GAMS Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon


C’est avec grand plaisir que nous vous faisons découvrir le logo de la dernière délégation régionale du GAMS : Ta Vie en Main, en région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

L’association est joignable par téléphone au 06.79.78.22.44.

Par courriel : tavieenmain@gmail.com

Enfin, nous vous invitons à aimer/à « liker » leur page sur Facebook : Ta Vie Main – GAMS Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées

La dépigmentation, un fléau qui peut mener au tragique


Au grand marché de Dakar, quasiment tous les produits servent au blanchiment de la peau.
© RFI/Guillaume Thibault

En France mardi 8 décembre se sont ouvertes les Journées dermatologiques de Paris. C’est l’occasion pour les dermatologues de se pencher sur un phénomène qui touche énormément de femmes noires : la dépigmentation. De très nombreuses Africaines utilisent des crèmes ou des médicaments pour se blanchir la peau, une pratique non sans risque. Reportages.

Sur les étals du marché Niger à Conakry, nombreux sont les laits éclaircissants. Des produits bon marché vendus par des marchands non qualifiés. Il y a quelques mois, Aicha a utilisé ses crèmes. « J’ai vu mes copines utiliser le produit, raconte-t-elle. J’ai mis le produit, mais je ne me regardais même pas tellement que la peau est gâtée. J’avais plein de boutons, ça c’est brûlé. »

Au-delà des cosmétiques et des médicaments dérivés, certaines Guinéennes vont encore plus loin, explique Madame Kaba, esthéticienne : « On parle de cosmétique là. Mais au-delà de ça, on a du détergent. Des femmes qui utilisent aujourd’hui du défrisant sur la peau, des femmes aujourd’hui qui utilisent de l’eau oxygénée sur la peau, des femmes qui utilisent du papier mural pour gratter les murs pour pouvoir refaire la peinture, du ciment de construction sur la peau. C’est inimaginable ! ».

A l’hôpital Donka, la salle d’attente du dermatologue Mohamed Cissé ne désemplit pas. Il constate de nombreuses complications comme de l’acné, des champignons ou des tâches. Plus grave, des troubles des règles, de l’insuffisance rénale ou encore l’apparition de diabète. « C’est un véritable de problème de santé publique aujourd’hui et rien n’est fait, analyse-t-il. Les gens importent leurs produits du Nigeria, de la Côte d’Ivoire, mais aussi venant de l’Occident. Il est important que la législation s’y penche pour prendre les dispositions qui s’imposent pour pouvoir éradiquer ce phénomène ».

Selon les statistiques du chef de service, un quart des femmes viennent le consulter à cause des produits pour s’éclaircir la peau.

Au Sénégal, des produits en vente libre

Sur l’un des grands marchés de Dakar, les produits pour se blanchir la peau sont en vente libre. « Communément on l’appelle le khessal. Etymologiquement en wolof, ça veut dire « devenir blanche » ». Sur l’étiquette il est écrit « Lait traitant éclaircissant ». Dans les détails, on y trouve du pétrole, du bromide, de la glycérine.

« C’est quelque chose que j’aime, c’est pour cela que je veux utiliser ça. J’aime ça pour être plus belle », raconte une cliente. « Ça brûle, et ça ne s’enlève plus jamais, jusqu’à la mort », s’insurge une autre.

« D’habitude mes clients, je leur dis que ce n’est pas bon de le mettre sous le soleil, affirme un vendeur. Il faut attendre le coucher du soleil parce que si tu le mets avec le soleil, ça va cramer toute la peau. »

« Que ce soit des produits améliorés ou pas, le risque est le même, témoigne une autre femme. C’est plus que dangereux, c’est cancérigène. C’est le cancer de la peau à la longue. Donc je n’hésite pas à dire à mes sœurs : « stop ». »

Ecoutez aussi Fatimata Ly, dermatologue spécialiste de la dépigmentation, invitée d’Afrique soir ce mercredi 9 décembre sur RFI.

Chronologie et chiffres clés

« Touche pas à ma sœur » Guinée-Conakry


A l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes dans le monde qui a eu lieu le 25 novembre dernier,les féministes de la Guinée ont réagi via les réseaux  pour dire « stop ,touche pas à ma soeur « .

-Quel est le but du mouvement  » touche pas a ma soeur » ?

Éradiquer les mariages précoces,l’excision et les violences faites aux femmes. Voici les objectifs ambitieux de l’initiative du mouvement «Touche pas à ma sœur» qui, selon les femmes féministes , se banalisent en Guinée Conakry.

Devenu aujourd’hui une « Grande cause nationale »,le mouvement féministe a exposé l’enjeux de la lutte contre les violences à l’encontre des femmes .Elles appellent plus que Jamais :

-A une prise de conscience de toute la société face aux violences faites aux femmes

-A des actions de prestations et de sensibilisations des ensembles des acteurs de la société civile

– Et en conséquence,à un ensemble de moyen cohérents,pérennes et d’envergure pour lutter contre la violence faite aux femmes.

