Il y a des femmes violées chaque jour dans tous les pays du monde ! Cessons de détourner les yeux de notre propre domination patriarcale


Les cultures du viol

Entre les lignes entre les mots

ax 184 couvEdito : Tenons-nous chaud, serrons-nous fort

Il en va pour l’équipe d’axelle comme pour vous : la tristesse des nouvelles nous transperce parfois, nous laisse hébétées, pantoises, vides. Ce sont des actualités ou simplement les échos de notre société, colportés par les médias, par des amis, des voisins, vécus peut-être de manière très proche. Des images du chaos s’impriment sous nos paupières, le son de l’injustice nous blesse et nous indigne. Les soubresauts de notre monde sont parfois insoutenables, ce n’est pas à vous que nous l’apprenons. Vous en connaissez, des histoires, à commencer par les vôtres. Ce n’est ni la première guerre ni la première misère.

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La dépigmentation, un fléau qui peut mener au tragique


Au grand marché de Dakar, quasiment tous les produits servent au blanchiment de la peau.
© RFI/Guillaume Thibault

En France mardi 8 décembre se sont ouvertes les Journées dermatologiques de Paris. C’est l’occasion pour les dermatologues de se pencher sur un phénomène qui touche énormément de femmes noires : la dépigmentation. De très nombreuses Africaines utilisent des crèmes ou des médicaments pour se blanchir la peau, une pratique non sans risque. Reportages.

Sur les étals du marché Niger à Conakry, nombreux sont les laits éclaircissants. Des produits bon marché vendus par des marchands non qualifiés. Il y a quelques mois, Aicha a utilisé ses crèmes. « J’ai vu mes copines utiliser le produit, raconte-t-elle. J’ai mis le produit, mais je ne me regardais même pas tellement que la peau est gâtée. J’avais plein de boutons, ça c’est brûlé. »

Au-delà des cosmétiques et des médicaments dérivés, certaines Guinéennes vont encore plus loin, explique Madame Kaba, esthéticienne : « On parle de cosmétique là. Mais au-delà de ça, on a du détergent. Des femmes qui utilisent aujourd’hui du défrisant sur la peau, des femmes aujourd’hui qui utilisent de l’eau oxygénée sur la peau, des femmes qui utilisent du papier mural pour gratter les murs pour pouvoir refaire la peinture, du ciment de construction sur la peau. C’est inimaginable ! ».

A l’hôpital Donka, la salle d’attente du dermatologue Mohamed Cissé ne désemplit pas. Il constate de nombreuses complications comme de l’acné, des champignons ou des tâches. Plus grave, des troubles des règles, de l’insuffisance rénale ou encore l’apparition de diabète. « C’est un véritable de problème de santé publique aujourd’hui et rien n’est fait, analyse-t-il. Les gens importent leurs produits du Nigeria, de la Côte d’Ivoire, mais aussi venant de l’Occident. Il est important que la législation s’y penche pour prendre les dispositions qui s’imposent pour pouvoir éradiquer ce phénomène ».

Selon les statistiques du chef de service, un quart des femmes viennent le consulter à cause des produits pour s’éclaircir la peau.

Au Sénégal, des produits en vente libre

Sur l’un des grands marchés de Dakar, les produits pour se blanchir la peau sont en vente libre. « Communément on l’appelle le khessal. Etymologiquement en wolof, ça veut dire « devenir blanche » ». Sur l’étiquette il est écrit « Lait traitant éclaircissant ». Dans les détails, on y trouve du pétrole, du bromide, de la glycérine.

« C’est quelque chose que j’aime, c’est pour cela que je veux utiliser ça. J’aime ça pour être plus belle », raconte une cliente. « Ça brûle, et ça ne s’enlève plus jamais, jusqu’à la mort », s’insurge une autre.

