Attention Arnaque !


Des arnaqueurs font signer des pétitions contre l’excision et vous délestent au passage de quelques euros… La dernière victime en date, c’était 10 euros…

Ils sont en général par deux et sévissent sur les parkings des supermarchés de France et de Navarre. Ils ont été repérés récemment prés de Lyon et de Caen.

Pour collecter des fonds sur la voie publique, ils doivent avoir une autorisation de la Mairie. Car sinon, des arrêtés préfectoraux interdisent sur tout le territoire les collectes sur la voie publique en application des articles L2212-2 et de L2215-1 du Code général des collectivités territoriales.

Vous pouvez également alerter le personnel des supermarchés.

Quoiqu’il en soit le GAMS national, comme ses antennes régionales et ses associations relais dans 8 régions françaises et ses partenaires n’organisent ni de collecte de fonds, ni de signature de pétition, dans la rue.

Si vous pouvez être généreux (-ses), en cette fin d’année, il est encore possible d’adhérer pour 2015 ou faire un don au GAMS, sur notre site internet Nous soutenir et sur Facebook, c’est le bouton Faire un don

Vous recevrez en retour, un reçu fiscal.

Grâce à la déduction fiscale de 66% (dans la limite imposée par le Code des Impôts),  un don de 10 € ne vous reviendra qu’à  3 € ; un don de 20€ ne vous reviendra qu’à 7 € ;  et ainsi de suite…

Vous aurez toujours la garantie que votre investissement reviendra directement aux premières concernées, en toute transparence.

Protégeons nos filles de l’excision et des mariages forcés !

Partagez et relayez ! D’avance, merci !

« Touche pas à ma sœur » Guinée-Conakry


A l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes dans le monde qui a eu lieu le 25 novembre dernier,les féministes de la Guinée ont réagi via les réseaux  pour dire « stop ,touche pas à ma soeur « .

-Quel est le but du mouvement  » touche pas a ma soeur » ?

Éradiquer les mariages précoces,l’excision et les violences faites aux femmes. Voici les objectifs ambitieux de l’initiative du mouvement «Touche pas à ma sœur» qui, selon les femmes féministes , se banalisent en Guinée Conakry.

Devenu aujourd’hui une « Grande cause nationale »,le mouvement féministe a exposé l’enjeux de la lutte contre les violences à l’encontre des femmes .Elles appellent plus que Jamais :

-A une prise de conscience de toute la société face aux violences faites aux femmes

-A des actions de prestations et de sensibilisations des ensembles des acteurs de la société civile

– Et en conséquence,à un ensemble de moyen cohérents,pérennes et d’envergure pour lutter contre la violence faite aux femmes.

 Selon Khady Diop du mouvement « touche pas à ma soeur « <<Chaque citoyen doit s’engager dans ce combat ,en sensibilisant ses proches, en se mobilisant également pour obtenir des pouvoirs publics le renforcement de la politique de lutte contre la violence aux femmes >>.

Mamche Diallo, est animatrice chez nostalgie Guinée et membre de l’association des femmes féministes de  Guinée ,elle s’est exprimée via les réseau sociaux pour apporter son soutient aux femmes du monde entier:<<une femme sur trois est victime de violence dans le monde ,brisons le silence et indignons nous,encourageons les victimes à porter plainte. Changeons le regard de la société parce que nul ne mérite d’être torturé ,brutalisé ou violé. soyons  la voix des sans voix>>

Par la même occasion ,ces  femmes militantes ont exprimés leurs mécontentements à l’égard de leurs concitoyennes. <<vraiment déçut de voir des femmes se mobiliser pour les festivités de mamaya, mais quant il s’agit de lutter pour nos droits, on ne voit qu’un petit groupe >> explique yali  Bobo, membre du collectif « End violence against Women ». 

Leur page Facebook

Une jeune fille zimbabwéenne âgée de 15 ans, qui a été soumise à un mariage précoce, photographiée lors d’une séries d’ateliers organisés à Shamva, dans la province de Mashonaland, par des groupes locaux qui cherchent à mettre fin à cette pratique et venir en aide aux victimes. ©2015 Dewa Mavhinga / Human Rights Watch

Zimbabwe : Le fléau des mariages d’enfants


Le gouvernement devrait porter à 18 ans l’âge minimum du mariage et adopter un plan d’action national

(Lusaka, le 25 novembre 2015) – Les mariages d’enfants en Afrique mettent souvent fin à la scolarisation des filles, les exposent au risque de violence conjugale ainsi qu’à de graves risques de santé liés aux grossesses précoces ou au VIH, et les soumet fréquemment au carcan de la pauvreté, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. À l’occasion du Sommet de l’Union africaine (AU) sur le mariage des enfants, le gouvernement du Zimbabwe – dont le président Robert Mugabe a accédé à la présidence tournante de l’AU – devrait  porter à 18 ans l’âge minimum légal du mariage et encourager d’autres pays à faire de même.

