Bonne nouvelle : les pratiques évoluent dans la communauté Massaï


Dans la culture Massaï, les mutilations génitales féminines (MGF) sont considérées comme un rite de passage à l’âge adulte et leur pratique est courante.

Lorsqu’elle a atteint l’âge fatidique de 7 ans, celle qui deviendra la Dre Kakenya Ntaiya a réussi à négocier avec son père : elle accepterait d’être mutilée seulement en l’échange de la permission de retourner à l’école. Son père a accepté et Ntaiya a finalement obtenu un doctorat en sciences de l’éducation.

Ce diplôme lui a permis de fonder une école et cette fois encore, elle pose des conditions quand il s’agit d’inscrire des élèves féminines : aucune fille ne sera mutilée, et aucune ne sera mariée avant d’avoir terminé ses études secondaires. A force de dialogue et de pédagogie, elle arrive à rallier les parents à sa cause.

Grâce à un travail de sensibilisation et au développement de pratiques alternatives, les taux de MGF ont baissé au Kenya. Elles sont peu à peu remplacées par un autre type de rite de passage, où les jeunes filles reçoivent des cadeaux et apprennent des danses, des chants et leur futur rôle de femme. Espérons que cette évolution vers des rites de passage qui respectent l’intégrité et la santé des filles se répande dans d’autres cultures.

Traduction en français et synthèse Pauline ARRIGHI, pour la Fédération nationale GAMS http://www.federationgams.org

Source : https://www.globalcitizen.org/en/content/good-news-how-fgm-practices-are-changing-among-the/

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