GAMS Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon


C’est avec grand plaisir que nous vous faisons découvrir le logo de la dernière délégation régionale du GAMS : Ta Vie en Main, en région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

L’association est joignable par téléphone au 06.79.78.22.44.

Par courriel : tavieenmain@gmail.com

Enfin, nous vous invitons à aimer/à « liker » leur page sur Facebook : Ta Vie Main – GAMS Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées

Le GAMS est partenaire de l’enquête scientifique réalisée actuellement auprès des victimes de violences par l’Institut national d’études démographiques (Ined) . Vous êtes ou vous avez été victime de violences ? Répondez à l'enquête https://goo.gl/kUBk8a

Enquête sur les Violences faites aux Femmes – Merci de répondre au questionnaire !


Le GAMS est partenaire de l’enquête scientifique réalisée auprès des victimes de violences par l’Institut national d’études démographiques (Ined). L’enquête concerne toutes les personnes victimes de violences faites aux personnes (en dehors des accidents ou d’atteintes aux biens) âgées de 18 ans ou plus qui consultent les sites des associations d’aide aux victimes de violences. Elle s’intéresse aux conséquences de ces violences sur les parcours de vie et la santé des victimes quels que soient la nature des violences (verbales, psychologiques, économiques, physiques, sexuelles), leur moment de survenue (enfance, adolescence, âge adulte) et leur cadre de survenue (familial, conjugal, professionnel, scolaire, ou des études). Cette enquête aidera à la mise en place de politiques publiques en matière de protection et de santé.

Toutes les situations doivent être prises en compte pour refléter la diversité des situations des victimes de violences faites aux femmes, et ce même, pour les violences spécifiques, comme les mutilations sexuelles féminines et/ou les mariages forcés. Pour la richesse et la qualité des résultats, la participation de toutes les victimes est donc importante.

Si vous-même vous n’êtes heureusement pas victime, mais que vous connaissez des victimes, n’hésitez pas à relayer l’enquête. De même, si vous êtes une association qui accueille des femmes victimes de violences, partagez et relayez le questionnaire !

Pour participer à cette enquête, rendez-vous sur le site www.ined-victimes.fr. Ce site vous permet d’accéder au questionnaire, et contient des informations supplémentaires sur l’enquête : thèmes abordés, confidentialité, équipes de recherche…

D’avance, merci !

Photo: Plan International Campagne contre le mariage des enfants en Afrique et dans le monde

Congo-Kinshasa: Mariage précoce – Une réalité qui viole les droits de l’enfant


Jadis pratiqué aux lointains villages, le mariage précoce devient de plus en plus une réalité sur toute l’étendue du pays. Alors que la Communauté internationale et le gouvernement ne cessent de multiplier des efforts pour aider l’enfant à connaître ses droits et devoirs, les parents, premiers responsables des enfants, les livrent aux pratiques contradictoires desdits droits. N’étant pas en mesure de s’opposer à leurs parents, les enfants acceptent les unions conjugales avant l’âge normal. Dans la plupart des cas, c’est la fille qui est la victime.

«L’enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d’une protection spéciale et de soins spéciaux notamment, d’une protection juridique appropriée, avant comme après la naissance», stipule la Déclaration des Droits de l’enfant.

La protection juridique telle que relevée dans la Déclaration de Droits de l’enfant est violée, lorsque les responsables de l’enfant le met en face des épreuves qui ne lui offrent pas une bonne jouissance de ses Droits.

Ce genre d’unions conjugales constitue donc un mariage crispé avant l’âge de 18 ans. Le plus souvent, les mariages précoces sont forcés par les parents selon diverses raisons, entre autres, les affinités parentales. Tout en ignorant que l’enfant a les droits, sur toutes questions ou procédures l’impliquant, afin qu’elle exprime librement son opinion, (Art.12 de la Convention internationale des Droits de l’enfant).

L’enfant dont le corps ne s’est pas encore développé sur le plan physique, psychique et physiologique, ne sera pas prêt à assumer les responsabilités du mariage. Surtout la fille, elle aura des difficultés pour la reproduction.

Interrogée, Mme Gérardine, un des parents qui ont eu à marier leurs enfants très tôt, ne trouve aucun inconvénient pour le mariage précoce. « J’ai marié ma fille à l’âge de 15 ans, pour éviter que les pires n’arrivent peu après sa puberté», a-t-elle dit. Poursuivant sa justification, cette dame d’une soixantaine révolue, a fait savoir qu’elle s’est mariée aussi tôt que sa fille, elle a tout appris au mariage. Cela, selon son analyse, épargne les parents tant sur le plan économique que du point de vue de la protection de l’intégrité sexuelle.

Pour leur part, deux filles, sous le sceau de l’anonymat, nous ont livrés quelques méandres conduisant à leurs mariages forcés. Pour l’une, âgé de 22 ans actuellement, elle a été donnée en mariage pour pallier à la pauvreté qui rongeait sa famille. Issue d’une famille pauvre, lors qu’un homme âgé d’une trentaine d’années s’est pointé, alors qu’elle n’avait à peine que 14 ans, ses parents l’ont donnée en holocauste. Ceci, dans le but d’aider la famille.