Ce sommet se tiendra dans la capitale de la Zambie, Lusaka, durant deux jours, les 26 et 27 novembre. Le sommet devrait mettre en lumière les effets dévastateurs des mariages précoces en Afrique sub-saharienne, où 40 % des filles se marient avant l’âge de 18 ans, et permettre d’examiner diverses recommandations visant à mettre fin à cette pratique.

« Le gouvernement zimbabwéen devrait faire preuve de son engagement dans la lutte contre le fléau du mariage précoce en portant à 18 ans l’âge minimum du mariage », a déclaré Dewa Mavhinga, chercheur senior auprès de la division Afrique de Human Rights Watch. « L’avenir de millions de filles africaines dépend de la volonté des dirigeants africains de prendre des mesures permettant de mettre fin à cette pratique dévastatrice qui prive les filles de leur droit à l’éducation et les expose à divers abus. »

Communiqué intégral (en anglais)

Zimbabwe :Le fléau des mariages d’enfants

Source : Human Rights Watch

 

Mali – Lancement d’une Campagne nationale contre les mariages précoces


Caravane contre les mariages précoces, Mali

Caravane contre les mariages précoces, Mali

Une campagne nationale a été lancée dans le but de favoriser la création d’une plateforme nationale commune pour l’élimination du phénomène des mariages précoces

En lançant une campagne nationale contre le mariage précoce, notre pays devient le 8è sur une trentaine à mettre en œuvre cette recommandation de l’Union africaine (UA). En janvier dernier, les chefs d’État et de gouvernement et les Premières dames de l’UA, lors d’une rencontre sur l’accélération des efforts pour mettre fin au mariage précoce, se sont engagés à faire de cette lutte une priorité dans leurs pays respectifs. L’initiative entre dans le cadre de l’année de l’autonomisation des femmes et du développement de l’Afrique pour la concrétisation de l’Agenda 2063.
Elle prévoit de développer, élaborer et mettre en œuvre des stratégies nationales et plans d’action visant à mettre fin au mariage d’enfants. Des pays comme le nôtre doivent harmoniser les lois sur le mariage en fixant l’âge du mariage à 18 ans ou plus pour les garçons et les filles. Il est aussi demandé de mettre en œuvre des lois et des politiques qui interdisent efficacement, préviennent, punissent et indemnisent les victimes du mariage des enfants en incluant la circulation transfrontalière des filles à des fins de mariage.
Le mariage précoce constitue une violation des droits fondamentaux des enfants et un obstacle à l’atteinte de presque tous les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) remplacés, il y a peu, par les Objectifs de développement durable (ODD). La campagne a pour objectif de créer une plateforme nationale commune pour l’élimination du mariage précoce, basée sur la mobilisation sociale, pour le renforcement des efforts dans la lutte contre ce phénomène. Un plaidoyer sera mené en direction des décideurs, des leaders d’opinions, de la société civile et des partenaires techniques et financiers (PTF) pour qu’ils s’engagent dans la lutte contre la pratique. Les populations et les communautés seront informées grâce à la dissémination de messages-clés. La campagne permettra aussi de renforcer le partenariat entre toutes les parties prenantes (gouvernement, société civile, PTF) pour lutter contre le mariage d’enfant.
Le coup d’envoi est donc donné pour environ une dizaine de jours de campagne nationale de lutte contre le mariage d’enfant dans notre pays. Nous sommes lundi. Il est 9 heures et l’ambiance est toute particulière dans la grande cour du gouvernorat de Ségou. Et pour cause !  Les caravaniers étaient venus remettre les messages de la campagne au chef de l’exécutif régional. La caravane a été accueillie par le chef du cabinet du gouverneur, Mamadou Gaoussou Traoré. Mme Awa Abdou Touré, coordinatrice par intérim de Care-Mali à Ségou, lui a remis au nom de la Première dame et du gouvernement, à travers le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, une enveloppe contenant les messages de sensibilisation et d’information sur la pratique du mariage précoce dans notre pays.
Le gouvernorat de Ségou s’engage à utiliser tous les canaux de communication pour gagner cette lutte contre le mariage d’enfant qui freine l’épanouissement des victimes, hypothèque leur avenir et nuit dangereusement à leur santé, a déclaré Mamadou Gaoussou Traoré.
Pendant deux jours, les caravaniers ont organisé des ateliers de formation et de sensibilisation sur les méfaits de la pratique afin de discuter avec les leaders religieux, coutumiers, communautaires et jeunes. Ce cadre d’échange citoyen sur la problématique a permis d’identifier plusieurs causes. Certains ont lié la  pratique à la tradition qui veut qu’une fille doit être mariée sitôt ses premières menstrues, entre 12 et 14 ans, sous peine de se retrouver enceinte alors qu’elle est toujours célibataire. D’autres facteurs interviennent : le contexte socio-culturel et religieux conjugué aux épisodes des conflits armés, la pauvreté des ménages, le statut de la fille et de la jeune femme, leur vulnérabilité et leur dépendance économique vis-à-vis de l’homme.
Les discussions ont établi que pour mettre fin à ce drame silencieux dans notre pays, il faut une approche impliquant toutes les composantes de la société. Il faut donc travailler à briser la transmission intergénérationnelle de la pauvreté, la violence, l’exclusion et la discrimination. Il faut dans le même temps permettre aux filles de devenir des agents de changement social, économique et politique, mais aussi favoriser les garçons et les hommes comme des alliés du changement et réussir un développement équitable.
Mamadou Sékou Traoré, un leader religieux qui participait à l’atelier, est catégorique : « Cette pratique n’a rien de religieux, elle est plutôt culturelle ». Cet enseignant à la retraite explique être indigné de voir des parents retirer leurs filles de l’école pour les marier. La vie de ces milliers de jeunes filles, très souvent performantes à l’école, bascule après le mariage, soutient-il. « Dieu aime et protège tellement la femme qu’il serait impossible de lier cette pratique hautement dangereuse pour la santé des victimes à la religion », souligne notre vieil enseignant. Il exhorte, par conséquent, les parents à respecter leurs filles comme l’indique le Coran en les préservant des affres du mariage précoce.
Les caravaniers ont assisté également aux échanges avec les élèves de l’école primaire « Bandjougou Bouaré » du quartier commercial de Ségou, sur la problématique du mariage précoce. Les cours étaient dispensés par Mme Aminata Sangaré de l’Unicef et Mme Maïmouna Dagnoko de Care-Mali.
La caravane a quitté Ségou mardi pour Bla et San. Elle bouclera son périple par Mopti.

