Deux professeurs font avorter un projet de mariage forcé d’une élève de 5ème à Dabakala #Côted’Ivoire


Dabakala – Deux professeurs du Lycée moderne de Dabakala ont annulé le mariage forcé d’une élève de la classe de Cinquième du collège Anacardier, ce dimanche à N’Gorla, un village situé à neuf kilomètres de la ville.

Suite à un contrôle effectué par les responsables de cet établissement, l’absence prolongée de l’élève Sidibé Djenebou, âgée de 13 ans, a été constatée.

Interrogés sur cette situation, des élèves venus du même village que la jeune fille élève avouent le projet de mariage.

Aussitôt informés, deux enseignants du Lycée moderne, en l’occurrence Soro Yacouba, professeur d’Allemand et Samagassi Abdoulaye, professeur d’EPS, se rendent dans le village. Après une rencontre avec le chef, une grande réunion avec la notabilité ainsi que les parents de la jeune fille a permis d’annuler le projet de mariage.

Les deux enseignants ont interpellé les villageois sur la nécessité de scolariser les jeunes filles. Ils ont profité de cette occasion pour expliquer aux populations le programme d’école obligatoire de six à 16 ans institué par le Gouvernement, insistant sur les sanctions auxquelles les parents réfractaires s’exposent.

(AIP)

Source : News Abidjan.net

25 novembre, Journée Internationale contre les Violences faites aux Femmes – « Mariage forcé, ma façon de dire non ! »


À l’occasion de la Journée Internationale de Lutte contre les Violences faites aux Femmes,
La Fédération nationale GAMS

vous invite à découvrir deux films autour du thème

« MARIAGE FORCE, MA FAÇON DE DIRE NON ! »

Quels films ?

« Mustang », de Deniz Gamze Ergüven

C’est le début de l’été.
Dans un village reculé de Turquie, Lale et ses quatre sœurs rentrent de l’école en jouant avec des garçons et déclenchent un scandale aux conséquences inattendues.
La maison familiale se transforme progressivement en prison, les cours de pratiques ménagères remplacent l’école et les mariages commencent à s’arranger.
Les cinq sœurs, animées par un même désir de liberté, détournent les limites qui leur sont imposées.

Suivi à 20 h 45, du film «  IXCANUL » de Jayro Bustamante. Maria, jeune Maya de 17 ans, vit avec ses parents dans une plantation de café sur les flancs d’un volcan, au Guatemala. Elle voudrait échapper à son destin, au mariage arrangé qui l’attend. La grande ville dont elle rêve va lui sauver la vie. Mais à quel prix…

Quand?
Mercredi 25 novembre, à 18h 15, entrée payante, selon grille tarifaire du Cinéma

Débat, uniquement, après le film « Mustang »avec la Ligue des Droits de l’Homme

Où?

Cinéma Georges Méliès, 12 place Jean Jaurès, 93100 Montreuil

Pour tout renseignement :  GAMS 01.43.48.10.87./06.74.16.77.38. contact@federationgams.orgwww.federationgams.org

Conférence sur le thème des viols familiaux #25novembretoutelannée pour les francilien-ne-s


Dans le cadre de la Journée Internationale de Lutte contre les Violences faites aux Femmes du 25 novembre, la Mairie du 12e vous convie à une conférence sur le thème des viols familiaux (viol conjugal, inceste, violences sexuelles dans le cadre des mariages forcés), avec les interventions de l’association internationale des victimes de l’inceste(AIVI) , du Collectif Féministe Contre le Viol (CFCV), de FIT une femme, un toit et du Groupe pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles (GAMS) le lundi 9 novembre 2015 à 18h45.

Cette conférence s’inscrit dans le cadre d’une Mobilisation culturelle contre le viol, posant la question : Le viol est-il un tabou dans notre société ?

Pour vous y rendre
Lundi 9 novembre 2015 à 18h45
Mairie du 12e
130, avenue Daumesnil
75012 Paris
M° Dugommier (Ligne 6) ou Montgallet (Ligne 8)
Bus n°29 et 87
Stations Vélib n°12109, n°12028, n°12027,n°12029
Autolib’ : 3 rue Hénard

Entrée libre- Inscriptions : observatoirefh.sg@paris.fr

La Mairie du 12e est accessible aux personnes à mobilité réduite

Mauritanie : 5 filles s’éclipsent et menaçant de quitter pour toujours leurs familles pour risque de mariages forcés


Quatre filles âgées entre 14 et 15 ans et leur amie, plus grande qu’elles, ont fugué samedi dernier de leurs domiciles sis dans la moughataa d’Arafat à Nouakchott. Motif évoqué : mariage avant la maturité légale selon leurs dires.