Si pour la première, la raison était celle de la pauvreté, la deuxième, qui venait récemment de se marier, l’a fait pour ne pas déroger aux normes de la coutume.

Pour y remédier, eu égard aux conséquences que cela engendre, le gouvernement doit promouvoir l’éducation par la scolarisation de tous les enfants. Une fois que les enfants sont préoccupés par les travaux intellectuels, ils s’intéressent moins aux futilités.

Une jeune fille zimbabwéenne âgée de 15 ans, qui a été soumise à un mariage précoce, photographiée lors d’une séries d’ateliers organisés à Shamva, dans la province de Mashonaland, par des groupes locaux qui cherchent à mettre fin à cette pratique et venir en aide aux victimes. ©2015 Dewa Mavhinga / Human Rights Watch

Zimbabwe : Le fléau des mariages d’enfants


Le gouvernement devrait porter à 18 ans l’âge minimum du mariage et adopter un plan d’action national

(Lusaka, le 25 novembre 2015) – Les mariages d’enfants en Afrique mettent souvent fin à la scolarisation des filles, les exposent au risque de violence conjugale ainsi qu’à de graves risques de santé liés aux grossesses précoces ou au VIH, et les soumet fréquemment au carcan de la pauvreté, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. À l’occasion du Sommet de l’Union africaine (AU) sur le mariage des enfants, le gouvernement du Zimbabwe – dont le président Robert Mugabe a accédé à la présidence tournante de l’AU – devrait  porter à 18 ans l’âge minimum légal du mariage et encourager d’autres pays à faire de même.

Ce sommet se tiendra dans la capitale de la Zambie, Lusaka, durant deux jours, les 26 et 27 novembre. Le sommet devrait mettre en lumière les effets dévastateurs des mariages précoces en Afrique sub-saharienne, où 40 % des filles se marient avant l’âge de 18 ans, et permettre d’examiner diverses recommandations visant à mettre fin à cette pratique.

« Le gouvernement zimbabwéen devrait faire preuve de son engagement dans la lutte contre le fléau du mariage précoce en portant à 18 ans l’âge minimum du mariage », a déclaré Dewa Mavhinga, chercheur senior auprès de la division Afrique de Human Rights Watch. « L’avenir de millions de filles africaines dépend de la volonté des dirigeants africains de prendre des mesures permettant de mettre fin à cette pratique dévastatrice qui prive les filles de leur droit à l’éducation et les expose à divers abus. »

Communiqué intégral (en anglais)

Zimbabwe :Le fléau des mariages d’enfants

Source : Human Rights Watch

 

Une photo pour dire non aux mariages forcés des petites filles


Au Yemen - © Stephanie Sinclair

Au Yemen – © Stephanie Sinclair

Elles ont parfois à peine 6 ans et leur destin est déjà scellé : elles n’ont d’autre choix que le mariage à l’âge où d’autres entrent à l’école. Une union arrangée, forcée, qui les prive de toute éducation, avec, bien souvent,  des hommes qui pourraient être leur grand-père. Depuis treize ans, la photographe Stéphanie Sinclair interpelle l’opinion, à travers ses reportages puissants en Ethiopie, au Yémen, au Kenya, en Amérique du Sud ou au Pakistan, sur le fléau des mariages précoces.

L’accès à l’éducation

Pour aller au-delà de son travail de journaliste, et donner du sens à son engagement, Stéphanie Sinclair, plusieurs fois primée au Festival international Visa pour l’image,  s’est investie au sein de l’association TooYoungToWed. Une formidable initiative collective qui participe au financement de projets montés par des ONG sur le terrain  spécialisées dans l’accès à l’éducation et au sauvetage des fillettes et des adolescentes victimes de mariages forcés et de mutilations sexuelles.

En achetant  jusqu’au 20 septembre,  sur le site TooYoungToWed – au prix exceptionnel de 100 dollars –  un tirage photographique de Stéphanie Sinclair, vous pouvez participer à cette action concrète ! Et, à votre niveau, lutter contre ce fléau qui touche des millions de petites filles dans le monde. Les fonds recueillis serviront, entre autres, à financer un foyer d’accueil de la Samburu Girls Foundation au nord du Kenya.

Auteure : Caroline LAURENT SIMON

Source : ELLE

Au Royaume-Uni, une première condamnation pour mariage forcé


C’est une première au Royaume-Uni. Un homme d’affaires gallois de 34 ans a été condamné pour mariage forcé, rapporte The Independent. Il purgera une peine de seize ans de prison, mais le verdict complet est le suivant : seize ans pour viol, quatre ans pour mariage forcé, douze mois pour bigamie et douze autres mois pour voyeurisme. Les peines seront exécutées en même temps et ne s’additionnent pas.