M. A. TRAORE

Source : L’Essor, dans Maliactunet

Le courage d’une jeune Indienne de 11 ans qui a refusé son mariage forcé inspire le monde entier


Rekha Kalindi

Rekha Kalindi

Ce qu’a fait cette petite fille paraît inconcevable en Inde. Obligée de se marier à l’âge de 11 ans, Rekha Kalindi a lutté de tout son être pour avoir accès à une éducation et faire changer ses parents d’avis. Un combat qui a inspiré aux internautes un tout nouveau mouvement contre le mariage forcé.

Malgré son inscription dans la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, le mariage continue d’être imposé aux enfants dans de nombreux pays à l’image de l’Inde. Alors que ses parents ont tenté de l’unir pour la vie à un homme qu’elle n’avait pas choisi, la petite Rekha Kalindi, 11 ans, a eu la force de refuser ce mariage arrangé. Aujourd’hui âgée de 18 ans, la jeune femme est devenue un véritable symbole d’indépendance et de détermination dans son pays, où de nombreux concitoyens se sont mobilisés pour faire circuler son message.

Sauvée in extremis

A l’époque, elle n’était pas encore assez grande pour raconter son histoire en public. Mais maintenant qu’elle est adulte, Rekha a fait de cecombat contre le mariage forcé une priorité. Pressée de faire connaître son histoire à d’autres petites filles en âge d’être mariées de force par leurs parents, elle s’est donc attelée à la rédaction d’une autobiographiepour donner du courage à celles qui hésitent encore.

Intitulé « Strength to say No » (« La force de dire non »), l’ouvrage raconte ce qu’a dû endurer la petite Indienne pour avoir osé se rebeller. Alors que la fillette travaillait depuis ses 4 ans pour participer aux revenus de sa famille, elle s’est vue contrainte d’épouser un homme à l’âge de 11 ans. Une situation inconcevable pour la fillette déjà très mature, qui n’a pas hésité à dire non. Un comportement héroïque en Inde, où les enfants n’ont pas leur mot à dire lorsqu’il s’agit de parler mariage. Suite à son refus, Rekha a été violemment battue par sa mère, Manaka. Elle raconte :

« Ma mère m’attrapée par les cheveux et a continué à me frapper. J’ai essayé de m’enfuir, mais elle me tenait si fort que c’était impossible. J’ai pleuré, crié, mais personne n’est intervenu. Après plusieurs minutes de calvaire, elle s’est arrêtée. Je suis restée allongée sur le sol, tremblante de peur qu’elle ne puisse recommencer. »

Malgré les coups, Rekha ne s’est pas démontée et s’est tournée vers son institutrice de l’époque pour crever l’abcès. Heureusement pour elle, cette dernière a pris les choses en main et réussi à convaincre ses parents de lui donner accès à une éducation digne de ce nom, grâce à l’aide de l’adjoint du Ministre du Travail.

