25 novembre, Journée Internationale contre les Violences faites aux Femmes – « Mariage forcé, ma façon de dire non ! »


À l’occasion de la Journée Internationale de Lutte contre les Violences faites aux Femmes,
La Fédération nationale GAMS

vous invite à découvrir deux films autour du thème

« MARIAGE FORCE, MA FAÇON DE DIRE NON ! »

Quels films ?

« Mustang », de Deniz Gamze Ergüven

C’est le début de l’été.
Dans un village reculé de Turquie, Lale et ses quatre sœurs rentrent de l’école en jouant avec des garçons et déclenchent un scandale aux conséquences inattendues.
La maison familiale se transforme progressivement en prison, les cours de pratiques ménagères remplacent l’école et les mariages commencent à s’arranger.
Les cinq sœurs, animées par un même désir de liberté, détournent les limites qui leur sont imposées.

Suivi à 20 h 45, du film «  IXCANUL » de Jayro Bustamante. Maria, jeune Maya de 17 ans, vit avec ses parents dans une plantation de café sur les flancs d’un volcan, au Guatemala. Elle voudrait échapper à son destin, au mariage arrangé qui l’attend. La grande ville dont elle rêve va lui sauver la vie. Mais à quel prix…

Quand?
Mercredi 25 novembre, à 18h 15, entrée payante, selon grille tarifaire du Cinéma

Débat, uniquement, après le film « Mustang »avec la Ligue des Droits de l’Homme

Où?

Cinéma Georges Méliès, 12 place Jean Jaurès, 93100 Montreuil

Pour tout renseignement :  GAMS 01.43.48.10.87./06.74.16.77.38. contact@federationgams.orgwww.federationgams.org

Conférence sur le thème des viols familiaux #25novembretoutelannée pour les francilien-ne-s


Dans le cadre de la Journée Internationale de Lutte contre les Violences faites aux Femmes du 25 novembre, la Mairie du 12e vous convie à une conférence sur le thème des viols familiaux (viol conjugal, inceste, violences sexuelles dans le cadre des mariages forcés), avec les interventions de l’association internationale des victimes de l’inceste(AIVI) , du Collectif Féministe Contre le Viol (CFCV), de FIT une femme, un toit et du Groupe pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles (GAMS) le lundi 9 novembre 2015 à 18h45.

Cette conférence s’inscrit dans le cadre d’une Mobilisation culturelle contre le viol, posant la question : Le viol est-il un tabou dans notre société ?

Pour vous y rendre
Lundi 9 novembre 2015 à 18h45
Mairie du 12e
130, avenue Daumesnil
75012 Paris
M° Dugommier (Ligne 6) ou Montgallet (Ligne 8)
Bus n°29 et 87
Stations Vélib n°12109, n°12028, n°12027,n°12029
Autolib’ : 3 rue Hénard

Entrée libre- Inscriptions : observatoirefh.sg@paris.fr

La Mairie du 12e est accessible aux personnes à mobilité réduite

Le mariage de mineures ne touche pas que les pays en développement. #Europe


Le mariage de mineurs ne touche pas que les pays en développement. Si l’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud sont les plus touchés par ce fléau de société, il existe également des mariages de mineurs en France, au cœur de l’Europe.

Selon le site du ministère belge des Affaires étrangères, les jeunes filles de moins de 18 ans menacées d’être mariées de force dans l’Hexagone sont 70.000 chaque année. Dans le monde, on estime que 27 mineures sont mariées toute les minutes, soit 14 millions en tout.

Des chiffres qui ont refait surface cette semaine avec la journée internationale de la fille organisée le 11 octobre dernier. L’occasion pour l’actrice Marie Gilainn ambassadrice de Plan Belgique contre le mariage d’enfants, de prouver son engagement avec une courte vidéo choc dans laquelle elle marie sa fille de 11 ans.