Cet homme est donc le premier à être condamné depuis l’entrée en vigueur d’une nouvelle législation sur le mariage forcé en juin 2014. Nommée « Anti-social Behaviour, Crime and Policing Act 2014 », la loi prévoit jusqu’à sept ans d’emprisonnement pour la personne reconnue coupable de mariage forcé.

Déjà marié à une autre femme, l’homme a reconnu les faits au deuxième jour de son procès. Après avoir attiré chez lui la jeune femme de 25 ans, musulmane et vierge, il l’avait attachée et violée, avait jeté son téléphone portable et menacé de tuer ses parents si elle ne l’épousait pas. Lui-même musulman, l’homme d’affaires a été qualifié par le juge d’homme « arrogant, manipulateur et retors ».

Si la loi contre le mariage forcé n’a été promulguée que l’an dernier, il existait déjà dans le pays la Forced Marriage Unit (FMU), créée en 2005 pour venir en aide aux victimes de cette pratique et à l’étranger pour les ressortissants britanniques.En 2013, la FMU avait recensé 1 302 mariages forcés au Royaume-Uni. Dans 82 % des cas, il s’agissait de femmes. Le graphique ci-dessous illustre les principales nationalités des victimes. La majorité d’entre elles vient du Pakistan (47,1 %).

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En marge du verdict, Iwan Jenkins, en charge de l’unité viol et infractions sexuelles graves du « Crown Prosecution Service » gallois (organe non ministériel qui s’occupe des poursuites judiciaires), a voulu retenir l’impact que pourrait avoir cette première condamnation pour mariage forcé. « Le mariage forcé brise des vies et détruit des familles, a-t-il déclaré. Nous espérons que le verdict prononcé enverra un message fort pour dire que le mariage forcé n’est pas toléré dans la Grande-Bretagne d’aujourd’hui. » En France, le mariage forcé est passible de trois ans de prison et 45 000 euros d’amende.

Source : http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2015/06/11/au-royaume-uni-premiere-condamnation-pour-mariage-force/

Birmanie : les femmes tatouées d’une toile d’araignée, une tradition qui se meurt : bonne nouvelle !


Dans un village de la province de Chin, au nord de la Birmanie, des femmes âgées arborent de surprenants tatouages de toile d’araignée sur le visage. Dans ce village reculé, France 2 a rencontré des femmes âgées et des jeunes filles, et les a interrogées sur ces tatouages ancestraux.

L’encre du tatouage, « de la bile de buffle noircie à la fumée »

Parce qu’un roi voisin a forcé une jeune femme du village au mariage, toutes les autres adolescentes du village se faisaient « tatouer pour devenir laide ». Un tatouage au prix d’atroces souffrances : « C’était très douloureux, on nous attachait les mains, deux personnes nous tenaient pendant que la tatoueuse travaillait sur notre visage avec de la bile de buffle noircie à la fumée ».

Aujourd’hui, la tradition se meurt. Les jeunes femmes de 2015 refusent ce tatouage et le gouvernement birman l’interdit aussi.

Source : http://mobile.francetvinfo.fr/monde/asie/video-birmanie-les-femmes-tatouees-dune-toile-daraignee-une-tradition-qui-se-meurt_869701.html#xtref=http://m.facebook.com/

« Nous, Noires et Françaises », un triptyque de Lorène DEBAISIEUX, au Cinéma


Triptyque Lorène DEBAISIEUX

« Nous, Noires et Françaises » est une série documentaire en trois volets, réalisée par Lorène DEBAISIEUX, qui sortira au Cinéma Saint André des Arts, à Paris, à partir 1er octobre 2014.

La Fédération nationale GAMS animera deux rencontres, après la projection du film « Noires Douleurs » :

– Le 5 octobre: Oumou Marguelish et Dominique Louboutin, sage-femme à l’hôpital Trousseau, GAMS

– Le 17 octobre : Isabelle Gillette-Faye, directrice du GAMS

Au plaisir de vous y retrouver !

La page Facebook de l’évènement :

http://goo.gl/FFdr9K

 

Journée Internationale pour les Droits des Filles #11octobre


 

Mariée de force

 

une fille  © CC denis adam de villiers – 2013

Chaque année dans le monde, près de 14 millions de filles de moins de 18 ans sont mariées de force. C’est le cas d’Assetou, une jeune malienne, encore adolescente quand son père l’a envoyée en France pour épouser un cousin de vingt ans son aîné.

 

L’ONG Plan, qui aide les enfants en difficulté dans les pays en développement, organise une journée d’action pour sensibiliser le grand public, avec une manifestation prévue mardi après-midi à Paris.

L’ONG vient de remettre à l’Assemblée nationale un rapport sur les mariages précoces. Car la France n’est pas épargnée. http://www.planfrance.org/droits-des-filles/rapports/rapport-2013-leducation-filles/

Aujourd’hui, les mariages forcés touchent près de 70 000 femmes dans notre pays.

 Yann Gallic a rencontré une jeune malienne sans papier qui a été mariée de force.

Agée aujourd’hui de 28 ans, Assetou vit en région parisienne alors qu’elle n’avait jamais imaginé faire sa vie en France.