« D’habitude mes clients, je leur dis que ce n’est pas bon de le mettre sous le soleil, affirme un vendeur. Il faut attendre le coucher du soleil parce que si tu le mets avec le soleil, ça va cramer toute la peau. »

« Que ce soit des produits améliorés ou pas, le risque est le même, témoigne une autre femme. C’est plus que dangereux, c’est cancérigène. C’est le cancer de la peau à la longue. Donc je n’hésite pas à dire à mes sœurs : « stop ». »

Ecoutez aussi Fatimata Ly, dermatologue spécialiste de la dépigmentation, invitée d’Afrique soir ce mercredi 9 décembre sur RFI.

Chronologie et chiffres clés

Attention Arnaque !


Des arnaqueurs font signer des pétitions contre l’excision et vous délestent au passage de quelques euros… La dernière victime en date, c’était 10 euros…

Ils sont en général par deux et sévissent sur les parkings des supermarchés de France et de Navarre. Ils ont été repérés récemment prés de Lyon et de Caen.

Pour collecter des fonds sur la voie publique, ils doivent avoir une autorisation de la Mairie. Car sinon, des arrêtés préfectoraux interdisent sur tout le territoire les collectes sur la voie publique en application des articles L2212-2 et de L2215-1 du Code général des collectivités territoriales.

Vous pouvez également alerter le personnel des supermarchés.

Quoiqu’il en soit le GAMS national, comme ses antennes régionales et ses associations relais dans 8 régions françaises et ses partenaires n’organisent ni de collecte de fonds, ni de signature de pétition, dans la rue.

Si vous pouvez être généreux (-ses), en cette fin d’année, il est encore possible d’adhérer pour 2015 ou faire un don au GAMS, sur notre site internet Nous soutenir et sur Facebook, c’est le bouton Faire un don

Vous recevrez en retour, un reçu fiscal.

Grâce à la déduction fiscale de 66% (dans la limite imposée par le Code des Impôts),  un don de 10 € ne vous reviendra qu’à  3 € ; un don de 20€ ne vous reviendra qu’à 7 € ;  et ainsi de suite…

Vous aurez toujours la garantie que votre investissement reviendra directement aux premières concernées, en toute transparence.

Protégeons nos filles de l’excision et des mariages forcés !

Partagez et relayez ! D’avance, merci !

Capture d'écran d'un cours de Aliaa Gad sur les problèmes d'érection

Une YouTubeuse égyptienne bouscule les tabous sur la sexualité dans le monde arabe


Des problèmes d’éjaculation précoce aux meilleures positions sexuelles, en passant par la taille du pénis préférée chez les femmes, Aliaa Shams n’élude aucun sujet dans ses vidéos. Et les internautes en redemandent.

Aliaa Gad est diplômée en médecine de l’Université Ain Shams du Caire, avec une spécialisation en éducation sanitaire. Elle a lancé sa chaîne YouTube en 2010 pour dispenser des conseils sur la sexualité à destination du public arabophone. Le succès de ses vidéos est époustouflant.

Celle où elle parle de la taille idéale du pénis a par exemple été vue plus de 1,6 million de fois. Une autre où elle donne des conseils sur le comportement à adopter lors de la nuit de noces a été visionnée plus de 3 millions de fois.

Sur sa chaîne YouTube Afham TV (Comprendre TV) Aliaa Gad publie aussi maintenant des vidéos en anglais.

Erectile Dysfunction Vidéo qui évoque les problèmes d’érection.

« Changer les mentalités sans casser les traditions »

Quand j’étais étudiante à l’Université Ain Shams en Égypte, je me suis rendu compte qu’il y avait un manque d’information terrible sur la prévention de certaines maladies sexuellement transmissible. À cette époque [milieu des années 1990, ndlr], les chaînes satellitaires commençaient à se développer en Égypte. J’en ai contacté plusieurs pour leur présenter un projet de programme éducatif autour de ces questions. Mais je n’ai eu aucun retour.

En 2010, j’ai donc décidé de produire mes propres films éducatifs sur YouTube. J’ai acheté une vielle caméra à cinq euros et j’ai commencé à faire des vidéos très basiques sur la santé et la famille. Dans l’une des premières vidéos, j’ai parlé du dépistage du cancer du sein. J’ai eu beaucoup de retours et j’en ai été étonnée. Des femmes m’ont contactée pour me remercier et me dire qu’elles avaient pu déceler de façon précoce un cancer grâce à cette vidéo. Du coup, ça m’a beaucoup motivée. Et j’ai donc continué.

