnesty International, ce guide donne aux responsables politiques et aux défenseurs des droits des femmes des orientations sur la manière dont les dispositions de la Convention d’Istanbul doivent être appliquées afin de mettre fin à la pratique en Europe et au-delà.

 

La table ronde sera également l’occasion pour les représentants des différents ministères et de la société civile d’être informés des actions d’autres pays européens pour lutter contre les MGF et d’échanger sur leurs propres pratiques.

 

—————————–

 

 

Accueil et introduction

Mme Stéphanie SEYDOUX, cheffe du service des Droits des Femmes, Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes

 

Tour d’horizon de la Convention d’Istanbul et les MGF 

  1. Johan FRIESTEDT, administrateur, mécanisme de suivi de la Convention d’Istanbul, Division de la traite des êtres humains et de la violence à l’égard des femmes, Conseil de l’Europe

 

La lutte contre les MGF en Europe : vers une action coordonnée

Mme Elise PETITPAS, Représentante de la Campagne européenne  « END FGM » European Campaign, Amnesty International (Bruxelles)

 

La lutte contre les MGF en France : l’action des associations

Mme Isabelle GILLETTE-FAYE, sociologue et directrice de la Fédération Nationale GAMS (Groupe pour l’abolition des mutilations sexuelles, des mariages forcés et autres pratiques traditionnelles néfastes à la santé des femmes et des enfants). Présentation d’exemples concrets de suivi et d’application de la Convention d’Istanbul.

 

Echange avec les intervenants

La tradition de l’excision est parfois plus forte que les lois


Le photographe Siegfried Modola a assisté à une cérémonie d’excision au Kenya, pays africain où cette pratique a été bannie il y a trois ans. Mais elle reste un rite de passage obligatoire.

Les jeunes filles Pokot quittent leur maison avant le début de leur cérémonie d’excision, dans un village qui se trouve à environ 80 km de Marigat, dans le comté de Baringo.
Image: Siegfried Modola/Reuters

L’excision est interdite au Kenya depuis 2011. Le poids des traditions est pourtant plus fort que la loi. Dans ce pays où, selon l’ONU, un quart des femmes et des filles ont déjà subi des mutilations génitales, cette pratique reste un rite de passage obligatoire.

Dans les zones rurales du Kenya, les jeunes filles doivent franchir cette étape pour devenir des femmes et pouvoir se marier.

Recouvertes d’une peau de bête et de peinture blanche, les adolescentes kényanes se font exciser sur une pierre, avec un rasoir. La souffrance est atroce mais fait partie du rite. «Fière» que sa fille participe à la cérémonie, une femme de la tribu Pokot s’est confiée à Reuters: «La douleur la rendra forte. Elle va montrer au reste de la communauté qu’elle peut endurer cela.»

Le photographe de Reuters Siegfried Modola s’est rendu en octobre dernier chez les Pokot, dans une zone rurale du comté de Baringo, où il a pu assister à une cérémonie d’excision.

ATTENTION CES IMAGES PEUVENT CHOQUER! L’excision chez les Pokot du Kenya

Source :  AB/agences (Newsnet), dans la Tribune de Genève

Fuyant l’excision, une centaine de Tanzaniennes se réfugient chez les religieuses


APA

Plus d’une centaine de filles du district de Tarime (nord de la Tanzanie) ont trouvé refuge dans un centre d’accueil de religieuses de crainte d’être excisées vu qu’on s’approche de la saison de l’excision, apprend-on samedi.
‘’Nous leur avons rendu visite la semaine dernière. Elles sont plus d’une centaine au Centre de lutte contre les mutilations génitales féminines (Termination of Female Genital Mutilation) de Masanga, dans le même district de Tarime », a indiqué à APA, Valérie Msoka, directrice exécutive de l’Association des femmes tanzaniennes des médias (Tanzania media women association, TAMWA).

Cette association de femmes journalistes se trouve à l’avant-garde de lutte contre les mariages précoces, l’excision et toute autre forme de violences contre la femme en Tanzanie.

‘’Ce sont des filles âgées de 10 à 16 ans. Elles ont dit non à l’excision et elles sont allées au centre de Masanga », a poursuivi Valerie Msoka, soulignant que son organisation leur avait donné des denrées alimentaires et du matériel de toilette, en plus du plaidoyer qu’elle ne cesse de mener pour elles.

Les séances d’excision collective ont généralement lieu en novembre et décembre dans le district de Tarime, près de la frontière avec le Kenya.

Selon Sœur Germaine Bayibika, directrice du Centre de Masanga, citée par le quotidien gouvernemental Daily News, beaucoup d’autres jeunes filles craignant d’être excisées pourraient frapper à la porte de sa petite structure dans les prochains jours.

Selon cette religieuse de la congrégation des Filles de la Charité (Daughters of Charity), le nombre pourrait monter jusqu’à 500.

Le nombre augmente chaque année depuis la création du centre en 2008.

Pendant la saison de l’excision, le Centre de Masanga est gardé par la police.

‘’Nous sommes prêts à protéger les filles de Tarime », a assuré le commandant de la police dans le district, Benedict Mambosasa cité par le Daily News.

Le chef de police a appelé les ‘’ngaribas » (en langue locale, exciseuses) à cesser immédiatement cette pratique.

‘’J’ai déjà une liste de 19 ngaribas et une d’entre elles s’est livrée et m’a promis de ne plus y prendre part. Je vais chercher les autres », a assuré Mambosasa.

Les femmes qui président aux cérémonies d’excision en tirent des revenus payés par les parents ou les tuteurs des filles excisées.

En décembre 2013, la police tanzanienne avait arrêté 38 femmes soupçonnées d’avoir procédé à l’excision d’un groupe d’une vingtaine de fillettes et adolescentes dans le district de Same (nord).

L’excision est officiellement interdite en Tanzanie depuis 1998 et est passible de 15 ans de prison, mais continue d’être largement pratiquée dans certaines régions, surtout dans le nord et le centre du pays.

Selon certaines études, environ 15% des filles et femmes tanzaniennes, soit plus de trois millions de personnes, ont subi des mutilations génitales.

L’excision est généralement réalisée sans anesthésie, à l’aide d’un couteau ou d’un rasoir. L’opération est source d’hémorragies et d’infections qui entraînent parfois la mort.

Dans certaines communautés de Tanzanie, les femmes non excisées subissent un ostracisme social et une croyance largement répandue soutient que les femmes excisées sont plus fidèles que celles qui ne le sont pas.

Signature : APA
%d blogueurs aiment cette page :