Elle est née et a grandi à Bamako. Elle y passe une enfance heureuse jusqu’au jour où son père lui annonce qu’elle doit se marier avec un cousin, installé en France. Un homme qu’elle n’a jamais vu, beaucoup plus âgé qu’elle. A cette époque, Assetou est encore lycéenne. Terrorisée par la pression familiale, elle accepte cette union, contrainte et forcée.

Mon papa et mon oncle ont décidé ce mariage. Ils m’ont montré une photo du cousin

Lecture
 Après son mariage à Bamako, Assetou est envoyée en France dans sa « belle famille »; puis elle est confiée à son mari qui habite à Villiers-le-Bel en banlieue parisienne.

Personne n’a eu pitié de moi. Un soir, on m’a emmenée chez mon mari et je me suis rendue compte que j’étais dans la merde

Assetou est enfermée dans l’appartement par son mari qui lui vole son passeport et lui dit que la police va l’expulser si elle tente de s’enfuir.

Mon mari voulait tout le temps coucher avec moi

Assetou parvient finalement à s’enfuir. Pendant quatre ans, elle mène une vie quasi clandestine, sans travail fixe, sans papier et seule dans un pays étranger.

J’avais peur dès que je sortais donc je restais enfermée

Dix ans après ce mariage forcé, Assetou s’est réconciliée avec son père mais n’a pas totalement réussi à lui pardonner d’avoir, dit-elle, gâché sa jeunesse.

Avec le recul mon père a compris qu’il n’avait pas fait quelque chose de bien

Par Yann Gallic | 09 octobre 2013 à 07:25 | 

http://www.franceinter.fr/depeche-mariee-de-force

 

Le lévirat – « les veuves font partie de l’héritage » #Cote d’Ivoire


Prendre pour nouvelle épouse la femme d’un frère défunt afin d’assurer la continuité du lignage. Cette pratique appelée lévirat, bien qu’en forte régression dans les villes, a toujours la peau dure en milieu rural en Côte d’Ivoire. Pire, elle a aussi contribué à la propagation du Vih/Sida dans les zones où cette pratique se déroule toujours.

Yao Aya, la quarantaine révolue, vivait dans un des nombreux campements de la localité de Sassandra avec son mari et leurs quatre enfants. Le couple exploitait une plantation de cacao qu’ils ont créée pendant les années 1990. Suite à une courte maladie, son mari décède. Le corps de Kouamé Yao est transféré à Kongossou, son village natal dans la sous-préfecture de Dimbokro pour l’enterrement. Après les funérailles, la famille se réunit, comme il est de coutume, pour désigner la personne qui aura à gérer les biens du défunt et ses enfants dont l’aîné a 12 ans et est en classe de 6ème au lycée moderne de Dimbokro.

C’est le jeune frère du défunt, Kouamé Kouakou, qui est désigné par le conseil de famille  pour veiller sur les biens de son aîné avec qui, il vivait à Sassandra. Le jeune homme vient juste d’avoir ses 30 ans ce mois de mars 2010. En plus des charges à lui confier, il accepte de prendre comme épouse la femme de son grand frère…qui pourtant l’a vu grandir. « J’ai accepté ce mariage traditionnel pour rester auprès de mes enfants afin qu’ils tirent véritablement profit des biens de leur père », indique Yao Aya. Deux ans plus tard, le cercle familial s’agrandit avec la naissance d’un nouveau bébé.

Koffi Amoin avait 26 ans quand son mari décédait en février 2010. Elle a refusé de prendre en secondes noces, le neveu de son mari qui lui a été proposé. Elle a payé très cher ce refus que sa belle famille a considéré comme un affront. Ainsi que sa propre famille. « Dans cette bataille, je n’ai même pas reçu le soutien de ma propre famille. J’ai été abandonnée par tous », explique la veuve.

En effet, Koffi Amoin, n’a bénéficié d’aucuns biens de son mari. Et pourtant, elle a aidé ce dernier à réaliser une plantation d’hévéa dans la région de Daoukro, qui justement est rentré en production depuis deux ans avant la mort de son époux.

Pis, elle a été priée de quitter la cour familiale. Ses enfants, eux, ont été donnés aux différents membres de la famille de son défunt mari. Même le dernier d’un an qui n’a pas encore été totalement sevré du lait maternel. « Quand j’ai voulu rejoindre mes parents. Notre chef de famille m’a fait comprendre très clairement que je n’étais plus la bienvenue », explique-t-elle en larmes.

Sandaogo Yamdolé, 45 ans, originaire du Burkina Faso, précisément de Koupéla dans la province du Kuritentaga, à la mort de son mari, selon la tradition, devrait prendre pour époux l’un des premiers fils de son mari, qui avait 10 ans de moins qu’elle.