Leur ainée est par contre divorcée, au terme d’un mariage précoce, organisé dans les mêmes circonstances, au temps où elle était alors mineure.

Disparues après la fête de l’Aid El Fitr, les fugitives comptent protester ainsi et attirer l’attention de l’opinion sur la gravité de la question, en tant que crime fait à la fois à la fille et à la Patrie, selon leurs allégations.

L’une des fugueuses, a appelé le lendemain les siens, les menaçant de quitter pour toujours le domicile parental, si le groupe des filles ne bénéficie pas du divorce, même forcé, de la même manière, avec laquelle elles avaient été contraintes à mener une vie conjugale avant l’heure, avant de raccrocher et de mettre le GSM hors-réseau.

Les familles et les proches des fugaces cherchent depuis leur disparition, dans la discrétion totale et loin des regards, un indice conduisant à leur localisation, dans le but de dissimiler tous les contours de cette fuite.

Source : http://www.pointschauds.info/fr/2015/07/21/28996/

Femmes menacées de mariage forcé, comme de « crime » dit d’honneur. L’exemple Suisse.


Le mariage forcé est un tabou touchant la liberté individuelle et les droits humains. De nouveaux cas sont débusqués chaque année (image d’illustration).

Le mariage forcé est un tabou touchant la liberté individuelle et les droits humains. De nouveaux cas sont débusqués chaque année (image d’illustration).Image: AFP

Par Isabel Jan-Hess

Source : http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/dix-femmes-mariees-force-depose-plainte-geneve/story/17911199

Le mariage doit être un choix libre et consenti, ce que les victimes ignorent souvent Source

«Les mariages forcés ne sont pas l’apanage de pays lointains!» A la veille des vacances d’été, Anne-Marie Von Arx, directrice du Cœur des Grottes et députée PDC, rappelle le danger encouru par des jeunes filles à Genève. En 2006, une étude suisse évoquait déjà 17 000 victimes de mariages forcés dans notre pays.

Le centre d’accueil qu’elle dirige héberge huit femmes ayant fui un mari ou une famille les ayant promises à un parti de leur choix. Le témoignage de Lydia (lire ci-dessous) reflète la violence liée à ces coutumes ancestrales et l’impuissance des victimes, sous l’emprise familiale. «Il ne faut pas stigmatiser certaines communautés, prévient la députée, auteure d’une récente motion visant à renforcer la lutte contre ce fléau. Nous suivons des femmes musulmanes, juives, chrétiennes, toutes menacées de crime d’honneur si elles n’épousent pas l’élu de la famille.»

Toutes les communautés touchées

D’origines variées – siciliennes, corses, kosovares, sri lankaises, turques, du Proche-Orient ou du Maghreb – ces femmes ont en commun la lourde responsabilité de rompre une tradition illégale en Suisse. La plupart des victimes connues déposent une plainte. «On les cache et on met en route l’appareil juridique visant à leur redonner une dignité, détaille Anne Marie Von Arx. On les aide à s’affranchir de leurs bourreaux et atténuer leurs peurs.» Au-delà de l’hébergement, elles reçoivent un soutien psychologique et une aide à l’autonomie par la formation.

«Le mariage doit être un choix libre et consenti, ce que souvent elles ignorent, poursuit la directrice, évoquant une mère sri lankaise menacée de mort avec ses trois filles mineures par la famille de son mari. Malgré cela, la mère restait convaincue qu’un «bon» mari pour ses filles était plus important que leur choix personnel.»

«Certaines ont été vendues par leur famille établie ici, contre des faveurs au pays, explique Muska Sangin, accompagnatrice socio-éducative. Elles unissent leur fille à un compatriote en promettant à ce dernier la nationalité suisse et, en contrepartie, la famille du marié leur offre des privilèges.» A l’inverse, des jeunes filles sont achetées à l’étranger et ramenées ici. «Elles deviennent esclaves sexuelles et domestiques de la belle-famille.» Ces situations émergent souvent aux Urgences de l’hôpital, suite à des violences ou une maternité. «Trop de cas restent dans l’ombre, regrette une assistante sociale. Arrivées ici depuis un pays où les mariages forcés sont encore la norme, elles ignorent leurs droits.»