 Selon Khady Diop du mouvement « touche pas à ma soeur « <<Chaque citoyen doit s’engager dans ce combat ,en sensibilisant ses proches, en se mobilisant également pour obtenir des pouvoirs publics le renforcement de la politique de lutte contre la violence aux femmes >>.

Mamche Diallo, est animatrice chez nostalgie Guinée et membre de l’association des femmes féministes de  Guinée ,elle s’est exprimée via les réseau sociaux pour apporter son soutient aux femmes du monde entier:<<une femme sur trois est victime de violence dans le monde ,brisons le silence et indignons nous,encourageons les victimes à porter plainte. Changeons le regard de la société parce que nul ne mérite d’être torturé ,brutalisé ou violé. soyons  la voix des sans voix>>

Par la même occasion ,ces  femmes militantes ont exprimés leurs mécontentements à l’égard de leurs concitoyennes. <<vraiment déçut de voir des femmes se mobiliser pour les festivités de mamaya, mais quant il s’agit de lutter pour nos droits, on ne voit qu’un petit groupe >> explique yali  Bobo, membre du collectif « End violence against Women ». 

Leur page Facebook

Le GAMS est partenaire de l’enquête scientifique réalisée actuellement auprès des victimes de violences par l’Institut national d’études démographiques (Ined) . Vous êtes ou vous avez été victime de violences ? Répondez à l'enquête https://goo.gl/kUBk8a

Enquête sur les Violences faites aux Femmes – Merci de répondre au questionnaire !


Le GAMS est partenaire de l’enquête scientifique réalisée auprès des victimes de violences par l’Institut national d’études démographiques (Ined). L’enquête concerne toutes les personnes victimes de violences faites aux personnes (en dehors des accidents ou d’atteintes aux biens) âgées de 18 ans ou plus qui consultent les sites des associations d’aide aux victimes de violences. Elle s’intéresse aux conséquences de ces violences sur les parcours de vie et la santé des victimes quels que soient la nature des violences (verbales, psychologiques, économiques, physiques, sexuelles), leur moment de survenue (enfance, adolescence, âge adulte) et leur cadre de survenue (familial, conjugal, professionnel, scolaire, ou des études). Cette enquête aidera à la mise en place de politiques publiques en matière de protection et de santé.

Toutes les situations doivent être prises en compte pour refléter la diversité des situations des victimes de violences faites aux femmes, et ce même, pour les violences spécifiques, comme les mutilations sexuelles féminines et/ou les mariages forcés. Pour la richesse et la qualité des résultats, la participation de toutes les victimes est donc importante.

Si vous-même vous n’êtes heureusement pas victime, mais que vous connaissez des victimes, n’hésitez pas à relayer l’enquête. De même, si vous êtes une association qui accueille des femmes victimes de violences, partagez et relayez le questionnaire !

Pour participer à cette enquête, rendez-vous sur le site www.ined-victimes.fr. Ce site vous permet d’accéder au questionnaire, et contient des informations supplémentaires sur l’enquête : thèmes abordés, confidentialité, équipes de recherche…

D’avance, merci !

Campagne nationale pour l’abandon de l’excision #GuinéeConakry


Le Ministère de l’Action Sociale en collaboration, avec ses partenaires techniques et financiers a clôturé, ce vendredi 20 novembre 2015, la campagne nationale pour l’abandon des mutilations génitales féminines, a constaté Guineematin.

La cérémonie s’est déroulée au palais du peuple. Cette campagne avait été lancée depuis deux mois sur le thème « Engageons-nous pour des vacances sans excision », a constaté Guineematin.

La cérémonie marquant la fin de cette campagne a réuni des membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers ainsi que plusieurs  les acteurs impliqués dans ce combat.

Les représentants des partenaires techniques et financiers  ont tous félicité l’effort du gouvernement à travers le ministère de l’Action Sociale, avant de réitérer l’engagement de leurs institutions respectives, à continuer d’accompagner ce département dans la lutte contre les mutilations génitales féminines.

Pour le représentant de l’Ambassadeur des Etats unis en Guinée, la lutte contre ce phénomène est un  « combat de tous les guinéens et guinéennes, et des étrangers au bénéfice des guinéens », avant d’indiquer qu’au sein des nations-unies, la santé publique est prioritaire. Mais, l’éducation, la sensibilisation doivent être privilégiée comme l’on a vu pendant la période  d’Ebola. Donc, la clôture de cette campagne n’est pas la fin du combat, elle doit continuer.

Selon Mme la représentante de l’UNICEF, madame Frederik Grulene, cette campagne a permis d’attirer l’attention des autorités sur cette pratique néfaste pour la santé des filles.

 Pour sa part, le représentant de l’UNFPA, monsieur Aboubacar Cissé, lance un appel à tous les acteurs religieux, les ONG, des agents de santé, leaders communautaires, au  « renforcement de l’union, la synergie de relation qui est seul facteur à pouvoir concrétiser notre objectif commun d’accélération de l’abandon de cette pratique néfaste », ajoute-t-elle.