Celle-ci refuse catégoriquement ce mariage qu’elle juge contre nature. Alors que ses coépouses ont accepté les leurs. En tout cas, la communauté villageoise n’a pas accepté la réponse de la femme. Face à cette situation jugée inacceptable, Sandaogo Yamdolé sera copieusement battue par ses propres parents avant de lui demander de revenir sur sa décision. La dame maintient sa position. Elle sera une fois de plus agressée physiquement et excommuniée du village.

Elle quitte alors son village natal pour Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso pour trouver refuge chez l’un de ses cousins qui enseigne dans un établissement secondaire de Ouagadougou. Celui-ci lui fait savoir qu’il a la même position que la communauté villageoise et qu’il ne peut la garder pour essuyer la foudre de celle-ci.

Il lui donne un peu d’argent pour qu’il rejoigne l’un de ses frères, planteur de cacao à Tiassalé (Côte d’Ivoire). Ainsi depuis quelques années, elle vit chez son jeune frère sans soucis. Sauf qu’une fois en Côte d’Ivoire et constamment malade, elle se rend à l’hôpital. C’est là qu’elle découvre qu’elle est séropositive.

« C’est en ce moment que j’ai compris de quoi notre mari était décédé. Si j’avais accepté d’épouser le fils à mon défunt mari, je l’aurai contaminé ainsi que ses femmes. Il en avait déjà 2 », révèle-t-elle. Avant de souligner qu’elle est sous traitement antirétroviral et attend aujourd’hui un enfant de son nouveau mari, quelqu’un de son choix.

Comment comprendre cette pratique ‘’dite rétrograde’’ consistant à marier une veuve avec un frère ou fils de son défunt mari afin d’assurer la continuité du lignage ?

Il faut se tourner du côté des sociologues pour avoir un début de compréhension. Selon les sociologues, cette pratique, souvent forcée et combinée avec la polygamie, est encore pratiquée dans certains pays africains. Le Bénin l’a interdit en même temps que la polygamie le 17 juin 2004. Elle est encore pratiquée dans plusieurs pays d’Afrique de l’ouest, dont le Burkina Faso ou le Togo. Elle existe également dans certaines communautés du Tchad.

Ce type de remariage est dénoncé comme étant une pratique rétrograde, limitant les droits des femmes. Cette politique maintient l’idée qu’« une veuve fasse partie de l’héritage ».

Certains auteurs font remarquer que la pratique du lévirat est la seule mesure de protection sociale dont bénéficient les veuves dans ces pays, et qu’il n’est pas forcément bienvenu de lutter contre cette pratique sans en remplacer l’aspect social et humanitaire.

Selon la sociologue burkinabé, chargée de recherche au Cnrst/Inss, Dr Kaboré Madeleine, les modes de transmission de l’héritage dans les sociétés qui pratiquent le lévirat peut inclure l’aspect humain en ce sens que les veuves font partie de l’héritage.

Ainsi le mariage, selon la logique coutumière, est une affaire lignagère. En effet, cette institution est l’alliance sacrée entre deux familles de lignage différent par l’intermédiaire d’un homme et d’une femme mus par des droits et des devoirs réciproques. « Ce procédé engageant deux groupes sociaux, implique tous les membres de la communauté qui, dans les normes, assurent une responsabilité collective », explique la sociologue.

Ainsi, cette stratégie d’extension du groupe familial par les divers mariages ou remariages confiés au plus ‘’vieux” de la communauté villageoise, oblige les bénéficiaires à respecter sans conditions, les exigences des coutumes en matière d’alliance.

Conséquences du refus du lévirat

Selon la coutume, la maladie qui a tué le mari est sans importance. Ce qui importe, en revanche, c’est que l’épouse soit ‘’nettoyée’’ [par le remariage] et qu’elle puisse ainsi s’intégrer facilement au reste de la communauté.

Conséquence, des femmes dont les maris sont décédés de maladies infectieuses graves, telles que le Vih/Sida vont se remarier avec d’autres personnes de la même famille. Ce qui va contribuer à prolonger la chaîne de contamination de la pandémie.

« Lors d’une consultation prénatale de mon dernier fils qui aujourd’hui a 6 ans, j’ai découvert que j’étais séropositive. Je n’ai pas informé mon mari qui est décédé juste après la naissance de notre fils. Ainsi me sachant séropositive, j’ai refusé le frère de mon mari qu’on a voulu me donner en remariage », commente Goueu Delphine, une jeune femme originaire de Danané dans l’ouest ivoirien.

Même les veuves qui sont dans un état de santé normal et qui refusent le lévirat, doivent recourir à la prostitution pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille.

C’est le cas d’Augustine. G, une femme nigériane de 40 ans, de l’ethnie Igbo. Elle exerce le plus vieux métier du monde à Abidjan-Adjamé. Lieu où elle s’est installée, il y a une dizaine d’années. « Mon mari était un riche homme d’affaires à Lagos au Nigeria. Il était tout pour moi. Je n’avais rien appris comme métier et je ne suis pas non plus allée à l’école. A sa mort, il m’a été demandé de prendre son cousin en remariage. Après mon refus, je me suis retrouvée à la rue avec les quatre enfants », explique Augustine G.