Police vigilante et justice active

Le mariage forcé est un sujet sensible, un tabou touchant la liberté individuelle et les droits humains. Un grand travail interprofessionnel permet de débusquer de nouvelles situations chaque année. Enseignants, assistants sociaux, en contact direct avec les adolescentes, ainsi qu’officiers d’Etat civil sont aux premières loges pour dépister ces jeunes filles à risque.

La police genevoise est également très active. «Cette réalité nous préoccupe depuis des années, confie sa cheffe, Monica Bonfanti. Tous les policiers sont formés à la prise en charge de cas de mariages forcés ou de crimes d’honneur, par des modules sur l’éthique et les droits humains.» La Brigade des délits contre les personnes bénéficie, elle, d’une spécialisation dans le domaine. «Si les cas avérés sont rares, moins d’une dizaine cette dernière année, nous savons que le phénomène existe et nous restons vigilants.»

Des interventions policières pour violences conjugales mettent aussi en lumière des cas de contrainte de ce type. «Il est très important de maintenir le travail en réseau et de poursuivre la sensibilisation au sein des communautés à risque, insiste Monica Bonfanti. Afin d’aider et de protéger les victimes, mais aussi de faire régresser, voire disparaître ces coutumes illégales.» La Suisse multiplie les actions dans ce sens. «Le mariage forcé est poursuivi d’office par le Code pénal, relève Vincent Derouan, porte-parole du Ministère public. Il prévoit une peine privative de liberté de 5 ans au plus ou une peine pécuniaire.» (TDG)

« Le risque d’être victime d’un mariage forcé augmente durant la période estivale » en Belgique, comme ailleurs


(Belga) L’été constitue une période à risque pour les jeunes exposés aux mariages forcés, prévient mardi l’Institut pour l’Egalité des Femmes et des Hommes (IEFH), à l’approche des vacances scolaires. A cette occasion, l’organisation a créé en collaboration avec le Réseau Mariage et Migration un guide spécialement destiné aux professionnels potentiellement en contact avec les victimes de tels agissements: policiers, officiers de l’état civil, magistrats, médecins, enseignants et assistants sociaux.

L’objectif est d’aider ces professionnels de première ligne à reconnaître plus facilement les signes permettant de suspecter un mariage forcé, et à ensuite accompagner les victimes. « Chaque été, de nombreux jeunes issus de l’immigration rentrent dans leur pays d’origine avec le risque, parfois, d’y subir un mariage forcé », affirme Michel Pasteel, directeur de l’IEFH. « Depuis 2010, entre 10 et 15 plaintes sont déposées chaque année pour mariage forcé auprès de l’ensemble des services de police », précise l’institut. Le guide va être diffusé au sein des différentes professions visées, mais il est également gratuitement téléchargeable sur le site de l’IEFH. On peut y lire notamment des explications sur la différence entre un mariage arrangé et une union forcée, cette dernière étant punie par la loi. Les victimes étant peu nombreuses à se faire connaître auprès des autorités ou même des associations, il est très difficile d’avoir une idée de l’ampleur réelle du phénomène en Belgique, note l’institut. « Néanmoins, certaines associations de terrain confient être confrontées à des situations de mariage forcé de manière relativement fréquente puisqu’elles traitent entre 20 à 30 situations par an », est-il indiqué dans le guide. Dans la grande majorité des cas, de jeunes filles entre 16 et 25 ans sont impliquées, mais de nombreux garçons sont également victimes du phénomène. Les situations potentiellement à risque et les détails qui doivent particulièrement être gardés à l’oeil sont notamment repris dans le guide. (Belga)

Source : Agence Belga , publié le 16 juin 2015 à 11h30

http://www.rtl.be/info/belgique/politique/-le-risque-d-etre-victime-d-un-mariage-force-augmente-durant-la-periode-estivale–731614.aspx

Pour télécharger le Guide (en français) http://goo.gl/XWHxTh