De son coté, le ministre de l’Action Sociale, Sanaba Kaba s’est réjouit  de cette mobilisation avant de remercier les partenaires pour la qualité de la coopération et  l’accompagnement durant la campagne de lutte contre les MGF dont le slogan est « engageons-nous pour des vacances sans excision »

Pour elle, la mise en œuvre de cette campagne a associé des acteurs du gouvernementaux, ONG nationales, partenaires techniques et financiers dont les activités étaient en autre : l’organisation des journées de plaidoyer et des mobilisations associatives ; des campagnes d’éducation sur les MGF dans les régions administratives ; l’organisation de trois ateliers régionaux ayant permis de renfoncer la capacité de 120 assistants sociaux sur la base du module harmonisé, ainsi que ces outils d’application sur le terrain dans le cadre de la lutte contre la MGF », a-t-elle cité.

Pour terminer son allocution, madame Sanaba Kaba a profité de l’occasion pour plaider au ministre de la communication, pour que des larges  informations, des sensibilisations, d’éducation gagnent des espaces gratuites au niveau de la Télévision et de la radio nationale. Selon elle « le changement de la norme sociale sur l’excision constitue un défi majeur  qui nécessite l’implication de tous et de chacun »

Dans son discours, le ministre de la Communication, Alousseny Makanera Kaké, a cité les femmes comme étant les responsables de cette pratique qu’elles veulent combattre: « Ce qui fait mal, cette pratique barbare est faite par les femmes. Je suis rassuré avec tout ce que je viens d’entendre de la part des partenaires, du ministre de l’Action Sociale et surtout des femmes, si vous dites tous non à l’excision dans les réunions, vous devez faire pour que ce que vous dites soit une réalité dans les familles», a-t-il dit.

Pour terminer, le ministre Kaké a lui aussi  réaffirmé l’engagement  de son département à accompagner son homologue de l’Action Sociale dans ce combat : « Nous allons faire la communication à tous les niveaux, interpeller toutes les couches sociales pour engager le combat contre l’excision. Mais aussi, il faut encadrer ce combat avec les instruments juridiques auxquels la Guinée a adhéré depuis longtemps, c’est-à-dire ceux qui pratiquent l’excision, il faudrait que la loi soit appliquée avec toute la rigueur »

 

Yacine Sylla

Source : Guinée Matin

Le mariage de mineures ne touche pas que les pays en développement. #Europe


Le mariage de mineurs ne touche pas que les pays en développement. Si l’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud sont les plus touchés par ce fléau de société, il existe également des mariages de mineurs en France, au cœur de l’Europe.

Selon le site du ministère belge des Affaires étrangères, les jeunes filles de moins de 18 ans menacées d’être mariées de force dans l’Hexagone sont 70.000 chaque année. Dans le monde, on estime que 27 mineures sont mariées toute les minutes, soit 14 millions en tout.

Des chiffres qui ont refait surface cette semaine avec la journée internationale de la fille organisée le 11 octobre dernier. L’occasion pour l’actrice Marie Gilainn ambassadrice de Plan Belgique contre le mariage d’enfants, de prouver son engagement avec une courte vidéo choc dans laquelle elle marie sa fille de 11 ans.

Source RTL

De bonnes nouvelles de notre partenaire #EgalitéMaintenant #Kenya


Des milliers d’entre vous ont agi en faveur des filles qui fuient les mutilations génitales féminines et le mariage précoce au Kenya, et nous tenions  à vous informer des progrès accomplis !
Photo Ruth Njeng’ere

J’ai fui les MGF en 2006 et tout le monde dans le village, y compris les membres de ma famille, pensait que j’étais lâche […] Aujourd’hui, je suis revenue à la maison et j’ai démontré à la communauté que l’excision n’est pas nécessaire. J’ai terminé mes études secondaires et reçu une très bonne note. J’attends maintenant d’aller à l’université…
– Une fille abritée par Tasaru Rescue Centre

Au cours des derniers mois, la nouvelle Commission de lutte contre les MGF et le directeur des poursuites publiques  (DPP) de l’Unité de lutte contre les MGF ont redoublé d’efforts pour enquêter sur les affaires de MGF, faire appliquer la loi de 2011 et éduquer les communautés sur les méfaits des MGF et du mariage précoce (les MGF sont souvent effectuées en tant que précurseur au mariage précoce). L’Unité  a été déployée à travers le Kenya dans les zones à forte prévalence, et dès les  premières semaines plusieurs affaires impliquant des parents, des exciseuses et un chef qui avait omis de signaler la pratique ont été portées devant les tribunaux.

À l’échelle nationale, les législateurs kenyans ont réitéré que les contrevenants à la loi seront poursuivis, et les parlementaires se penchent sur une motion qui vise à augmenter les peines en cas de MGF et à réexaminer en détail les affaires de MGF existantes. Bien qu’il reste encore beaucoup de travail à effectuer, ces développements démontrent que nos initiatives conjuguées portent leurs fruits. Au nom d’Egalité Maintenant et de nos partenaires kenyans, Tasaru Ntomonok Initiative et Women Rights Institute for Peace, merci de votre soutien ! Nous continuerons à vous informer au fur et à mesure que la campagne progresse.

Pour en savoir plus sur la campagne et la partager, consultez www.equalitynow.org/fr/take_action/agissez_action521