Aujourd’hui, c’est la prostitution qui lui permet de subvenir à ses besoins et à ceux de ses enfants qui sont restés avec sa mère, une sexagénaire, au pays.

Augustine G. affirme qu’elle a quitté son pays parce qu’elle ne se sentait plus en sécurité. Elle faisait l’objet de menaces de la part de certains membres de la famille de son défunt mari. On lui reprochait d’avoir porté plainte à la justice pour espérer bénéficier des biens de son mari qui lui revenaient de droit ainsi qu’à ses enfants.

« Quand vous allez en justice, la police, la magistrature et la famille du défunt et quelques fois des membres de votre propre famille sont contre vous. De sorte que vous devez rentrer chez vous, dans le même environnement. Il faut des années et beaucoup d’argent pour faire entendre sa cause devant les tribunaux », soutient-elle.

Et pourtant, nombre de pays africain où se pratique encore le lévirat, ont signé de nombreux traités internationaux protégeant les droits des femmes et des mineurs, y compris plusieurs conventions et pactes des Nations Unies (Convention relative aux droits de l’enfant, Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, Pacte international relatif aux droits civils et politiques, Convention pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (Cedaw), Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale) ; ainsi que la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (Center for reproductive rights 2003, 78; Omct et Cleen juin 2004, 4).

En fait, comme la pratique est en nette régression, les organisations nationales féminines de lutte contre les droits de la femme n’accordent pas une très grande priorité à la lutte contre la pratique du lévirat.

Théodore Kouadio

koudore@fratmat.info

Source : http://www.fratmat.info/focus/enquete/item/395-le-l%C3%A9virat-la-pratique-toujours-en-cours-en-milieu-rural

Un mariage comme une prison #Québec


Par Marie-Hélène Verville, 12 décembre 2012

Madeline Lamboley est une femme menue à la voix douce, mais il ne faut pas se fier aux apparences. Cette jeune doctorante au Département de criminologie de l’Université de Montréal crée des remous, même si sa thèse n’est pas encore déposée. Son sujet : le mariage forcé au Québec.

Madeline Lamboley a réussi à interviewer 12 femmes qui ont vécu – ou sont menacées de vivre – un mariage forcé. Une première au Québec. Le processus a demandé temps et efforts, parfois même l’aide d’interprètes. La jeune chercheuse a aussi rencontré des intervenants communautaires et judiciaires. « L’affaire Shafia a réveillé les consciences au Québec, dit-elle. La collecte de données serait sans doute plus aisée maintenant. Au départ, en 2009, les intervenants étaient assez réticents à se confier à moi, certains n’en voyaient même pas l’intérêt. Finalement, la Maison secours aux femmes et l’organisme Femmes du monde m’ont épaulée. Ils m’ont mise en contact à la fois avec les femmes et d’autres intervenants du milieu. » La Gazette des femmes a rencontré la chercheuse.

Photographie de Madeline Lamboley.

« Toute la société doit ouvrir les yeux. Les femmes peuvent dire non, elles ont des droits et des ressources ici. » — Madeline Lamboley, chercheuse au doctorat à l’Université de Montréal

Gazette des femmes : Quelle est la distinction entre mariage arrangé et mariage forcé?
Madeline Lamboley
 : Tous les mariages forcés ont été arrangés, mais tous les mariages arrangés n’ont pas été forcés. Une personne peut souhaiter que ses parents lui choisissent un époux ou une épouse et elle peut avoir son mot à dire dans le processus. Mais la ligne est parfois mince, à tel point que les femmes et les intervenants interviewés pour ma thèse ne font pas tous une distinction entre les deux. En fait, tout est dans le degré de liberté au moment de l’échange de consentement.

Une des limites de ma recherche est que toutes les femmes que j’ai interrogées ont vécu des situations dramatiques et ont appelé la police pour violence conjugale. Est-ce que ça veut dire que tous les cas de mariages forcés tournent mal? Pas nécessairement. La femme peut tomber sur un bon mari qui ne cherchera pas à la contrôler. Mais ça finit souvent mal. Lorsque le mariage est forcé, les relations sexuelles le sont également. Les mariages précoces font aussi partie des mariages forcés : les mineurs ne peuvent pas consentir de façon éclairée à l’union. C’est une violation des libertés fondamentales.

Dans quelle mesure ce phénomène est-il présent au Québec?
Le mariage arrangé est une pratique culturelle, mais ce n’est pas nécessairement le cas du mariage forcé. C’est ce que j’ai pu constater dans la littérature que j’ai épluchée et dans les témoignages que j’ai recueillis. Le mariage forcé est tabou même s’il est présent dans tous les pays du monde, y compris au Canada, et qu’il touche toutes les religions et les classes sociales. On montre souvent du doigt les communautés culturelles, mais il n’y a pas qu’elles qui en pratiquent. Au Québec et au Canada, il y a eu des cas dans la communauté mormone, par exemple. En 2008, l’affaire Daniel Cormier avait fait les manchettes au Québec. Ce pasteur autoproclamé de Montréal a été condamné pour avoir agressé une fillette de 9 ans, avec qui il se prétendait marié.