A l’origine d’un nouveau hashtag

Dans le petit village où elle habite, Rekha a eu la chance de profiter de l’enseignement d’une antenne locale de l’UNICEF. Un programme salvateur, qui lui a évité de subir le même destin que sa soeur aînée,mariée de force à l’âge de 12 ans. Depuis, la jeune femme se fait un devoir d’alerter la population sur les dangers d’une telle union et parcourt les écoles indiennes pour propager la bonne parole.

Devenue une source d’inspiration pour de nombreux Indiens, Rekha a gagné en popularité et son histoire sert même de support à un nouveau mouvement. En reprenant le titre de son livre, les internautes se mobilisent sur la toile, pour diffuser son message avec le hashtag #StrengthtoSayNo.

Un véritable buzz sur Twitter, où les utilisateurs (hommes et femmes) publient leur photo avec le désormais fameux slogan.

#StrengthtoSayNo parce qu’une femme mariée sur 5 est un enfant »

#StrengthtoSayNo parce que je ne peux toujours pas marcher seule le soir après 22h en Inde »

#StrengthtoSayNo parce que tous les enfants méritent d’avoir une excellente éducation. La démographie ne doit pas être maîtresse de ne notre destin »

#StrengthtoSayNo parce que j’ai le droit de choisir la personne avec qui je vais devoir passer le reste de ma vie »

#StrengthtoSayNo parce que le mariage est un choix personnel, ne forcez pas les enfants »

La campagne devient d’ailleurs tellement populaire que les internautes l’utilisent aussi pour faire passer d’autres messages autour de la maltraitance.

#StrengthtoSayNo aux crimes d’honneur »

#StrengthtoSayNo à l’homophobie »

#StrengthtoSayNo contre la corruption »

#StrengthtoSayNo contre l’inégalité »

Le mouvement lancé par Rekha ne semble pas près de s’arrêter et c’est tant mieux. Selon l’Unicef, 700 millions de filles sont aujourd’hui mariées de force avant leurs 18 ans dans le monde. L’Inde est le deuxième pays où est célébré le plus grand nombre de mariages d’enfants, derrière le Bangladesh.

Article d’Audrey SALLES-COOK

Source : Terra Femina

LES FEMMES AUTOCHTONES DE COLOMBIE CONTESTENT L’EXCISION


Corbis

Corbis

Pendant des centaines d’années, les Embera Chami , un groupe autochtone en Colombie , ont conservé , une pratique sacrée sexuée appelée «la guérison», qui est plus communément connue à travers le monde comme les mutilations sexuelles féminines (MSF). Aujourd’hui, ce «processus de purification  » est contestée par les femmes autochtones dans la communauté.

L’attitude dans cette région colombienne a en effet changé en 2007, quand une fillette Embera nouvelle-née est morte après son excision. Elle a été emmenée dans un hôpital de Pueblo Rico, où un médecin a remarqué que son clitoris avait été enlevé. Après un fonctionnaire local a averti les médias nationaux au sujet de cette petite fille, la Colombie est alors devenue le premier pays sud-américain à avoir un cas rapporté de l’excision.

Source : http://www.latina.com/lifestyle/our-issues/indigenous-women-colombia-defend-clitoris-fgm

Le président Obama, porte-voix de la lutte contre les pratiques traditionnelles néfastes


Le président Obama, en tournée en Afrique, notamment au Kenya déclaré :  » traiter les femmes comme des citoyens de seconde zone est une mauvaise tradition : elle vous maintient en arrière. Il n’y a aucune excuse pour les agressions sexuelles ou la violence conjugale, il n’y a aucune raison pour que des jeunes filles doivent subir des mutilations génitales, il n’y a pas de place dans une société civilisée pour le mariage précoce ou forcé des enfants. Ces traditions peuvent dater de plusieurs siècles ; elles n’ont pas leur place dans le 21e siècle « .

Extrait de l’article (en anglais) ci-dessous :

http://www.theguardian.com/us-news/2015/jul/26/barack-obama-condemns-tradition-women-second-class-citizens-nairobi?CMP=share_btn_tw