Source RTL

Mali – Lancement d’une Campagne nationale contre les mariages précoces


Caravane contre les mariages précoces, Mali

Caravane contre les mariages précoces, Mali

Une campagne nationale a été lancée dans le but de favoriser la création d’une plateforme nationale commune pour l’élimination du phénomène des mariages précoces

En lançant une campagne nationale contre le mariage précoce, notre pays devient le 8è sur une trentaine à mettre en œuvre cette recommandation de l’Union africaine (UA). En janvier dernier, les chefs d’État et de gouvernement et les Premières dames de l’UA, lors d’une rencontre sur l’accélération des efforts pour mettre fin au mariage précoce, se sont engagés à faire de cette lutte une priorité dans leurs pays respectifs. L’initiative entre dans le cadre de l’année de l’autonomisation des femmes et du développement de l’Afrique pour la concrétisation de l’Agenda 2063.
Elle prévoit de développer, élaborer et mettre en œuvre des stratégies nationales et plans d’action visant à mettre fin au mariage d’enfants. Des pays comme le nôtre doivent harmoniser les lois sur le mariage en fixant l’âge du mariage à 18 ans ou plus pour les garçons et les filles. Il est aussi demandé de mettre en œuvre des lois et des politiques qui interdisent efficacement, préviennent, punissent et indemnisent les victimes du mariage des enfants en incluant la circulation transfrontalière des filles à des fins de mariage.
Le mariage précoce constitue une violation des droits fondamentaux des enfants et un obstacle à l’atteinte de presque tous les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) remplacés, il y a peu, par les Objectifs de développement durable (ODD). La campagne a pour objectif de créer une plateforme nationale commune pour l’élimination du mariage précoce, basée sur la mobilisation sociale, pour le renforcement des efforts dans la lutte contre ce phénomène. Un plaidoyer sera mené en direction des décideurs, des leaders d’opinions, de la société civile et des partenaires techniques et financiers (PTF) pour qu’ils s’engagent dans la lutte contre la pratique. Les populations et les communautés seront informées grâce à la dissémination de messages-clés. La campagne permettra aussi de renforcer le partenariat entre toutes les parties prenantes (gouvernement, société civile, PTF) pour lutter contre le mariage d’enfant.
Le coup d’envoi est donc donné pour environ une dizaine de jours de campagne nationale de lutte contre le mariage d’enfant dans notre pays. Nous sommes lundi. Il est 9 heures et l’ambiance est toute particulière dans la grande cour du gouvernorat de Ségou. Et pour cause !  Les caravaniers étaient venus remettre les messages de la campagne au chef de l’exécutif régional. La caravane a été accueillie par le chef du cabinet du gouverneur, Mamadou Gaoussou Traoré. Mme Awa Abdou Touré, coordinatrice par intérim de Care-Mali à Ségou, lui a remis au nom de la Première dame et du gouvernement, à travers le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, une enveloppe contenant les messages de sensibilisation et d’information sur la pratique du mariage précoce dans notre pays.
Le gouvernorat de Ségou s’engage à utiliser tous les canaux de communication pour gagner cette lutte contre le mariage d’enfant qui freine l’épanouissement des victimes, hypothèque leur avenir et nuit dangereusement à leur santé, a déclaré Mamadou Gaoussou Traoré.
Pendant deux jours, les caravaniers ont organisé des ateliers de formation et de sensibilisation sur les méfaits de la pratique afin de discuter avec les leaders religieux, coutumiers, communautaires et jeunes. Ce cadre d’échange citoyen sur la problématique a permis d’identifier plusieurs causes. Certains ont lié la  pratique à la tradition qui veut qu’une fille doit être mariée sitôt ses premières menstrues, entre 12 et 14 ans, sous peine de se retrouver enceinte alors qu’elle est toujours célibataire. D’autres facteurs interviennent : le contexte socio-culturel et religieux conjugué aux épisodes des conflits armés, la pauvreté des ménages, le statut de la fille et de la jeune femme, leur vulnérabilité et leur dépendance économique vis-à-vis de l’homme.
Les discussions ont établi que pour mettre fin à ce drame silencieux dans notre pays, il faut une approche impliquant toutes les composantes de la société. Il faut donc travailler à briser la transmission intergénérationnelle de la pauvreté, la violence, l’exclusion et la discrimination. Il faut dans le même temps permettre aux filles de devenir des agents de changement social, économique et politique, mais aussi favoriser les garçons et les hommes comme des alliés du changement et réussir un développement équitable.
Mamadou Sékou Traoré, un leader religieux qui participait à l’atelier, est catégorique : « Cette pratique n’a rien de religieux, elle est plutôt culturelle ». Cet enseignant à la retraite explique être indigné de voir des parents retirer leurs filles de l’école pour les marier. La vie de ces milliers de jeunes filles, très souvent performantes à l’école, bascule après le mariage, soutient-il. « Dieu aime et protège tellement la femme qu’il serait impossible de lier cette pratique hautement dangereuse pour la santé des victimes à la religion », souligne notre vieil enseignant. Il exhorte, par conséquent, les parents à respecter leurs filles comme l’indique le Coran en les préservant des affres du mariage précoce.
Les caravaniers ont assisté également aux échanges avec les élèves de l’école primaire « Bandjougou Bouaré » du quartier commercial de Ségou, sur la problématique du mariage précoce. Les cours étaient dispensés par Mme Aminata Sangaré de l’Unicef et Mme Maïmouna Dagnoko de Care-Mali.
La caravane a quitté Ségou mardi pour Bla et San. Elle bouclera son périple par Mopti.