Il n’y a pas de chiffres fiables concernant les mariages forcés. Différents organismes européens ont tenté des estimations. La Forced Marriage Unit* rapporte 250 à 300 cas par an en Angleterre. Toutefois, tout laisse croire que ce n’est que la pointe de l’iceberg. Il n’existe pas d’estimations pour le Canada ou le Québec. L’immigration venue du sud de l’Asie et de l’Afrique est plus récente ici qu’en Europe. Nous sommes donc moins sensibilisés à cette question.

Quels sont les motifs du mariage forcé ou arrangé au Québec?
L’immigration est une des raisons principales. Sur les 12 femmes que j’ai rencontrées, 7 ont été parrainées. C’est-à-dire que le mari, qui est résident permanent ou citoyen canadien, va chercher sa future femme dans son pays d’origine. Une jeune fille menacée de mariage forcé m’a confié qu’il existe une règle implicite dans sa communauté : ceux qui peuvent immigrer au Canada doivent choisir une personne de leur pays d’origine pour lui donner cette chance. Ce type de mariage permet aussi de contrôler le comportement social et sexuel des femmes. Il y a aussi toute une question d’honneur qui gravite autour du problème.

Pourquoi les mariages forcés fragilisent-ils les femmes plutôt que les hommes?
Parce qu’elles viennent de communautés patriarcales où la femme est sous tutelle. Elles passent de l’autorité du père à celle du mari.

Les hommes aussi sont touchés par le mariage forcé. L’une des femmes que j’ai interviewées a consenti à un mariage arrangé et accepté de déménager ici et d’épouser un homme. Celui-ci l’a complètement rejetée. Elle s’est vite rendu compte que sa mère avait fait pression sur lui et qu’il avait été forcé. Elle vit très mal ce rejet. Elle est croyante et pensait que son mariage durerait toute la vie.

Les jeunes homosexuels sont aussi à risque. En Belgique, j’ai rencontré un jeune homme ouvertement homosexuel qu’on voulait marier à sa cousine, restée en Turquie. Ils s’entendaient bien, mais souhaitaient être libres. Quelques jours avant la date de la cérémonie, le jeune homme a fui et trouvé refuge auprès d’un organisme spécialisé.

Est-ce difficile d’intervenir auprès des femmes en détresse?
Le directeur d’une polyvalente de Montréal m’a avoué que, lorsque des élèves dévoilent la menace d’un mariage forcé, l’école est démunie. Elle a un devoir de signalement, mais jusqu’où peut-elle intervenir? Même chose lorsqu’une mère d’élève confie être battue par son mari. Si l’école dénonce la situation aux autorités, au Directeur de la protection de la jeunesse par exemple, ces filles et ces mères subiront des représailles de la part de leur communauté, qui saura que ça vient de l’école et qui sont les dénonciatrices. Il y a beaucoup de sensibilisation à faire, surtout dans les milieux scolaires. Dès la fin du primaire, je dirais. Le professeur, l’infirmière, le travailleur social doivent connaître ce phénomène.

Toute la société doit ouvrir les yeux. Les femmes peuvent dire non. Elles ont des droits et des ressources ici, comme l’organisme Femmes du monde à Côte-des-Neiges. Souvent, les femmes dénoncent la situation lorsqu’elles n’ont plus le choix, lorsque la violence est telle qu’elles savent qu’elles vont en mourir. L’une des femmes qui m’a parlé ne connaissait même pas le service 9-1-1 lorsqu’elle est arrivée au Québec. C’est son garçon qui l’a appris à la maternelle. D’ailleurs, elle ne parlait pas français, n’avait jamais pris le métro, ne pouvait pas lire le nom des rues. Un matin, après que son mari l’eut presque étranglée, elle a appris une phrase par cœur et a composé le numéro : « Mon mari va me tuer moi et mes enfants. »

Pourquoi vous êtes-vous intéressée à ce sujet?
Je viens d’une région de la France où il y a eu beaucoup d’immigration des pays arabes. Je pense à plusieurs filles de mon lycée et, avec du recul, je me rends compte que c’est sans doute ce qui leur est arrivé. À l’Université à Lyon, j’avais une amie d’origine algérienne qui partait voir sa famille la fin de semaine. Un jour, elle m’a confié ses papiers d’identité juste avant de lui rendre visite. « Ma famille est trop gentille ces jours-ci, il y a quelque chose qui cloche », m’a-t-elle dit. : :

*Mise sur pied par le Royaume-Uni, la Forced Marriage Unit est en mesure de récupérer les citoyennes britanniques mariées de force dans leur pays d’origine.

À lire aussi dans la Gazette des femmes : Le tabou des mariages forcés

Illustration d'une ligne de séparation horizontale.