Conseils sur l’utilisation du préservatif féminin. Female Condom

Peu de temps après, j’ai parlé dans une vidéo de l’éjaculation précoce. Et là, en très peu de temps j’ai eu un million de vues, puis deux millions. Ça n’arrêtait pas, j’étais stupéfaite.

Mon travail d’éducatrice de santé m’amène à aborder des sujets aussi divers que les premiers soins, les maladies chroniques, la santé dans la famille. Mais comme j’ai reçu des milliers de demandes pour évoquer les problématiques liées au sexe, je me suis davantage investie dans ce domaine.

« Beaucoup d’internautes que disaient que leur nuit de noce avait été une catastrophe »

J’ai par exemple reçu des milliers de messages d’internautes me demandant des conseils sur la nuit de noce. Beaucoup de se plaignaient et me disaient que ça avait été une catastrophe. Dans beaucoup de régions du monde arabe, la nuit de noces est un rituel au cours duquel la femme est censée perdre sa virginité. J’ai donc réalisé plusieurs vidéo où je leur conseille par exemple de se détendre, de prendre le temps de se connaître, de connaître le corps de l’autre. Je dis aussi de déculpabiliser les hommes et leur dire qu’ils ne sont pas obligés de passer à l’acte dès la première nuit. J’explique aux internautes qu’une mauvaise expérience peut conduire à des problèmes d’érection chez l’homme, ou des cas de vaginisme chez la femme.

J’ai également fait des vidéos sur le problème de l’excision qui est malheureusement assez répandue en Égypte, alors que c’est interdit par la loi. Mais la solution de la répression proposée par l’État a conduit des gens à pratiquer l’excision en cachette. Pour ma part, je parie sur l’éducation, en expliquant de manière scientifique comment cela gâche la vie sexuelle d’une femme et parfois même met sa vie en danger.

« En Égypte par exemple, beaucoup considèrent le sexe comme honteux »

Si je reçois beaucoup de demandes autour de la sexualité, c’est bien évidemment parce que dans ces pays le sujet est tabou. En Égypte, par exemple, beaucoup considèrent le sexe comme honteux, presque comme un crime. Beaucoup d’hommes ne connaissent la sexualité qu’à travers du porno. Or je leur explique que ce sont des acteurs qui jouent la comédie et que dans la vie réelle le sexe ne se pratique pas de la même manière.

Mes vidéos sont très suivies en Égypte, au Maroc et même Arabie saoudite. Mais cela ne veut pas dire que je suis toujours la bienvenue dans ces pays. En mars dernier, j’ai étéinvitée par une chaîne saoudienne à participer à un débat en duplex à l’occasion de la journée de la femme. Le sujet ne concernait pas du tout la sexualité, je devais uniquement parler de la participation de la femme dans la vie politique. Pourtant, j’ai été violemment attaquée sur les réseaux sociaux. J’ai reçu des milliers de messages d’insultes sur Twitter. Un internaute a même dit que le symbole féminin qui apparaît sur mon site était le signe des francs-maçons. La chaîne saoudienne a été obligée de supprimer l’émission de son site Internet après cet incident.

« Le sexe est une belle chose et qu’il ne faut pas avoir honte d’en parler »

Même si je cherche à changer les mentalités autour de sexualité dans le monde arabe, je ne cherche jamais à casser les traditions locales. Par exemple, je ne conseille jamais aux gens d’avoir des relations sexuelles avant ou en dehors du mariage. Je cherche juste à transmettre le message selon lequel le sexe est une belle chose et qu’il ne faut avoir honte d’en parler et de le pratiquer.

 Par  Aliaa Gad
 Source :  Observer France 24

« Touche pas à ma sœur » Guinée-Conakry


A l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes dans le monde qui a eu lieu le 25 novembre dernier,les féministes de la Guinée ont réagi via les réseaux  pour dire « stop ,touche pas à ma soeur « .