M. A. TRAORE

Source : L’Essor, dans Maliactunet

Ciné-Débat aprés le film DIFRET, à Nogent-sur-Marne


DIFRET - Drame de Zeresenay Mehari - 1h39 - Ethiopie - 2014 Avec Meron Getnet, Tizita Hagere, Haregewine Assefa, Brook Sheferaw, Mekonen Laeake

DIFRET – Drame de Zeresenay Mehari – 1h39 – Ethiopie – 2014
Avec Meron Getnet, Tizita Hagere, Haregewine Assefa, Brook Sheferaw, Mekonen Laeake

Le Cinéma Royal-Palace de Nogent-sur-Marne organise une soirée Ciné-Débat le mardi 13 octobre, à 21h00.

Le film DIFRET  : A trois heures de route d’Addis Abeba, Hirut, 14 ans, est kidnappée sur le chemin de l’école: une tradition ancestrale veut que les hommes enlèvent celles qu’ils veulent épouser. Mais Hirut réussit à s’échapper en tuant son agresseur. Accusée de meurtre, elle est défendue par une jeune avocate, pionnière du droit des femmes en Ethiopie. Leur combat pour la justice commence, mais peut-on défier une des plus anciennes traditions ?

Ciné-débat
La projection sera suivie d’un débat animé par trois intervenantes de la Fédération nationale GAMS, Groupe pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles, des Mariages Forcés et autres pratiques traditionnelles néfastes à la santé des femmes et des enfants www.federationgams.org

Madame Nana CAMARA, Formatrice et conseillère technique

Mme Dominique LOUBOUTIN, Administratrice

Dr Florence SARTHOU-TOUTLEMONDE, Vice-Présidente de l’association

Bande annonce DIFRET

Le courage d’une jeune Indienne de 11 ans qui a refusé son mariage forcé inspire le monde entier


Rekha Kalindi

Rekha Kalindi

Ce qu’a fait cette petite fille paraît inconcevable en Inde. Obligée de se marier à l’âge de 11 ans, Rekha Kalindi a lutté de tout son être pour avoir accès à une éducation et faire changer ses parents d’avis. Un combat qui a inspiré aux internautes un tout nouveau mouvement contre le mariage forcé.

Malgré son inscription dans la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, le mariage continue d’être imposé aux enfants dans de nombreux pays à l’image de l’Inde. Alors que ses parents ont tenté de l’unir pour la vie à un homme qu’elle n’avait pas choisi, la petite Rekha Kalindi, 11 ans, a eu la force de refuser ce mariage arrangé. Aujourd’hui âgée de 18 ans, la jeune femme est devenue un véritable symbole d’indépendance et de détermination dans son pays, où de nombreux concitoyens se sont mobilisés pour faire circuler son message.

