Un aperçu de ce qui se déroule dans les “salles d’excisions” kenyanes


Hawa et Fatima, la mère et la fille, sont exciseuses. Leur prénom a été modifié. Elles pratiquent leur activité de façon clandestine à Nairobi, la capitale du Kenya. En effet les mutilations sexuelles y sont illégales depuis 2011, de même que les mariages précoces.

Des petites filles de 8 ans sont amenées auprès d’elles, elles ont les yeux bandés et sont maintenues de force par 5 femmes. L’exciseuse utilise une lame de rasoir et de l’alcool pour cicatriser la plaie.

Après la mutilation, les jeunes victimes sont maintenues immobiles, les jambes attachées, pendant deux semaines. D’après les deux exciseuses, les petites filles peuvent de nouveau se livrer à leurs activités habituelles au bout d’un mois.

Fatima se décrit comme la garante d’un code moral. Elle ne fait qu’appliquer la règle et tous ses voisins le savent. Cette femme considère comme “important” que les jeunes filles ne soient pas “souillées” par des rapports sexuels qu’elles solliciteraient auprès des hommes. Fatima et Hawa décrivent leur propre excision comme ayant provoqué une douleur inimaginable, mais restent convaincues que c’est la “bonne chose à faire”. La pression sociale est si forte que les jeunes victimes ne crient pas. Elles répriment leurs cris de douleur de peur d’être méprisées par les filles de leur âge.

Traduction Pauline ARRIGHI

Source Edition CCN Africa via Réseau INTACT/INTACT Network

Le président Obama, porte-voix de la lutte contre les pratiques traditionnelles néfastes


Le président Obama, en tournée en Afrique, notamment au Kenya déclaré :  » traiter les femmes comme des citoyens de seconde zone est une mauvaise tradition : elle vous maintient en arrière. Il n’y a aucune excuse pour les agressions sexuelles ou la violence conjugale, il n’y a aucune raison pour que des jeunes filles doivent subir des mutilations génitales, il n’y a pas de place dans une société civilisée pour le mariage précoce ou forcé des enfants. Ces traditions peuvent dater de plusieurs siècles ; elles n’ont pas leur place dans le 21e siècle « .

Extrait de l’article (en anglais) ci-dessous :

http://www.theguardian.com/us-news/2015/jul/26/barack-obama-condemns-tradition-women-second-class-citizens-nairobi?CMP=share_btn_tw

Réparation des Fistules


(en) Rwanda Location (he) מיקום רואנדה

Image via Wikipedia

Une fois de plus, l’on évoque les fistules, on explique ce que c’est, on déplore leur nombre en Afrique subsaharienne, sans évoquer une seule fois les grossesses précoces, résultat de mariages forcés précoces ou les mutilations sexuelles féminines…

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Nov 04th

Rwanda Rwanda: 39 femmes opérées gratuitement de fistule obstétricale

Rwanda: 39 femmes opérées gratuitement de fistule obstétricale

Afrique centrale Rwanda

SANTE-FISTULE OBSTETRICALE – Une équipe de médecins américains vient d’opérer 39 femmes souffrant de fistule obstétricale à l’hôpital de Kibagabaga, situé dans la banlieue de la capitale Kigali, a appris jeudi la PANA de source officielle. La fistule obstétrique est un trou dans la paroi du vagin qui résulte d’un accouchement prolongé sans intervention médicale rapide, généralement une césarienne, précise-t-on.

La femme affectée par cette maladie souffre alors d’une incontinence chronique et, dans la plupart des cas, son bébé ne survit pas à l’accouchement.

Selon les statistiques du bureau Afrique de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), sur le continent, au moins 50.000 à 100.000 femmes, dont une grande majorité en Afrique subsaharienne, présentent une fistule obstétricale.

La plupart des femmes touchées ressentent souvent de la honte et font l’objet d’une discrimination sociale.

Kigali – Pana 04/11/2010