-Quel est le but du mouvement  » touche pas a ma soeur » ?

Éradiquer les mariages précoces,l’excision et les violences faites aux femmes. Voici les objectifs ambitieux de l’initiative du mouvement «Touche pas à ma sœur» qui, selon les femmes féministes , se banalisent en Guinée Conakry.

Devenu aujourd’hui une « Grande cause nationale »,le mouvement féministe a exposé l’enjeux de la lutte contre les violences à l’encontre des femmes .Elles appellent plus que Jamais :

-A une prise de conscience de toute la société face aux violences faites aux femmes

-A des actions de prestations et de sensibilisations des ensembles des acteurs de la société civile

– Et en conséquence,à un ensemble de moyen cohérents,pérennes et d’envergure pour lutter contre la violence faite aux femmes.

 Selon Khady Diop du mouvement « touche pas à ma soeur « <<Chaque citoyen doit s’engager dans ce combat ,en sensibilisant ses proches, en se mobilisant également pour obtenir des pouvoirs publics le renforcement de la politique de lutte contre la violence aux femmes >>.

Mamche Diallo, est animatrice chez nostalgie Guinée et membre de l’association des femmes féministes de  Guinée ,elle s’est exprimée via les réseau sociaux pour apporter son soutient aux femmes du monde entier:<<une femme sur trois est victime de violence dans le monde ,brisons le silence et indignons nous,encourageons les victimes à porter plainte. Changeons le regard de la société parce que nul ne mérite d’être torturé ,brutalisé ou violé. soyons  la voix des sans voix>>

Par la même occasion ,ces  femmes militantes ont exprimés leurs mécontentements à l’égard de leurs concitoyennes. <<vraiment déçut de voir des femmes se mobiliser pour les festivités de mamaya, mais quant il s’agit de lutter pour nos droits, on ne voit qu’un petit groupe >> explique yali  Bobo, membre du collectif « End violence against Women ». 

Leur page Facebook

Le GAMS est partenaire de l’enquête scientifique réalisée actuellement auprès des victimes de violences par l’Institut national d’études démographiques (Ined) . Vous êtes ou vous avez été victime de violences ? Répondez à l'enquête https://goo.gl/kUBk8a

Enquête sur les Violences faites aux Femmes – Merci de répondre au questionnaire !


Le GAMS est partenaire de l’enquête scientifique réalisée auprès des victimes de violences par l’Institut national d’études démographiques (Ined). L’enquête concerne toutes les personnes victimes de violences faites aux personnes (en dehors des accidents ou d’atteintes aux biens) âgées de 18 ans ou plus qui consultent les sites des associations d’aide aux victimes de violences. Elle s’intéresse aux conséquences de ces violences sur les parcours de vie et la santé des victimes quels que soient la nature des violences (verbales, psychologiques, économiques, physiques, sexuelles), leur moment de survenue (enfance, adolescence, âge adulte) et leur cadre de survenue (familial, conjugal, professionnel, scolaire, ou des études). Cette enquête aidera à la mise en place de politiques publiques en matière de protection et de santé.

Toutes les situations doivent être prises en compte pour refléter la diversité des situations des victimes de violences faites aux femmes, et ce même, pour les violences spécifiques, comme les mutilations sexuelles féminines et/ou les mariages forcés. Pour la richesse et la qualité des résultats, la participation de toutes les victimes est donc importante.

Si vous-même vous n’êtes heureusement pas victime, mais que vous connaissez des victimes, n’hésitez pas à relayer l’enquête. De même, si vous êtes une association qui accueille des femmes victimes de violences, partagez et relayez le questionnaire !

Pour participer à cette enquête, rendez-vous sur le site www.ined-victimes.fr. Ce site vous permet d’accéder au questionnaire, et contient des informations supplémentaires sur l’enquête : thèmes abordés, confidentialité, équipes de recherche…

D’avance, merci !