Sauvée in extremis

A l’époque, elle n’était pas encore assez grande pour raconter son histoire en public. Mais maintenant qu’elle est adulte, Rekha a fait de cecombat contre le mariage forcé une priorité. Pressée de faire connaître son histoire à d’autres petites filles en âge d’être mariées de force par leurs parents, elle s’est donc attelée à la rédaction d’une autobiographiepour donner du courage à celles qui hésitent encore.

Intitulé « Strength to say No » (« La force de dire non »), l’ouvrage raconte ce qu’a dû endurer la petite Indienne pour avoir osé se rebeller. Alors que la fillette travaillait depuis ses 4 ans pour participer aux revenus de sa famille, elle s’est vue contrainte d’épouser un homme à l’âge de 11 ans. Une situation inconcevable pour la fillette déjà très mature, qui n’a pas hésité à dire non. Un comportement héroïque en Inde, où les enfants n’ont pas leur mot à dire lorsqu’il s’agit de parler mariage. Suite à son refus, Rekha a été violemment battue par sa mère, Manaka. Elle raconte :

« Ma mère m’attrapée par les cheveux et a continué à me frapper. J’ai essayé de m’enfuir, mais elle me tenait si fort que c’était impossible. J’ai pleuré, crié, mais personne n’est intervenu. Après plusieurs minutes de calvaire, elle s’est arrêtée. Je suis restée allongée sur le sol, tremblante de peur qu’elle ne puisse recommencer. »

Malgré les coups, Rekha ne s’est pas démontée et s’est tournée vers son institutrice de l’époque pour crever l’abcès. Heureusement pour elle, cette dernière a pris les choses en main et réussi à convaincre ses parents de lui donner accès à une éducation digne de ce nom, grâce à l’aide de l’adjoint du Ministre du Travail.

A l’origine d’un nouveau hashtag

Dans le petit village où elle habite, Rekha a eu la chance de profiter de l’enseignement d’une antenne locale de l’UNICEF. Un programme salvateur, qui lui a évité de subir le même destin que sa soeur aînée,mariée de force à l’âge de 12 ans. Depuis, la jeune femme se fait un devoir d’alerter la population sur les dangers d’une telle union et parcourt les écoles indiennes pour propager la bonne parole.

Devenue une source d’inspiration pour de nombreux Indiens, Rekha a gagné en popularité et son histoire sert même de support à un nouveau mouvement. En reprenant le titre de son livre, les internautes se mobilisent sur la toile, pour diffuser son message avec le hashtag #StrengthtoSayNo.

Un véritable buzz sur Twitter, où les utilisateurs (hommes et femmes) publient leur photo avec le désormais fameux slogan.

#StrengthtoSayNo parce qu’une femme mariée sur 5 est un enfant »

#StrengthtoSayNo parce que je ne peux toujours pas marcher seule le soir après 22h en Inde »

#StrengthtoSayNo parce que tous les enfants méritent d’avoir une excellente éducation. La démographie ne doit pas être maîtresse de ne notre destin »

#StrengthtoSayNo parce que j’ai le droit de choisir la personne avec qui je vais devoir passer le reste de ma vie »

#StrengthtoSayNo parce que le mariage est un choix personnel, ne forcez pas les enfants »

La campagne devient d’ailleurs tellement populaire que les internautes l’utilisent aussi pour faire passer d’autres messages autour de la maltraitance.

#StrengthtoSayNo aux crimes d’honneur »

#StrengthtoSayNo à l’homophobie »

#StrengthtoSayNo contre la corruption »

#StrengthtoSayNo contre l’inégalité »

Le mouvement lancé par Rekha ne semble pas près de s’arrêter et c’est tant mieux. Selon l’Unicef, 700 millions de filles sont aujourd’hui mariées de force avant leurs 18 ans dans le monde. L’Inde est le deuxième pays où est célébré le plus grand nombre de mariages d’enfants, derrière le Bangladesh.

Article d’Audrey SALLES-COOK

Source : Terra Femina