Faciliter l’intégration des immigrantes

Le Conseil du statut de la femme s’intéresse à la question de l’immigration depuis de nombreuses années. Suivant la publication, au printemps 2011, du document La planification de l’immigration au Québec pour la période 2012-2015 par le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles, le Conseil du statut de la femme a étayé son analyse sur les orientations de l’immigration et proposé des recommandations dans un mémoire sur le sujet. Convaincu que la planification de l’immigration comporte des enjeux propres aux femmes, notamment en ce qui a trait à la francisation prémigratoire et à l’accès au travail et aux services de garde, le Conseil recommandait au gouvernement d’appliquer l’analyse différenciée selon les sexes (ADS). Cette méthode permettrait de connaître l’effet de la grille de sélection des candidates et des candidats à l’immigration sur les femmes et les hommes immigrés. On pourrait alors intervenir pour réduire les inégalités dès le début du processus, afin de favoriser une meilleure intégration, tant sur le plan linguistique qu’économique. Le Conseil soulignait aussi le peu d’efforts que déploie le gouvernement du Québec pour informer les nouveaux arrivants des rapports entre les femmes et les hommes au sein de la société québécoise. (Nathalie Bissonnette)

Algérie – Elle se suicide pour échapper à un mariage forcé


En Algérie, un récent fait-divers relance l’épineux sujet de la brutalité envers les femmes dans le cercle restreint du foyer familial. Le 3 septembre, Réflexion.dz rapporte qu’une jeune fille de 22 ans a mis fin à ses jours pour échapper à un mariage forcé.
Elle était originaire d’un petit village familial de H’ssayniya, à proximité de la petite ville de Mesra, dans l’ouest de l’Alger.
Le site du journal régional indique que la jeune femme aurait succombé après avoir avalé un produit insecticide agricole.
D’après le site, elle aurait manifesté son rejet de l’homme que lui avait choisi son père. Ce dernier aurait rétorqué ne pas pouvoir retirer l’accord passé avec le prétendant.
Réflexion.dz rappelle à quel point le mariage forcé est une pratique le plus souvent synonyme de violences, tant psychologiques que physiques et sexuelles. Voilà ce qui aurait, motivé le geste désespéré de la jeune femme.
Un drame récurrent en Algérie, notamment dans les régions agricoles, encore très patriarcales souligne le journal.
Lu sur Réflexion.dz
Source
http://www.slateafrique.com/94131/algerie-suicide-pour-echapper-un-mariage-force

Excision, viols : deux Guinéens en prison


Excision, viols : deux Guinéens en prison
28/07/2012 05:27
Poitiers, Châtellerault
Depuis hier, un homme de 35 ans et une mère de famille, tous deux de nationalité guinéenne, dorment en prison. Deux autres Guinéens mis en examen dans le cadre de cette même affaire de viols et de violences restent en liberté sous contrôle judiciaire.

L’affaire a été révélée par une jeune lycéenne scolarisée à Poitiers mais dont la famille réside à Châtellerault. La jeune fille, de nationalité française, a expliqué que ses parents avaient profité d’un retour en Guinée pour la faire exciser, puis qu’ils l’avaient contrainte à avorter, aux Pays-Bas, avec la complicité d’une de ses tantes (mise en examen). Elle a également raconté que, depuis plusieurs mois et avec l’accord de ses parents, elle était contrainte d’accepter des relations sexuelles avec un homme de 35 ans, marié et déjà père de quatre enfants.
Selon la jeune fille, ses parents auraient décidé de la « marier » contre son gré avec cet homme. Elle dit avoir subi des violences physiques (brûlures, coups de ceintures…) pour la faire plier.
Une information sur ces faits passibles de la cour d’assises a été ouverte il y a un an. Mais c’est l’intervention de l’avocate de la jeune fille qui a apparemment accéléré les choses. Jeudi, les policiers poitevins ont procédé à l’interpellation de la mère et du supposé violeur. Tous deux ont été présentés dans l’après-midi d’hier au juge de la liberté et de la détention qui a ordonné leur incarcération pour les besoins de l’enquête.
V.B. via La Nouvelle République http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Actualite/Faits-divers-justice/n/Contenus/Articles/2012/07/28/Excision-viols-deux-Guineens-en-prison

Mise à jour du 01/08/2012

POITIERS Viols et excision : ils font appel

La mère de famille d’origine guinéenne (et non de nationalité guinéenne comme nous l’avons écrit par erreur) accusée d’avoir fait exciser sa fille en Guinée, de l’avoir forcée d’avoir des relations sexuelles avec un homme marié et d’avoir tenté de la contraindre à contracter une union religieuse avec cet homme, a décidé d’interjeter appel de son placement en détention, ordonné vendredi par le juge de la liberté et de la détention. L’homme accusé des viols a également fait appel. Ces appels pourraient être examinés dans quinze jours. Précisons également que l’information sur ces différents faits criminels a été ouverte il y a quelques jours et non il y a un an.

Source : http://www.lanouvellerepublique.fr/Toute-zone/Actualite/Faits-divers-justice/n/Contenus/Articles/2012/08/01/POITIERS-Viols-et-excision-ils-font-appel